Lost Planet : Extreme Condition

Un jeu qui refroidit...

Lost Planet est un jeu conçu pour la Xbox 360 et sa version PC ne manquera pas de vous le rappeler à la moindre occasion, et par tous les moyens possibles. Cela peut se manifester sous la forme d’un mécanisme de jeu entièrement conçu pour une console ou celle de l’image d’un contrôleur de 360 qui apparait par intermittence tout au long du jeu. On ne risque donc pas d’oublier d’où vient ce titre !

Vous vous rappelez peut être de l’article de Kirstan sur la version originale du jeu, dans lequel il est un des rares à ne pas s’être laissé éblouir par les magnifiques graphismes et à avoir émis quelques réserves quand au contenu plutôt faible du jeu. Voyons donc si aujourd’hui les développeurs de Capcom sont parvenus à améliorer le jeu au cours de ces six mois…

Un rapide résumé pour ceux qui auraient la flemme de lire l’article précédent : Vous incarnez Wayne… Oui, Wayne. Ça met déjà dans l’ambiance. Je m’attends désormais complètement à ce que Half-Life 2: Second Episode nous révèle un nouveau personnage appelé Sharon (je voudrais m’excuser auprès des lecteurs qui s’appellent Wayne ou Sharon, mais ce n’est pas à moi qu’ils devraient en vouloir mais à leurs parents…). Il fait partie d’un groupe d’humains qui décide, avec une brutalité bien humaine, de coloniser une planète très froide qui est déjà peuplée. Les autochtones, des créatures insectoïdes appelée les Akrids, ne sont pas vraiment ravies de voir débarquer ces arrivants arrogants et elles sont si mal élevées qu’elles ont le culot de résister à l’invasion. Les salauds ! Tuez les tous ! Et c’est ce à quoi on passe le jeu, et à pratiquement rien d’autre.

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On peut dire qu’ici les ennemis sont vraiment énormes…

Le gimmick, appelons les choses par leur nom, est que la planète est si froide que si l’on ne s’avale pas en permanence une bouillie orange appelée T-ENG (énergie thermique) on gèle sur place. Tout ce que l’on massacre libère ce type de matière, de même que les structures que l’on démolit, les voitures que l’on explose (on peut savoir au juste ce que foutent des voitures ici ? Leur présence n’est absolument pas justifiée, ne serait-ce qu’un peu, et ça m’empêche de dormir…), etc. Quand on perd de la santé, on peut remonter à bloc avec son T-ENG et on peut en trouver en si grande quantité tout au long du jeu qu’on n’a rarement à s’en préoccuper, ce qui devrait être le cas, enfin je suppose. J’allais oublier les exosquelettes VS. Ce sont des robots géants dans lesquels on peut grimper et qu’on peut ensuite utiliser pour se déplacer lourdement et tuer tout ce qui bouge de manière bien plus efficace jusqu’à se qu’ils commencent à se désagréger après avoir subi trop de dégâts. C’est ce qu’il y a de meilleur dans le jeu.

Les vieux cyniques que vous êtes ne s’étonneront pas d’apprendre qu’il s’agit encore une fois d’une conversion merdique console vers PC. En fait, si quelqu’un arrive un jour à faire une conversion ne serait-ce qu’à demi-réussie, on mettra probablement le feu à notre site pour attirer votre attention ! Cela dit, ça ne manque jamais d’être incroyablement irritant et ce qu’il y a de pire c’est le présupposé absolu que vous allez utiliser un contrôleur de 360 sur PC.

C’est vrai qu’il est possible de configurer des contrôles à la souris et au clavier dans les options et, de fait, quand on peut interagir avec un objet le jeu indique sur quelle touche appuyer (et bizarrement aussi sur quel bouton de du contrôleur 360). Mais cela se gâte lorsque l’on s’installe dans un VS. Un écran qui vous indique comment le piloter apparaît, sauf qu’il affiche une image géante d’un contrôleur 360 et pas la moindre information pour ceux qui UTILISENT UN PC, C’EST D’UNE CONNERIE SIDERALE ! Bien sûr il est parfaitement possible d’utiliser un contrôleur de 360 avec le jeu après s’être procuré le dongle approprié (même si un contrôleur câblé fonctionne aussi) mais vous savez quoi : il s’agit d’un jeu PC, à jouer sur PC et par sur une 360, et il ne devrait pas y avoir besoin du périphérique d’un machine qui n’a rien à voir.

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Les séquences de tirs floutées et les étonnantes vagues de fumée procurent des moments vraiment intenses.

Pire encore, les contrôles à la souris et au clavier changent complètement le jeu. L’essentiel du gameplay de la version 360 consistait uniquement à viser une région spécifique du corps des Akrids (en général la partie inférieure extrêmement vulnérable) et plus particulièrement lors des combats contre les boss monstrueux. La façon particulière dont se déplacent les cibles Xbox et la nature imprécise des contrôles analogiques, rendait cela modérément difficile. Avec la souris, plus rien de tout cela : on vise, on tire, on gagne. Avec ça, la vacuité du jeu est encore plus évidente. Une chose reste la même, et elle est incroyablement ennuyeuse, c’est l’impossibilité de pouvoir faire monter le curseur assez haut. Comme les chiens, Wayne ne peut pas regarder en l’air, ce qui rend l’utilisation du grappin plutôt grotesque, dès lors qu’il faut sans cesse se reculer jusqu’à s’aligner avec la plate-forme en dessus. « Wayne, bon sang ! Ne fait pas l’enfant et lève la tête plus haut ! »

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