Dans un entretien paru sur Venture Beat, Cevat Yerli, le big-boss de Crytek, fait part de sa volonté d'orienter les produits du studio vers un modèle free-to-play. Yerli précise que le développement du soft Warface, un FPS free-to-play s'inscrit dans cette optique : « Il y a cinq ou six ans, nous avons souhaité marier la qualité triple-A avec le modèle économique du free-to-play ».
Un modèle voué à s'imposer et sur lequel Crytek se taillera une belle part de gâteau explique Yerli : « Dans deux ou trois ans, les jeux F2P n'auront rien à envier aux jeux classiques. « Et nous sommes préparés pour dominer ce marché. On a quelques jeux traditionnels sur consoles en réserve, mais nous envisageons le free-to-play aussi sur consoles. »
Et Crytek compte sur sa plateforme sociale en ligne, Gface, pour fédérer les gamers et attirer les éditeurs tiers afin de mettre à disposition un large catalogue de jeux free-to-play.
« Nous allons passer de développeurs à une compagnie de services, et nous allons offrir une plateforme, Gface, à tous les développeurs qui souhaitent l'utiliser. Si nous pouvions lancer nos jeux sur une plate-forme qui existe déjà en obtenant les mêmes résultats, nous n'aurions pas créé notre propre plate-forme ».
« Nous sommes convaincus que notre plate-forme a certaines particularités qui rendent nos jeux meilleurs. C'est pourquoi nous avons l'intention d'offrir ce service à des tiers. "
Pour autant, Crytek n'arrêtera pas de faire des jeux : « Nous allons ouvrir cette voie et voir comment cela se déroule. Nous resterons quoi qu'il arrive une entreprise qui crée des jeux vidéo. »
En attendant de se mettre totalement au free-to-play, Crytek devrait donc continuer à réaliser des jeux traditionnels, au premier rang desquels Crysis 3, qui sortira le 21 février sur PC, Playstation 3 et Xbox 360.
