Turok

Jurassic Dark

La série d’Acclaim était sur la pente descendante. Le premier opus m’avait convaincu d’acquérir une Nintendo 64. Que de souvenirs de voir courir vers soi les dinos sortant du brouillard et de les calmer au lance-roquette ! Les suites, inutile de s’attarder dessus. Disney Interactive Studios a donc repris le bébé, alors, cadeau empoisonné ou résurrection ?

Turok est un bon film d’action, genre deuxième partie de soirée le dimanche soir. Autant dire que ça va saigner, les enfants sont couchés. Allumons la console. Générique pas terrible, scénario inutile, bon. Début du jeu : je n’ai pas d’arme, faut sortir d’un vaisseau en feu. Mouais, classique. Me voilà rapidement dans la jungle, question paysage c’est joli mais sans plus. La forêt est dense, propice aux embuscades. Tiens, des soldats adverses. Peu farouches les bougres, me voilà armé. Un couteau. Au vue de la cinématique, l’arme semble importante…

On continue. Une vallée s’offre à nous, pas mal la scène. Le soleil se couche, deux gros dinos dont je sais plus le nom, vous savez les végétariens énormes au long cou. Bref, ça en jette, on se croirait dans un film où des dinosaures étaient parqués sur une île. Bon je m’enfonce dans la forêt ! Un cri, des pas, la caméra tombe et change de point de vue. Un vélociraptor est sur moi, sa gueule au dessus de mon visage. Un icône apparait, RT RT RT RT… Je me relève, lui assène un violent coup de pied. Une autre icône apparait RL RL RL. Je saute sur la bête, lui tranche la gorge, le sang coule à flot !! Cool…

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Je n’aime en général pas les films d’action. Sauf certains, des restes de mon enfance sûrement. Turok me fait clairement penser à Predator, premier du nom. Le début est poussif, les décors un peu cheap et plus l’on avance moins les défauts sont importants, ils s’estompent même. De l’action, point barre. Du rythme, des moments forts. Qui n’a jamais rêvé enfant d’affronter seul à seul un T-Rex et de l’achever au couteau. Personnellement, le passage sous terre à affronter des scorpions géants m’a presque fait frissonner. Seul avec son lance flamme, arpentant de très sombres cavités où grouillent des insectes géants et leurs œufs… le tout éclairé par la petite flamme qui se dégage de votre arme… Ambiance ! Décidément, ce jeu fait clairement penser à une production hollywoodienne, avantages et défauts inclus.

L’avantage du scénario est qu’il tient en deux lignes. Joseph (sic) Turok et sa nouvelle unité de fins poètes amateurs de littérature s’écrasent sur une planète où ils devaient initialement supprimer le chef d’une armée secrète. Au passage, cette planète est infestée de dinosaures. Ensuite, les rebondissements et leur degré de subtilité se situent au niveau de la bande annonce du dernier Rambo… Vous voilà prévenus.

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Le jeu est dans l’ensemble assez dur. Enfin ! Les derniers FPS nextgen sortis, fort biens d’ailleurs, se terminaient malgré tout en mode difficile sans trop d’inquiétude. Les ennemis humains sont coriaces, mais ce sont bien les dinos qui vous poseront problème. Imprévisibles, chaque race possède un comportement qui lui est propre. Au passage, saluons leur modélisation et leur apparence. Du lourd. Les races sont nombreuses, outre les tueurs sanguinaires, de nombreux reptiles inoffensifs errent et broutent de l’herbe, certains ayant même une taille conséquente. Ils ne feront pas attention à vous, libre à vous d’en égorger un.

Votre arsenal vous semblera bien léger et l’on se rend compte rapidement que le couteau s’avère le plus efficace pour les affronter. Étripez 20 bestioles de suite, du sang partout, ça ne laisse pas indifférent. Côté décors, bien que les premières impressions soient moyennes, on est parfois surpris au détour d’une clairière ou en affrontant un monstre marin géant dans une grotte. Au final, on s’attarde peu sur le paysage, bien que l’on ait vu beaucoup mieux dernièrement. Le point fort de Turok se situe dans le gameplay.

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