Silent hill : Book of memories TEST

Détour mortel ?

Contrairement à Metal Gear et sa HD Collection, sur Vita comme sur PS3, Sillent Hill n'est pas passé par la case portage. La série phare d'horreur de Konami  préfère prendre un nouveau chemin en se tournant vers une version hack and slash, bien loin des sentiers oppressants et brumeux auxquels nous sommes habitués. Ce virage inhabituel en périphérie de Silent Hill est-il de bon augure ?


Pour mélanger un peu plus les cartes, l'histoire de Silent hill : Book of memories ne nous propose pas la mise en avant d'un protagoniste unique et torturé dont la série a le secret, mais d'un étudiant à créer de toutes pièces. Gothique, sportif, rat de bibliothèque ou BCBG sont quelques un des looks types d'ado disponibles. Si ces choix ne sont finalement que peu nombreux et n'influent pas sur le gameplay, différents accessoires se verront proposés par la suite dans les échoppes disséminées dans les niveaux pour parfaire son apparence.

Une fois créé, notre personnage est rapidement mis en scène dans sa petite chambre d'étudiant. Howard, le postier énigmatique à la voix de baryton issu de Downpour, apparait alors et délivre un colis en provenance de Silent Hill. Le paquet contient un gros livre consignant toute la vie de notre avatar, rien que ça. Réécrire sa propre histoire en changeant quelques passages devient soudainement possible en plongeant littéralement dans l'épais bouquin. Mais à quel prix ?

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Silent hill : Book of memories se découpe alors en une série d'univers distincts, liés aux personnages clefs de notre passé. Chaque monde se divise en 3 niveaux garnis de monstres et de pièges avec un gros boss à l'arrivée. Une fois ce monstre vaincu, notre avatar constate que son passé a réellement été modifié aux dépens d'un autre, avant de passer au suivant.

Le jeu se corsant assez rapidement au bout de quelques niveaux, le scénario qui se dévoile dans le désordre et par petits morceaux passe d'autant plus au second plan, laissant beaucoup de place à l'action.

Si cette histoire démarre sur une base plutôt intrigante, les moments difficiles de la vie de notre avatar et surtout de ses antagonistes sont clairement sous exploités. Seules quelques feuilles volantes et retransmissions auditives permettent de survoler notre mémoire fragmentée. Et cela donne finalement assez peu de relief à l'intrigue générale. Dommage. Le jeu se corsant assez rapidement au bout de quelques niveaux, le scénario qui se dévoile dans le désordre et par petits morceaux passe d'autant plus au second plan, laissant beaucoup de place à l'action.

Pour pimenter chaque parcours, Valtiel, le gardien géant, propose de petits défis sous forme d'énigmes, avec un objet bonus à la clef à récupérer en fin de parcours. Ces défis s'articulent généralement autour d'un monstre caché plus coriace à abattre ou d'objets à glaner dans un temps imparti. Et comme la partie scénaristique s'éclipse d'elle-même, la tendance hack and slash de Silent hill : Book of memories s'impose assez naturellement.

Silent Hill : Book of Memories - Trailer - Vidéo

Puisant dans les canons du jeu de rôle classique avec ses points d'XP et ses statistiques, cette facette inattendue du titre en devient presque captivante, si l'on exclut les temps de chargements rébarbatifs au départ de chaque niveau. Chacune des zones est remplie d'épreuves, de clefs, de trésors, d'objets et surtout de pièces de puzzles à collecter afin de résoudre l'énigme permettant de passer à la zone suivante.

Mais cela serait trop simple si ces dédales n'étaient pas garnis d'une panoplie de monstres bien coriaces issus du bestiaire de Sillent Hill. Infirmières défigurées, chiens décharnés à deux têtes, sangsues géantes, revenants, et autres bestioles en tout genre sont là pour nous tenir compagnie entre deux couloirs. Des monstres bien plus coriaces comme le boucher ou la tête de pyramide sont aussi de la partie pour dilapider tous nos points de vie en quelques coups ravageurs.

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Pour leur faire face, des armes en tout genre apparaissent au fil des niveaux. Planche en bois, barre de fer, pistolet, couteau, ou fusil à pompe font partie des ustensiles de base pour survivre dans Silent hill : Book of memories. En progressant, on passe alors aux choses plus sérieuses une fois équipé d'épée enflammée, de katana, de mitrailleuse ou d'un bon lance-flammes. Les monstres étant plus ou moins sensibles à certaines armes, connaitre leurs points faibles devient le meilleur moyen d'en venir à bout sans trop de bobos, ni trop de casse.

Les armes de frappes s'usent avant de tomber en morceaux. Les armes à feu demandent constamment à être rechargées. Une fois à court de munitions, on peut toujours frapper avec, mais elles finissent aussi par se briser. Toutes ces armes ne sont pas pour autant vouées à la casse si l'on possède des outils de réparations, plutôt que se retrouver à mains nues face à des monstres gluants ou corrosifs.

Gérer rigoureusement son stock d'objets et d'armes distribuées au compte goutte est un élément capital du jeu, car progresser les mains vides ne fait qu'augmenter la difficulté. Trouver les magasins pour refaire le plein ou la salle de sauvegarde pourra s'avérer salvateur dans pas mal de situations. Pour compléter le tableau, il existe une panoplie d'objets à dénicher pour augmenter ses capacités.

Enfin, des pouvoirs spéciaux sont aussi de la partie à l'image de la barre de sang et lumière en haut à droite de l'écran. Celle-ci permet de lancer des sorts de soins ou d'attaques sanguinaires, via le pavé tactile arrière de la machine. Les taches de sang ou de lumière laissée par les monstres ainsi que les pièces hantées sont là pour fournir de l'énergie et basculer d'un côté ou de l'autre de cette balance karmique.

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