Burnout Dominator

Burnout entame un retour aux sources sur PSP.

Dans le temps, les jeux de la série Burnout avaient pour seul but la conduite rapide, à la limite des possibilités. Il s’agissait littéralement de brûler de la gomme : une interminable succession d’accélérations et de courbes périlleuses tout au long d’un tracé exigeant. Le troisième opus de la série s’éloigna de cette vitesse pure pour présenter un mélange de stock-cars et de violence mécanique au ralenti. C’était une approche différente, et tout aussi divertissante. Burnout Dominator, en revanche, opère un certain retour en arrière. Tout en reprenant certains éléments de Takedown, il revient aux sources de la saga, et le résultat de ce mix est plutôt réussi.

La disparition du mode Crash fera sans doute grincer des dents, et elle donne à Dominator un aspect quelque peu « dénudé » par rapport aux versions précédentes. Mais elle rend également le titre plus dense et plus structuré. D’ailleurs, la mentalité autos tamponneuses n’a pas disparu pour autant : on peut toujours envoyer ses rivaux dans le décor, ne serait-ce que pour le fun, quand il ne reste plus que ça à faire avant d’aller dans le mur. Mais c’est bel et bien l’accélération pure qui est au centre du jeu, avec au final la sensation de vitesse la plus intense jamais vue sur PSP.

Si l’on ajoute à cela le style de conduite en dérapage permanent, façon OutRun, et un mode World Tour qui divise le jeu en une succession de défis très stimulants, on obtient un produit étonnamment réussi, surtout si l’on considère qu’il s’agit certainement pour l’éditeur d’un amuse-bouche avant la sortie, plus tard dans l’année, de Burnout 5.

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Même si les crashs ne sont plus au centre du jeu, ce ne sont pas les occasions de froisser de la tôle qui manquent.

Le World Tour s’articule autour de sept classes de véhicule. Chaque classe est déverrouillée en relevant une succession de défis, ces derniers pouvant prendre la forme d’une course classique ou d’un objectif spécifique : éliminer un certain nombre d’adversaires, engranger des points en accumulant les prouesses, etc. L’enchaînement de ces défis suit, on le suppose, une certaine logique. Hélas, cette logique se perd dans les méandres d’une interface obscure et d’un système de menus filandreux, comme les affectionnent les ados d’aujourd’hui, accro aux sucres rapides et à Internet.

Ladite interface a ce côté déroutant propre à celles des jeux orientés vers les kids. Des bulles d’info surgissent un peu partout, pour vous signaler que la musique d’ambiance est signé Avril Lavigne, ou quelque obscur groupe Metal, ce qui a le don irritant de masquer l’interface. L’écran grouille d’éléments épars et de messages vous indiquant à la volée ce que vous pouvez déverrouiller, ce que vous allez faire ensuite… Divers éléments peuvent être déverrouillés au fil du jeu, ce qui conduit parfois à un trophée. Mais on peut aussi déverrouiller un événement « preview ». Le hic, c’est que je ne sais toujours pas ce que ça veut dire, même après en avoir déverrouillé deux ou trois cent mille. A en juger par mes tentatives pitoyables, il doit s’agir d’un moyen d’accéder à l’avance à une voiture surpuissante.

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Pousser un adversaire à la faute au bon moment permet de déverrouiller des raccourcis.

Ce qui remet en question mes aptitudes de testeur à bien des égards… Ceci dit, rien à dire sur la qualité des courses que l’on devine sous les grigris dynamiques des menus. D’un point de vue graphique, Dominator n’a rien de bouleversant, mais même avec ces voitures sans grâce, la sensation de vitesse est sans équivalent sur cette plate-forme, et les circuits sont tous d’une grande qualité. Le plus réussi restant la façon dont le jeu met à contribution vos qualités de pilote, en grande partie grâce au retour du mode burnout. La conduite dangereuse (slalomer au milieu du trafic, éliminer les adversaires, déraper dans les virages) remplit peu à peu une jauge. Si vous attendez que cette jauge soit remplie, puis déclenchez l’accélération et continuez à conduire dangereusement à pleine vitesse (en slalomant au milieu du trafic, en éliminant les adversaires, en dérapant dans les virages), vous disposerez continuellement du boost tant que vous prenez des risques.

8 / 10

Comment nous attribuons nos notes Burnout Dominator Dave McCarthy Burnout entame un retour aux sources sur PSP. 2007-06-08T17:23:00+02:00 8 10

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