Timeshift Test
Xbox 360 Test par Tom Bramwell
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Relax ! Pas besoin de bidouiller votre connexion ! Il s’agit bel et bien d’un FPS où l’on manipule l’écoulement du temps. Mais ici, on fait plus que le ralentir : on peut le mettre en pause, voire le rembobiner ! Ça n’a l’air de rien, ça reprend même une vieille idée pour la remettre au goût du jour. Un peu comme F.E.A.R. avec le bullet time à la Max Payne. Dans ce cas, c’était plutôt réussi. Reste donc à savoir si TimeShift pourra faire de même ?
En tout cas, ce n’est pas faute d’avoir… pris son temps. Après un an supplémentaire de développement, vous voici, incarnant un scientifique dans sa jolie tenue d’exploration temporelle, bondissant dans un espace-temps parallèle à la recherche d’un autre scientifique en combi de la mort, qui a modelé cet autre monde à son image. Rapidement enrôlé dans la résistance locale, vous partez à sa poursuite, recourant aux pouvoirs de votre combi pour aider vos nouveaux amis de façon violente, et faisant au passage usage de vos méninges.
Mais ces dernières ne risquent pas la surchauffe, ce qu’on peut regretter. L’IA de votre combi vous avertit en effet en cas de danger alentour (feu, électricité, etc.) ; en outre, il est très facile de sélectionner la modification temporelle en fonction des circonstances. Si une porte se referme rapidement et qu’à côté se trouver le levier qui commande son ouverture, la solution semble évidente. Dans le cas contraire, ça veut dire que vous ne devez pas être capable de lire cet article, car vous ne savez pas allumer une bécane… Certains défis sont un rien plus complexes, mais ne nécessitent jamais plus de quelques secondes de réflexion.
Les phases de combat sont plus intéressantes. Ralentir les adversaires permet de les hacher au fusil à pompe, au fusil d’assaut ou à la grenade ; attention à ces dernières, d’ailleurs : si une grenade risque d’exploser près de vous, un bref retour en arrière et hop, vous économisez de la vie. Pratique. Le jeu sélectionne automatiquement le meilleur bidouillage temporel, mais une manip vous permet de choisir vous-même, aussi est-il préférable de bien la maîtriser. C’est très utile, par exemple, de mettre les ennemis en «pause» quand ils sont regroupés pour jeter une grenade au milieu…
Ceci dit, l’IA des adversaires n’est pas aussi développée que dans F.E.A.R, et un radar vous indique où ils se trouvent. Et si les premières armes disponibles sont rapidement à court de munitions, ce qui vous oblige à faire pause pour les recharger, cela devient nettement plus simple quand on dispose d’un fusil de sniper et surtout d’une arbalète dans l’arsenal du personnage, limité à trois armes. Celle-ci fonctionne comme dans Gears of War : on tire, on attend une seconde, et la cible explose. Mais l’effet est un peu moins jouissif que dans le jeu de chez Epic.
Et ma foi, c’est à peu près tout… sauf si l’on veut s’appesantir sur les mauvais points. Les énigmes simples, par exemple. Une énigme simple, ça n’est pas mauvais en soi, mais il faut que la solution soit satisfaisante. Et dans TimeShift, c’est rarement le cas. Ralentir le temps pour se balader sur une hélice de zeppelin, c’est sympa, mais le plus souvent, le bidouillage temporel est répétitif sans plus. On saute, on fait pause, on saute… Tout ça n’est guère inventif, surtout quand on compare ce titre à Portal.








