Alan Wake PC - Test

Al. Wake, rien de nouveau. Ah si : version boîte aujourd'hui.

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La première présentation d'Alan Wake par Microsoft a marqué les esprits. On n'en croyait pas nos yeux. Il y avait ce personnage qui courait avec, en arrière-plan, une gigantesque tornade qui aspirait tout sur son passage : arbres, voitures. En réalité, on n'a rien su du jeu ce jour-là. Au final, ça ressemblait plus à une démo technique. D'ailleurs, ça m'a inspiré pour faire un dossier sur DirectX 10 (vous y apprécierez l'esbroufe sur les images de Microsoft Flight Simulator X !), le comble du raffinement de l'époque, et pas vraiment sur ce jeu-là.


Une démo technique, en cinq ans, ça a le temps de prendre des rides, du bide et de perdre ses cheveux. Alors, rassurez-vous, Alan Wake PC est plus abouti, techniquement du moins, que sa version console. Néanmoins, je ne m'explique pas pourquoi il aura fallu attendre presque deux ans pour une sortie PC.

Ah, revenons cinq minutes - et pour une dernière fois - sur ce qui nous avait ulcérés à l'époque. Ça s'est passé un ou deux mois avant la sortie de la version Xbox. On apprend qu'Alan Wake est annulé sur PC. Oui, comme ça, après des années de news à cocher notre case "PC" pour que notre idiot de moteur de recherche s'y retrouve.

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Mais le pire de l'histoire, ce sont probablement les arguments consternants avancés à l'époque. En gros, on nous expliquait que le jeu ne se ferait pas, car le développeur pensait que ce titre ne souffrait pas la médiocrité et que c'est sur une grande TV avec une console que ce confort optimal pouvait être atteint. C'était insensé, absurde, aussi cohérent qu'un dialogue entre Benjamin Castaldi et Jean-Claude Van Damme. Avec le recul, ce qui m'énerve le plus, c'est que Remedy tenait la posture d'un développeur de très haut niveau (bon, disons-le tout net, Rockstar ou Blizzard) en indiquant quelle était la meilleure façon de jouer. C'était un poil arrogant. Et si je veux jouer sur un rétroprojecteur avec un mousepad et un joystick sidewinder ? Ah non, Remedy a pensé que ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux. Je n'en reviens encore pas.

Des arguments qui tiennent encore moins la route qu'à l'époque dans la mesure où, au final, Alan Wake sort sur PC ! Deux ans de développement de plus. Bon, heureusement, on n'est pas déçus. C'est vraiment plus beau, un énorme boulot a été fait sur la lumière, qui est au coeur du gameplay du jeu.

Dans Alan Wake, vous incarnez un écrivain en mal d'inspiration qui va prendre du repos avec sa femme dans un bled paumé entre Twin Peaks et certains épisodes de X Files (dès qu'ils se retrouvent en plein milieu de la forêt, c'est-à-dire dans un épisode sur deux, vu que c'était tourné à Vancouver). Le problème, c'est que sa femme est une personne qui s'adapte très mal à l'obscurité - ce qui est dommage, la quasi-totalité du jeu se déroulant de nuit - et que les monstres, héros des livres de Wake, ont la méchante tendance à prendre vie sur ce lieu de vacances. Ça aurait pu être pire, ils auraient pu avoir de la pluie. Non, juste des monstres et des tornades.

Heureusement, ces étranges créatures craignent la lumière. Une simple lampe torche les immobilise. L'idée consiste donc à leur braquer une lumière sur eux avant qu'ils ne s'approchent trop de vous et de les cribler de balles. Ce gameplay fonctionne toujours aussi bien, c'est resté super efficace.

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