Test - S.T.A.L.K.E.R. : Shadow of Chernobyl

Un FPS radioactif !!!

Bonne nouvelle pour tous les fans de FPS, S.T.A.L.K.E.R. est enfin sorti, et ce n’est pas la peine de le cacher, pour nous : c’est une vraie claque ! Il aura pourtant fallu attendre pas loin de cinq ans pour enfin découvrir ce second vrai FPS développé par les ukrainiens de GSC Gameworld, un studio plus connu pour ses jeux de stratégie temps réel (Cossacks, American Conquest…) que pour ses jeux d’action. Pourtant, en 2001, ses développeurs signaient Codename Outbreak, l’un des derniers titres publiés par Virgin et qui laissait entrevoir un certain talent notamment en matière de moteur 3D…

Et oui, le monde du jeu vidéo peut désormais faire le deuil de l’une de ses arlésiennes préférées. Après de nombreuses années d’attente, S.T.A.L.K.E.R. est disponible ! Certes, nous vous avons déjà longuement parlé ces derniers mois de ce titre maintes fois présenté à l’E3 - la défunte grande messe californienne du jeu vidéo - et toujours repoussé. Voici donc qui est fait : S.T.A.L.K.E.R. n’ira pas rejoindre Duke Nuken Forever au panthéon des titres que tout le monde attend mais qui ne sortent jamais ! Reste maintenant la question que tout vrai fan de jeu PC se pose : cela valait-il le coup d’attendre toutes ces années ?

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Franchement : oui, oui et encore oui, et que ma carcasse radioactive pourrisse dans la cave d’une usine désaffectée de la banlieue de Pripyat si je vous raconte des bobards. Certes, on pourra toujours pester sur des ralentissements qui parfois viennent freiner l’ardeur des PC les plus puissants ou encore quelques petits bugs qu’un premier patch vient tout juste de colmater, cependant ces quelques défauts pèsent bien peu face à ce phénoménal FPS hors norme qui vous emportera dans une aventure somme toute assez marquante...

Premier point : survivre !

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S.T.A.L.K.E.R. n’est pas un FPS comme les autres. Accros d’action violente et décérébrée à la Quake ou à la Unreal en quête de montées d’adrénalines boostées à coup de lance-roquette, passez votre chemin ! Dans S.T.A.L.K.E.R. on prend son temps. Pas forcément pour admirer le paysage des alentours de la tristement célèbre centrale de Tchernobyl en 2016, déglingué par deux catastrophes nucléaires, mais surtout parce qu’il s’agit de survivre. L’environnement est vraiment hostile et le moindre faux pas peut transformer en deux secondes n’importe quel Rambo en un toast aussi calciné que celui que mon grille pain a goulument avalé ce matin. S.T.A.L.K.E.R. est une vraie claque propre à réveiller les vieux routier du genre qui ronronnent depuis quelques années sur des jeux Seconde Guerre mondiale scriptés ou des titres nerveux mais dotés de scénarii qui feraient passer le dernier Van Damme pour une œuvre aussi marquante que Guerre et Paix. Il s’agit d’un véritable survivor FPS basé avant tout sur une ambiance incroyable et qui intègre une bonne dose de jeu d’aventure.

L’action de S.T.A.L.K.E.R. se passe donc en 2016, vingt ans après l’explosion du réacteur numéro trois de la centrale ukrainienne qui a failli transformer la moitié des européens en mutants fluorescents et dix ans après une seconde catastrophe (fictive celle-là...) qui a valu à la zone d’être totalement bouclée par l’armée. Ce territoire est sillonné par des mutants de tous poils, des militaires souvent vindicatifs soucieux de protéger leurs secrets et des chasseurs de prime (les Stalkers) venus chercher fortune en pourchassant leurs congénères et en collectant toutes sortes d’objets.

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C’est précisément l’un de ces personnages que l’on incarne dans le jeu. Un gars amnésique, un peu patibulaire, surnommé le Tatoué et retrouvé vivant dans un camion de transport de cadavres mystérieusement accidenté. La seule chose dont il se souvient c’est qu’il doit trouver et tuer un autre Stalker appelé Strelok. Cette enquête est un véritable fil rouge qui vous mènera de la zone de départ à la centrale de Tchernobyl et à l’une des sept fins du jeu au travers d’un territoire de 30 km2 entièrement modélisé d’après de véritables relevés de terrain. La zone ressemble à un couloir un peu large dans lequel on peut progresser presque librement. L’accès à certains secteurs n’étant toutefois possible qu’une fois équipé d’un matériel spécifique ou après avoir réussi des quêtes particulières en général liées à la traque de Strelok.

Deuxième point : toujours survivre !

Bon, passé la cinématique d’intro, c’est là que les choses se compliquent. Ne comptez pas trop sur moi pour vous parler du scénario du jeu, ce serait vraiment dommage de l’éventer. Un peu comme si vous découvriez Alien au cinéma et que votre voisin passe son temps à vous raconter ce qui va se passer chaque fois qu’une scène commence. Découvrir l’intrigue de S.T.A.L.K.E.R. ça se mérite ! D’autant que si comme moi vous êtes du genre à explorer tous les recoins de la zone et à essayer de faire le plus de quêtes possible pour améliorer votre équipement cela vous prendra plus d’une cinquantaine d’heures de jeu. Un véritable record pour un FPS quand on sait que la plupart des titres récents se bouclent en une dizaine d’heures.

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Mais revenons aux choses qui se compliquent. Passé l’intro donc, on se retrouve avec un petit pistolet ridicule, une poignée de balles, une paire de jumelles, une lampe torche et ses premières missions en poche. Et autant le dire tout de suite, équipé de la sorte, c’est pas de la tarte ! D’ailleurs, ça ne le sera jamais, surtout à cause des munitions qui constituent probablement la denrée la plus rare du jeu. En effet, le problème n’est pas forcément de trouver des armes, c’est surtout de récupérer les munitions qui correspondent. Vous verrez comme c’est sympa enfin de trouver un vrai fusil de sniper après de longues heures de jeu à essayer de faire des cartons au jugé avec une pauvre kalachnikov… et de ne réussir à ramasser qu’une dizaine de balles ! En bref, l’impression que nous avions lors de la preview du jeu se confirme, non sans un certain plaisir dans la version finale.

Vous aurez donc souvent à vous demander si l’ennemi potentiel qui se trouve en face de vous vaut la peine de gâcher quelques cartouches. Certes, on peut toujours jouer les psychopathes et y aller au couteau, mais l’approche est plus que risquée. Certaines denrées dans S.T.A.L.K.E.R. sont donc rares et précieuses et il faudra notamment attendre quelques heures de jeu avant de commencer à s’équiper correctement. Le problème bien évidemment, c’est que plus l’on avance vers la centrale de Tchernobyl et plus vos ennemis deviennent retors.

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