Assassin's Creed

Pirouettes mortelles.

A n’en point douter, Assassin’s Creed va faire débat. Plus que d’autres jeux de cette fin d’année. Il affiche de véritables partis pris tant sur le thème, le scénario et bien évidemment son aspect graphique. Il va y avoir ceux qui adorent et ceux qui trouvent que malgré un fort bel habillage, Assassin’s Creed n’apporte pas grand-chose de nouveau en terme de gameplay. Une déception qui peut s’expliquer en partie par l’attente qu’a suscitée chez certains ce jeu depuis plus de deux ans. Même nous, sur Eurogamer nous ne sommes pas tout à fait du même avis entre les rédactions allemandes, anglaises et françaises.

Il faut avouer qu’Ubisoft a su distiller ses infos sur Assassin’s Creed avec parcimonie et un certain sens de la mise en scène. Vidéos superbes, gameplay volontairement maintenu secret et scénario enfermé dans coffre, au fond d’un puits, sur une île déserte envahie de bestioles pas sympas. En attendant, pour nous faire patienter, Ubisoft a mis en avant Jade Raymond, la productrice la plus sexy du milieu - je ne suis pas sûr que si le producteur avait été un type de 120 kilos plombé de piercing et recouvert de tatouages tribaux, Ubi l’aurait autant mis sous le feu des projecteurs… Je disais donc que Jade Raymond sortait chaque fois pour présenter Assassin’s Creed au moment où la grogne commençait à monter chez les journalistes en manque de confidences sur le jeu. Et bien sûr, Jade ne révélait pas grand-chose, mais nous sortions tous avec un sourire béat de la présentation.

Motus et bouche cousue…

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Les premières heures d’acrobaties d’Altaïr constituent une des plus belles expériences de jeu de ces dernières années.

Tout cela pour vous dire finalement, que je ne savait pas grand-chose d’Assassin’s Creed avant d’avoir reçu une version testable du jeu, hormis le fait qu’il s’agissait d’incarner Altaïr, un Maître Assassin en Terre Sainte pendant la Troisième Croisade en 1191 et que ce gars encapuchonné est un pro du parkour (http://www.le-parkour.com/) qui grimpe sur les murs mieux qu’un chimpanzé, un truc à rendre maboule le meilleur des Yamakazis. Oui d’accord, mais concrètement comment ça se joue, comment tout ça s’implémente dans le jeu, pourquoi Altaïr fait des sauts de l’ange du haut des minarets pour atterrir dans des charrettes de foin, quelle est la couleur de son caleçon et surtout quid du scénario, de ces rumeurs de voyage dans le temps et de savoir si Jade est célibataire ou non ?

Côté scénario, ne vous emballez pas, je ne révélerai rien de l’intrigue d’Assassin’s Creed, hormis cette histoire de voyage temporel qui s’avère un secret de polichinelle dans les trois premières minutes du jeu. Effectivement, le scénario s’articule entre un futur proche et une plongée dans l’univers de la Troisième Croisade via une étrange machine : l’Animus. Altaïr est en partie un gars de maintenant qui se retrouve dans la passé. En partie seulement… mais vous n’en saurez pas plus. Les développeurs d’Ubisoft ont suffisamment bossé sur un véritable scénario bien tarabiscoté pour vous tenir en haleine. Je ne le déflorerai donc pas ici en quelques phrases.

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L’écran d’intro du jeu précise qu’il a été développé par une équipe pluriculturelle de confessions et de croyances multiples.

Bon maintenant que je vous ai bien frustré avec le scénario, passons au jeu lui-même. Je ne vous ferai pas languir des heures : Assassin’s Creed est pour moi un très bon jeu. Il n’est pas exempt de défauts et je vais en parler, mais il propose un gameplay et un univers qui m’ont vraiment embarqué. Les gens d’Ubisoft disent volontiers de leur dernier né qu’il offre une «véritable expérience» à défaut peut-être d’être un jeu pur et dur. Je suis assez d’accord avec cette idée d’expérience. Quant à l’aspect gamer, peut-être est-ce parce que je ne suis pas historiquement un joueur sur console mais plutôt sur PC, la facilité de prise en main d’Assassin’s Creed m’a vraiment plu et m’a permis d’entrer immédiatement dans le feu de l’action sans me poser la question de savoir si je tenais ou non un pad entre les mains.

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