Call of Duty Black Ops 2 TEST (mis à jour)

Le meilleur de la série !

Cordis Die, une organisation terroriste dirigée par un certain Ménendez, Cubain né de la Guerre froide et qui garde une rancoeur tenace contre les pays riches ; Woods et Mason de retour dans un scénario débutant quelques années après Black Ops ; Le fils de Mason dans une histoire se terminant dans un futur proche (2025) : Voici en subtance le synopsis de ce Call of Duty : Black Ops 2. Le huitième épisode du jeu le plus attendu et le plus vendu chaque année depuis maintenant cinq ans. Et si le terme n'était pas totalement galvaudé, nous parlerions volontiers de l'épisode de la maturité et de la consécration pour Treyarch.


Comme on s'en rend compte aux commentaires qui suivent cet article et devant la recrudescence de vols de sac à main dans les salles, ce test suscite la polémique.

Afin d'être totalement transparent, je confirme qu'en effet, le testeur du jeu a été par le passé salarié d'Activision, qui édite le jeu Call of Duty. Comme il ne travaille plus pour cet éditeur depuis 1 an, nous avons estimé qu'il n'y avait pas ou plus de conflit d'intérêt et qu'au contraire, sa connaissance du jeu lui permettrait d'en faire une meilleure évaluation.

J'affirme ici que ce test a été effectué sur Xbox 360 dans les conditions habituelles et qu'il ne s'agit en aucune manière d'un article de complaisance. La note de 9 sur 10 reflète le ressenti du testeur et non pas une quelconque subordination à son ancien employeur.

Comme souvent sur eurogamer, ce jeu fera l'objet d'un autre test pour la version PC. Ce test sera confié à un autre journaliste. Le premier qui en conclu que « justement c'est louche », je le découpe en rondelles.

Cyrille « Moulinex » Baron, Rédacteur en chef.

Ne cherchez pas, vous n'en apprendrez pas plus sur le scénario dans les lignes suivantes. Pourquoi ? Parce qu'un Call of Duty ne se raconte pas, il se vit, se ressent, se découvre. D'autant plus cette fois les développeurs ont fait un boulot absolument énorme en la matière. Car cette année, c'est dans un domaine où on ne l'attendait plus que ce Call of Duty Black Ops 2 nous a surpris, même étonné, voire conquis. Le mode solo propose ce qui se fait de très loin de plus abouti pour la série. Il n'est pas question ici de dévoiler ne serait-ce qu'une once du scénario, tant il est important de le découvrir point par point.

Il faut bien reconnaître d'ailleurs que les niveaux dans le futur donnent un sacré coup de vieux aux autres. On ressent même que les développeurs se sont bien plus éclatés sur les premiers et ont parfois un peu bâclé les seconds...

Celui-ci offre quelques embranchements et choix plus ou moins moraux qui vous mèneront vers l'une des 6 fins prévues par Treyarch. Pour les avoir toutes vues, nous pouvons confirmer que non seulement la plupart est plus qu'intéressante, mais qu'elles offrent même différentes expériences de jeu. Même si globalement vous jouerez tous au même Call of Duty, vous ne profiterez pas tous de la même histoire.

En effet, certains personnages principaux vivront ou mourront. Leur sort est loin de déprendre d'un choix manichéen. Une option prise au 6e niveau aura des répercussions importantes au 9e. Mais le plus fort c'est que vous ne remarquerez même pas ces ficelles, tant la cohérence narrative est efficace. C'est en refaisant le jeu et en effectuant donc d'autres choix que vous vous en apercevrez. Si on rajoute à cela un système de «challenges» (10 par niveau) vous comprendrez pourquoi, pour la première fois de la série, il existe une grande motivation à refaire le mode solo et ce, au moins à partir de la moitié du jeu. Cette séquence, véritable pivot scénaristique, propose le premier choix à faire. Le plus amusant c'est que vous n'y verrez même pas les autres options... Et pourtant !

Ce qui nous amène à la principale qualité de Call of Duty Black Ops 2, surtout comparé à Modern Warfare 3. Car, là où son prédécesseur proposait un rythme intense de A à Z sans fioriture ni nuances, cet épisode se révèle beaucoup mieux construit. À l'instar de Black Ops premier du nom, cet opus propose une alternance de combats massifs et haletants avec des missions un peu plus calmes, mais empreintes d'une ambiance à couper au couteau comme lorsqu'il s'agit d'espionner le chef du Cordis Die au coeur d'une base terroriste. Toujours plus hollywoodienne, la série atteint ici une sorte d'apogée en la matière !

Pourtant, tout ça ne commence pas sous les meilleurs auspices. En effet, le premier niveau en Angola se révèle être un supplice pour les yeux et son gameplay est inintéressant. Mais très rapidement, dès le second et surtout le troisième niveau, on est rassuré sur les intentions et le savoir-faire de Treyarch. Les niveaux s'enchaînent nous transportant de la Guerre froide au futur proche et géographiquement, entre autres, des îles Caïmans jusqu'en Birmanie pour une fin en apothéose à Los Angeles et Haïti.

Le passage d'une période à une autre offre tout un éventail d'armement, allant de l'AK47 au fusil sniper à impulsion (ultra jouissif). Il faut bien reconnaître d'ailleurs que les niveaux dans le futur donnent un sacré coup de vieux aux autres. On ressent même que les développeurs se sont bien plus éclatés sur les premiers et ont parfois un peu bâclé les seconds... Cependant, même si techniquement, le jeu est moins bien fignolé que Modern Warfare 3 et aurait pu bénéficier d'un mois supplémentaire de chasse aux petits bugs, cela n'altère en rien le plaisir intense et immense né de cette succession de situations. Une fois que vous aurez enfilé un flying suit, chevauché dans les plaines d'Afghanistan ou piloté un avion de chasse, vous aurez compris pourquoi Call of Duty Black Ops 2 offre une expérience pleine et efficace.

Un peu moins originale, mais tout aussi aboutie, la partie « Zombie » se voit adjoindre cette année de deux autres modes de jeu. En plus du classique « Survival » où il s'agit juste de résister jusqu'à 4 en coopération à des vagues de zombies de plus en plus massives sur une carte, nous saluons l'arrivée de « Tranzit » et « Grief ». Le premier propose de survivre là aussi jusqu'à 4 en coopération à des vagues de zombies sur les 3 maps du jeu, dans une organisation à peine scénarisée. Le second propose de survivre, toujours jusqu'à 4 en coopération, toujours face à des vagues de zombies, toujours de plus en plus massives, mais en affrontant aussi une autre équipe.

Pour l'emporter, il suffit d'avoir au moins un des membres de son groupe encore debout à la fin d'une vague, alors que tous les combattants adverses sont blessés ou morts. Il faut bien l'avouer, ce dernier mode ne fonctionne pas vraiment tant les interactions entre les deux formations sont quasi inexistantes.

En savoir plus sur Call of Duty: Black Ops 2

Le problème, c'est que finalement, avec « Tranzit », « Survival » ou « Grief », on a l'impression de jouer au même mode. Ce ne sont pas les quelques ajouts dans le premier qui vont changer quelque chose. Mais là, nous faisons la fine bouche, car il faut tout de même saluer les efforts et l'ajout de toute cette partie de Call of Duty Black Ops 2, véritable marque de fabrique de Treyarch et qui offrira plusieurs heures de jeu supplémentaires par rapport au solo et au multijoueur et ce, sans passer par la case DLC.

Enfin, comme nous l'écrivions il y a quelques mois, le multijoueur de Call of Duty Black Ops 2 ne propose pas beaucoup de nouveautés. Les modes multijoueur se répartissent donc en 3 groupes : Core, Party et Combat Training. Rien de réellement nouveau à ce niveau-là. Le premier, retenez votre respiration, comprend : Team Deathmatch, Fight For All, Domination, Demolition, Headquarters, Capture the Flag, Search and Destroy ainsi que deux petits nouveaux : multi-équipe et Hardpoint. Le premier permet d'opposer 3 équipes dans un mode team-deathmatch qui prend toujours plus une forme de grand bordel incontrôlé. Le second est une sorte de roi de la colline avec un point précis à défendre changeant de manière aléatoire au fur et à mesure du temps qui passe.

Call of Duty : Black Ops 2 - Vidéo

De son côté, Party Game regroupe sous une nouvelle dénomination les Wager Matches de Black Ops : Gun Game, One In the Chamber, Sharshooter et Sticks and Stone. Nul besoin donc de les présenter de nouveau. Vous les avez aimés, détestés ou ignorés. Cette année le résultat devrait être le même. Combat Training propose 3 niveaux différents accessibles en fonction de l'évolution de votre level en multijoueur. Chacun d'entre eux donne accès à de plus en plus d'éléments de customisation. On se retrouve donc avec une sorte de didacticiel complet et évolutif du multijoueur.

En revanche, nous pouvons confirmer que le nouveau système de création de classe fonctionne parfaitement bien. Baptisé « Pick 10 », Il nous a même définitivement séduits. Il permet de créer le combattant ultime en ne tenant compte que du fait que nous disposons de 10 emplacements. Après 3 heures de jeu, nous avons pu constater que le système se révèle simple, efficace et intuitif tout en offrant une multitude de possibilités. À chaque passage de niveau, de vrais choix sont proposés en matière de déblocage d'éléments (armes, perks, attachements...).

N'oublions pas, les « custom games », le Prestige, les challenges, l'éditeur d'emblèmes, le COD casting et l'énorme effort fait pour l'E-Sport. l'aspect social renforcé et les nouveautés du mode théâtre. Mais afin de pouvoir vous proposer des informations plus précises nous reviendront sur tous les aspects multijoueur dès que nous aurons pu avoir accès sur une longue période à la formidable foire d'empoigne mondiale que promet ce Call of Duty Black Ops 2.

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