Test - Prototype
Virus meurtrier pour jeu mortel
Si vous n'avez pas étanché votre soif de destruction avec Red Faction Guerilla, voici sans doute le jeu qui finira de vous calmer. Mais pas simplement au niveau de votre envie de tout péter. Prototype comble de joie à tous les niveaux : technique, narratif, visuel… Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu quelque chose d'aussi complet. A tel point que j'ai terminé le jeu, ce qui n'arrive que trop rarement, malheureusement, faute de temps. J'y ai flingué mon week-end. Le traditionnel barbecue a été remplacé par du découpage de zombis, de flics, de civils innocents : ainsi, pas de jaloux.
Je préfère commercer par une précision : ce jeu est estampillé 18+. Ce n'est pas pour rien. J'ai en général le coeur bien accroché. Là, j'ai trouvé certaines séquences, in-game ou dans les cinématiques, plutôt extrêmes. Voilà, ça y est, j'ai réussi à capter l'attention des moins de douze ans. Salut les Kévin !
En général, histoire de planter le décor, à ce niveau d'un article, je suis censé vous parler de l'histoire. Et là, c'est la première grosse difficulté. Les auteurs ont opté pour deux, voire trois narrations parallèles. En surface, c'est très simple. Vous incarnez un super héros (la définition du terme héros doit cependant être prise avec des pincettes ici), Alex Mercer. Toute l'histoire se déroule à Manhattan. Un virus s'est répandu et les militaires font ce qu'ils peuvent pour le contenir. On ne peut pas dire qu'ils fassent dans la dentelle : exécution de civils en cas de doute, utilisation d'armes dévastatrices… C'est tout ? En surface, oui.
Tout ne commence pas parfaitement bien pour Alex…
Dans les cinématiques, d'autres petites choses apparaissent : les intentions des militaires, les quelques connaissances d'Alex. Mais il y a encore autre chose. Parmi les nombreux pouvoirs que possèdent Alex, il y a l'assimilation. Je reviendrais sur le concept plus tard. Sachez seulement qu'il est possible de vous emparer de quelqu'un, prendre son apparence et certains de ses souvenirs. Parmi les centaines de milliers d'habitants de Manhattan que l'on croisera inévitablement, un peu plus d'une centaine (130 si ma mémoire est bonne) ont des souvenirs qui concernent le héros. Chaque souvenir est un noeud qui s'imbrique dans une histoire globale. Une des images du test devrait reprendre la présentation des connexions entre les nœuds. Cela ressemble beaucoup à un système neuronal.
Grâce à cette présentation du scénario qui n'a rien de linéaire disséminé dans tous ces petits souvenirs de personnages que vous aurez froidement assassinés, vous comprendrez que la géniale histoire d'Alex Mercer commence 40 ans plus tôt. Les scientifiques jouent aux apprentis sorciers et les militaires sont déjà là. Je vous l'accorde, l'histoire peut vous faire penser à plusieurs choses déjà vues ; mais cette façon de la raconter est tout bonnement sublime. Je n'ai rien vu d'aussi bien depuis les aventures de la famille Gothic dans les Sims. Nan, je déconne, je n'ai jamais rien vu d'aussi bien.
…Mais ça tombe bien, il est plutôt du genre rancunier.
Le joueur doit faire l'effort de comprendre les connexions, les différentes histoires. Vous souvenez-vous de Taken de Spielberg (Disparitions en français je crois). J'avais toujours l'impression de devoir recoller les morceaux, refaire l'arbre généalogique à chaque séquence. C'est un peu pareil ici.
Au final, je ne me suis jamais senti aussi impliqué dans l'histoire. Et je ne vous parle pas de la replay value que ça constitue. En plus de faire un Succès pour avoir assimilé les 130 personnes, on veut être sûr de ne rien avoir loupé. Bref, en plus de 15-20 heures nécessaires à aller au bout des 31 missions du jeu, il faudra peut-être envisager le double pour tout piger à l'histoire.
Mais que fait-on dans le jeu ? Plein de choses. On commence par trancher dans le vif. Alex est amnésique, il ne sait pas d'où proviennent ses pouvoirs. Il se réveille dans une morgue juste avant autopsie. Les deux médecins prennent peur, évidemment, et l'armée arrive pour l'éliminer définitivement. Dans sa fuite, il découvrira qu'il résiste aux balles, qu'il peut faire des chutes incroyables sans la moindre égratignure, marcher sur les murs. Il possède également une force surhumaine. Il découvrira aussi ses facultés d'assimilation. En empoignant quelqu'un, il peut prendre son apparence et ses connaissances.
Je vous ai dit tout à l’heure que cela peut servir l'histoire. Mais parfois, cela permet d'apprendre une compétence spéciale comme la conduite d'un hélicoptère ou le maniement des armes. En général, ça signifie plus de munitions dans les chargeurs et je peux vous dire que ce n'est pas du luxe. Les zombis sont contre Alex, l'armée aussi. Oui, Alex, malgré ses super pouvoirs, c'est un peu le Caliméro des héros de jeux vidéo.
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Commentaires (8) Latest comment il y a 3 années
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J'ai commencé sur PC avec le clavier et la souris, et je me suis vite lassé. J'ai ensuite branché la manette X360, et ça m'a changé la vie.
Le scénario est excellent et le système qui ressemble à un réseau neuronal est révolutionnaire. A essayer !
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Un terrain de jeu très vaste, la puissance dévastatrice d"une bombe nucléaire et le tout très très jouable.
Un GTA Version GOD mode sur l'univers de 28 jours plus tard, On tranche, empale, flingue, écrase presque tout ce qui bouge dans le jeux, le personnage a beaucoup d'animations différentes pour l'asimilation par exemple, dépendant de la forme pour laquelle on a opté, selon que l'on soit en mode fouet, en mode marteau, ou encore en mode civile Alex Mercer, le "Prototype", attrape sa cible via l'allonge de son bras, le projette en l'air et le ramène d'un coup vers lui ... *Splat* Morceaux éparses de Boucherie Bernard ... Zut, je regardais le vol plané de la victime et je me suis gouré de bouton, l'est partit dans le mur ... *splat art* ^^
Bref, Enorme comme jeu, un défouloir pour apprentis dieux pervertis !
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La ville n'est pas très vivante et pas crédible du tout, ça n'est pas grave pour un jeu aussi bourrin.
Non ce qui est vraiment grave c'est le manque de variété, seuls les pouvoirs très jouissifs (et bourrins) sauve le jeu à mon sens.
Voilà 15h de jeu, et plus aucune envie de mettre la galette dans ma console, trop ennuyant...
À côté j'ai essayé infamous sur la ps3 du coloc'.. Bah j'ai fini par le regarder jouer pendant quelques heures.. C'est une tuerie !
Si vous avez une ps3 n'hésitez même pas c'est infamous qu'il vous faut. Prototype c'est du super bourrin un peu limité, à 20/30euros à la limite.
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