Aliens vs. Predator

Et les marines au milieu

Alors que je suis perché sur l’armoire de stockage des jeux, arborant une coiffe à base de dreadlocks tout en faisant des râles gutturaux (j’ai toujours eu un faible pour ce poseur de Predator mais surtout, j’ai une sale crève ce matin), l’heure est de savoir si le Aliens vs Predator nouveau se montre à la hauteur de ses modèles.

Il y a de cela quelques semaines, je mettais la main à prix d’or sur un exemplaire de Alien versus Predator dans sa version Jaguar. Une cartouche mythique qui manquait gravement à ma collection sur la console Atari (il restait une place vide sur mon étagère dédiée !) et qui fait toujours son effet, même 16 ans après sa sortie. Passé le côté vintage des personnages en bitmap digitalisés bien pixélisés, le jeu développe une ambiance plutôt réussie qui prouve à ceux qui en douteraient encore que la bécane d’Atari en avait dans le ventre (non, non, ne partez pas !). Bref, lorsque Moulinex a tendu dans l’open space une version du nouveau Aliens vs Predator qu’il venait de recevoir, développé par l’équipe originale qui avait travaillé sur la fameuse cartouche, j’ai gentiment fait usage de mon arme à visée laser pour écarter tout autre rédacteur croyant pouvoir revendiquer une légitimité pour ce papier. Remarquez, je n’en vois pas beaucoup ici qui peuvent se prévaloir d’avoir supporté les deux films Alien vs Predator…

Depuis l’émergence de ces deux icônes du film de monstres, l’affrontement entre aliens et predators aura fait fantasmer plus d’un amateur de science-fiction. Bande dessinées, jeux vidéo sur Jaguar puis PC dans les années 90 (et même borne d’arcade beat em all signée Capcom pour les connaisseurs, sous oublier un jeu de stratégie chez EA en 2003) et deux long-métrages à peine tolérables (notamment le deuxième, assez consternant) ont mis en scène l’affrontement entre ces deux espèces extra-terrestres, où l’humain sert souvent d’apéritif. A l’image de la plupart des précédents jeux parus sur le même sujet, Aliens vs Predator propose trois campagnes solo distinctes, reliées et se croisant au sein d’un scénario assez quelconque.

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Comme dans les films, ces adorables Facehuggers permettent de contaminer les humains. Plusieurs coups finaux plus ou moins gores sont d’ailleurs possibles.

On retrouve entre autres des éléments du premier film de Paul Anderson avec cette fois-ci une certaine planète BG 386 abritant un ancien temple, lieu d’affrontement ancestral entre predators et aliens. Les expérimentations de la société Weyland-Yutani, contrôlée par un sosie de Lance Henriksen vont solliciter le retour sur place des impitoyables predators, alertés par la profusion des parasites aliens.

Un bon point du jeu consiste en son respect des univers des différents personnages. Chacune des trois campagnes se parcourt en environ trois ou quatre heures et propose un gameplay adapté aux particularités du personnage incarné. Celle du côté des marines ne transpire pas l’originalité mais permettra aux fans de se retrouver dans la peau du Bill Paxton de service et d’utiliser les gadgets emblématiques des films pour combattre les entités hostiles. Au menu donc, fusil pulse rifle, détecteur de mouvements -qui prend ici une importance capitale-, ou encore les sentinelles, bien pratiques pour repousser les déversements de xenomorphes.

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