Assassin's Creed Revelations - Test

Réchauffé...


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Diablo. GTA. The Elder Scrolls. Quel rapport ? Sur la forme, pas grand-chose. Mais sur le fond, ces titres ont tous un point commun. Leurs développeurs respectifs ont tous su, à un moment donné, se poser et prendre le temps de penser à une suite. Et quand je dis "prendre le temps", ça ne signifie pas glander pendant deux ou trois réunions avant de se remettre au boulot dans l'urgence permanente.

Tomb Raider. Need for Speed. Command and Conquer. Qu'ont ces jeux en commun ? Ils sont exactement l'inverse des jeux précités. Quel que soit le volet, le troisième, le dixième, le centième : c'est le volet de trop. On vient à peine d'en digérer un que le suivant est annoncé.

Attention, cela ne signifie absolument pas que la suite d'un jeu qui sort juste un an après l'opus précédent est nécessairement mauvaise, loin de là. Par exemple, quand on a eu droit à trois Splinter Cell trois années de suite, j'ai été sidéré de me rendre compte que l'opus numéro 3 était en développement alors que le premier n'était pas encore en magasin. Je comprends la démarche. Je n'ai même pas grand-chose à reprocher au troisième opus. Mais l'aspect routinier a fini par me lasser.

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C'était pourtant écrit de ne pas se pencher.

Vous l'aurez compris, c'est ce qui m'est arrivé avec Assassin's Creed : Revelations. Il fallait le faire. J'ai collé la note maximale a Brotherhood l'an passé, alors que je l'avais abordé en craignant la lassitude. Mais le jeu était bourré de nouveautés et s'était surtout doté d'un mode multi monumental. Là, que l'on parle de multi ou de solo, c'est la même impression de déjà-vu. D'un jeu extraordinaire. C'est d'autant plus rageant que le climax de fin de Brotherhood ne donne qu'une envie : poursuivre l'aventure.

Et que propose-t-on à celui qui veut découvrir la suite des aventures de Desmond ? Un tutorial, un peu long, pas très intéressant. On se dit : "c'est normal, c'est pour ceux qui n'ont pas joué au I, au II, à Brotherhood. Celui-là, je me demande s'il y comprendra quelque chose. J'ai terminé le précédent volet, suis allé à la moitié du deuxième et du premier et j'ai carrément du mal à suivre les destins croisés de Desmond, Ezio et Altaïr. Je me demande ce que peut piger un nouveau joueur. Surtout que Revelations fait plus référence aux précédents volets que tous les autres.

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En début de partie, l'Animus a un bug.

C'est assez logique dans la mesure où ce volet nous présente un Ezio vieillissant. À 50 ans, celui-ci veut avoir des réponses sur la confrérie des assassins. Il n'a d'autre choix que de se rendre dans un endroit qu'il connait bien, la forteresse de Masyaf, enneigée cette fois. Il apprendra bien vite qu'il doit mettre la main sur cinq clés pour arriver à ses fins. Ces clés se trouvent à Constantinople. C'est donc la raison de sa présence dans cette ville mythique qui est à Assassin's Creed : Revelations ce que Rome est à Brotherhood : la véritable héroïne du jeu. N'ayant jamais foutu les pieds ni à Rome ni à Istanbul (je sors très peu de Magny les Hameaux), je dirais que ça semble fidèle, d'après des photos ou des films que j'ai pu voir ça et là . C'est même somptueux, chaque pierre semble à sa place.

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