Test - Another Code R - Les Portes de la Mémoire
J’ai la mémoire qui flanche
Publié aux premiers temps de la Nintendo DS, Another Code Mémoires Doubles avait profité d’un accueil assez favorable en s’imposant comme le premier vrai jeu d’aventure exploitant les caractéristiques de la console portable, basé sur une atmosphère attachante. Un bon souvenir corroboré par l’expérience Hotel Dusk Room 215, signé un peu plus tard par le même studio Cing sur la même console. Aujourd’hui, le développeur japonais s’attaque à la console de salon et propose une suite à Another Code sur Wii. Un essai réussi ?
Another Code R met à nouveau en scène Ashley, la jeune héroïne du premier jeu. Après qu’elle ait retrouvé son scientifique de père sur une île mystérieuse dans le premier jeu, le scénario prend place deux ans plus tard alors que l’adolescente est invitée par son paternel pour un séjour dans un camping. Les rapports entre les deux ne sont pas au beau fixe, le père d’Ashley étant obnubilé par ses recherches sur le système Another, permettant de jouer avec les souvenirs. Sans compter que ce fameux projet a coûté la vie à la mère d’Ashley, ce qui vaut de fugaces mais douloureux souvenirs à notre héroïne.
Dès son arrivée au camp, Ashley se fait dérober son sac et elle ne va pas tarder à constater que de nombreux faits étranges se passent dans les environs. Un tueur en série, psychopathe de son état, trucide de jeunes vierges innocentes dans la région. Non, revenez, je plaisante ! Plus sérieusement, les amateurs du premier jeu seront ravis d’apprendre que l’on retrouve ici toute l’ambiance si particulière de la série, avec ses graphismes aux allures de peintures, son ambiance parfois onirique et un scénario assez accrocheur pour qu’on ait envie d’en savoir plus. D’autant que très vite, Ashley va comprendre que les événements sur le camp ont un rapport avec la disparition de sa mère, le jeu étant ponctué de séquences de flashback…
En intérieur, on peut explorer une pièce en suivant les mouvements préétablis. Les icones indiquent quelles actions sont possibles.
Le pitch de cette suite reste en adéquation avec le principe du premier jeu, entre enquête policière et mystères à résoudre. Dans le premier opus, Ashley se voyait confier une console portable aux allures de DS remplissant diverses fonctions. Elle profite ici d’une nouvelle version de la machine (relookée pour ressembler à une DSi) et son paternel va aussi lui confier une invention de sa mère, ressemblant fortement à la Wiimote que le joueur a en main. L’accessoire va bien entendu être exploité pour résoudre diverses énigmes. Comme dans le premier volet, on prend un certain plaisir à parcourir le scénario du jeu, c’en est même le principal point fort.
L’histoire est assez bien écrite et aborde des sujets comme les angoisses de l’adolescence ou les rapports enfants-parents avec une certaine justesse, ce que l’on trouve rarement dans le jeu vidéo. C’est encore une fois la simplicité et l’aspect humain des personnages qui leur confère toute leur justesse. Rien à redire, le studio Cing est assez fort pour poser une ambiance, bâtir une narration et esquisser des personnages et on perçoit une véritable sensibilité dans ce domaine de la part des auteurs. Mais cela suffit-il à faire un bon jeu vidéo ?
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