WRC 2

Hou la gadoue, la gadoue...


Hou, la gadoue, la gadoue

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La famille des jeux de voiture peut se placer sur un axe qui va de l'arcade extrême, jusqu'à la simulation parfaite. Certains y voient deux genres de jeux différents. Je pense que c'est se compliquer la vie. Certes, Burnout n'a rien, mais alors rien à voir avec Gran Turismo 5, mais entre un jeu d'arcade qui serait un peu plus pointu que les autres et une simu plutôt tolérante, difficile de ne pas voir les mêmes contraintes physiques.

L'an passé, WRC fut considéré comme une simulation plutôt exigeante. Trop, au goût de certains. Les développeurs de Milestone ont donc levé le pied, histoire de le rendre plus accessible. Que les puristes se rassurent : au niveau de réalisme le plus élevé, WRC 2 est du même acabit que WRC. Mais le commun des mortels pourra cependant profiter du jeu qui reste cependant un peu plus complexe à prendre en main qu'un Forza 4…

Si je prends cet exemple, ce n'est pas par hasard… J'ai un peu de mal à comprendre l'éditeur qui a choisi de sortir WRC 2, un jeu très réussi, le même jour que Forza 4. C'est un peu comme si je voulais aller casser la gueule à David Douillet (je n'ai jamais fait aucun art martial) ou si je défiais Kasparov aux échecs (j'ai gagné une fois en fracassant l'échiquier sur la tête de l'adversaire). Comment imaginer un instant pouvoir exister face à la machine à vendre de Microsoft ?

Enfin, passons. Parlons du jeu, pas de sa commercialisation. Tout d'abord, quelques précisions. J'ai pu tester le jeu sur PC. Mais par chance, j'ai pu aussi le voir tourner sur PS3 et Xbox. Et il faut bien admettre que c'est le jour et la nuit. C'est infiniment plus beau sous Windows. On ne peut pas dire que ce n'est pas beau sur consoles, mais certains détails sont franchement décevants.

On retrouve des problèmes qu'on n'avait pas vus depuis la précédente génération de consoles. J'exagère un peu, mais entre un clipping très prononcé (le fait que certains éléments de décors apparaissent de façon brusque), des ombres à l'aliasing incroyable (les effets d'escalier qui apparaissent sur les arêtes d'objets 3D ; plus sur PS3 que sur Xbox), on comprend vite que l'ambition du jeu est plus dans le fond que sur la forme.

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Quelle bonne idée que d'avoir intégré un rallye à Lima en Algérie.

Franchement, si vous pouvez, optez pour la version PC. Ressortez votre meilleur couple volant / pédalier et vous passerez un très bon moment. Enfin, ça marche aussi très bien avec une simple manette.

Tout d'abord, il faut savoir que WRC 2 est synonyme de jeu officiel, et c'est le seul. Les développeurs ont ainsi pu avoir accès aux données télémétriques de voitures, ce qui a évidemment une importance énorme sur le réalisme du jeu. En chiffres, c'est également assez énorme. On a 78 courses dans 13 pays différents (Suède, Mexique, Portugal, Jordanie, Italie, Argentine, Grèce, Finlande, Allemagne, Australie, France, Espagne, Angleterre et en bonus un rallye urbain, à Berlin). Pour chaque pays, il y a six spéciales. On trouve aussi des courses pendant lesquelles on affronte un adversaire, en un contre un, ce qui pimente pas mal les choses. Et évidemment, l'éditeur nous promet déjà des DLC, le premier étant, dans un mois, un rallye africain.

Mais rassurez-vous, il n'y a pas du tout d'obligation à foncer sur les inévitables ajouts d'un jeu, le contenu étant tout de même super riche.

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