Company of Heroes : Opposing Fronts

Le test le plus pertinent... mais un peu en retard

Bon, là je suis arrivé au bout du bout de la patience de Jérôme… J’ai bien essayé de lui vendre qu’il fallait encore que je vérifie quelques points qui me paraissaient obscurs, mais sans succès. D’ailleurs, je n’aurais jamais dû lui dire que j’avais terminé la campagne anglaise et que je pensais arriver au bout de la campagne allemande…

Opposing Fronts nous avait d’abord été présenté comme une extension de Company of Heroes, en fait il n’en est rien. Pas besoin du jeu original pour y jouer et malgré des améliorations graphiques intéressantes, telles que la météo, la physique des corps soulevés par les obus etc. On aurait tout à fait pu trouver ces deux nouvelles campagnes dans le jeu original. C’est d’ailleurs intéressant de voir que le marketing de la série a conduit à sortir un premier titre avec une seule campagne jouable d’un seul côté - les américains - et que cette «extension» propose cette fois-ci deux terrains de jeu différents et deux nouvelles armées (anglaise et allemande)…

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Le troisième volet aura-t-il quatre nouvelles armées et quatre fronts différents ? Pour ceux qui ne connaîtraient pas le jeu original, vous pouvez suivre un entraînement accéléré en lisant notre test. La campagne, exclusivement américaine, commençait avec le débarquement et allait jusqu’à la fin de la bataille de Normandie. De façon subtile, la première campagne de Opposing Fronts reprend le même thème mais côté britannique. En effet, pendant que les américains s’enlisaient dans la guerre du bocage puis parvenaient à tourner les défenses allemandes après avoir libéré Cherbourg, les anglais essayaient vainement de prendre Caen. Dans ses mémoires, Montgomery prétend avoir eu le rôle d’attirer les allemands pour permettre aux américains de faire leur mouvement. On sait aujourd’hui que cette bataille a été le résultat d’un grand cafouillage au sein du Haut Commandement, et malheureusement le résultat a été la fuite de plus de 300 000 allemands de la poche de Falaise et le prolongement de la guerre.

Revenons à nos Britons. Dans les deux camps, les QG et leurs bâtiments annexes ont été remplacés par des camions mobiles. Du côté de la Deuxième Armée britannique, l’accent est mis sur la défensive dans laquelle les troupes britanniques excellent (souvenons-nous de Waterloo…). La nouveauté principale est donc la possibilité de disposer d’une artillerie puissante capable d’effectuer des bombardements roulants sur une grande distance. Le résultat est terrifiant et l’animation rend très bien la situation puisque tout le décor est destructible !

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Les QG sont dorénavant mobiles et augmentent les ressources dans la zone où ils sont établis. C'est appréciable si on court après les munitions ou l’essence… Autre nouveauté, la chaîne de commandement. Dorénavant, les Anglais sont beaucoup plus efficaces accompagnés d’un officier. Ceux-ci sont d’ailleurs la clé du succès face aux chars lourds allemands qu’ils peuvent attaquer par derrière avec un Panzerfaust de récupération, mais attention cela seul ne suffira pas face à un King Tiger…

Les Anglais peuvent également construire des tranchées, des mitrailleuses, des mortiers, des canons Bofors et même des obusiers de 25 livres ! Leurs véhicules sont moins performants mais on retrouve tout de même le Sherman firefly, le Priest M7 et le Churchill crocodile (lance-flammes). Lorsque l’on progresse sur le terrain, on se voit proposé l’appui de l’artillerie, des commandos qui ont leur propre char ou du Génie qui améliore les positions défensives et dispose de chars lourds. On pourra regretter la disparition du tireur d’élite remplacé par une section qui ne peut plus se dissimuler, mais le jeu y gagne en réalisme…

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Dans la campagne, les batailles se suivent et ne ressemblent pas. Prise d’objectifs, défense de position, utilisation des commandos, les neuf missions vous donneront du fil à retordre déjà au niveau moyen. Les développeurs ont repris le contexte historique et on se bat contre la Dousième Division SS puis contre le Premier Korps SS. J’avoue que cela m’a un peu étonné car d’autres jeux évitent de mentionner clairement les SS et transforment ces unités au nom entaché de crimes de guerre en simples divisions d’élites, pensons à Oradour et aux camps d’extermination (plus de 50 000 gardiens des camps feront le va et vient avec les unités combattantes). Mais il n’y a pas plus de raison de changer l’histoire dans un jeu que dans un livre. Des jeux vidéo comme celui-ci donneront d’ailleurs certainement l’envie d’en savoir plus à de nombreux joueurs. Bon, allez, je ne vous refais pas le coup de l’éducatif mais c’est limite…

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