Battlefield : Bad Company 2

Bonne compagnie

Tout le monde aime les bonnes vieilles rivalités bien tranchées. Pepsi ou Coca? Beatles ou Stones? SEGA ou Nintendo? Ces choix simples et binaires donnent matière à des arguties sans fin pour savoir lequel est le meilleur, mais nous aident aussi à définir qui nous sommes et ceux que nous fréquentons. Voici maintenant que débarque DICE, le studio Suédois d’EA, qui ne fait aucun mystère de son désir d’ajouter une autre opposition à la liste : Bad Company 2 ou Modern Warfare 2 ?

Le premier jeu Battlefield : Bad Company était enlevé et divertissant, avec ses décors totalement destructibles et ses personnages mal dégrossis et irascibles, essayant de piquer de l'or d'une provenance douteuse au milieu d'une zone de guerre. Turbulent et nerveux comme un pitbull affectueux, il donnait néanmoins l'impression d'être hésitant, voire parfois carrément timide. C’était la manière de DICE de faire son retour dans un marché du shooter sur console qui avait changé à en être méconnaissable depuis sa dernière incursion dans le domaine, en 2005 avec Battlefield : Modern Combat.

Bad Company 2, par contre, défie ouvertement le leader du marché, Modern Warfare 2. Par conséquent, je vais commencer directement par clarifier les choses : il lui est supérieur.

Il ne se contente pas de temps en temps de chambrer ouvertement son concurrent – bien qu'une séquence cinématique tourne en dérision les forces d'élite spéciales qui utilisent « des détecteurs de battement de coeur à la mord-moi-le-noeud», tandis qu'un autre dialogue affirme haut et fort que les «motoneiges sont pour les lopettes» au cours d'une séquence où des quads vrombissent sur un étroit chemin dans la jungle. C'est un jeu qui pique la robe de soirée de Modern Warfare 2, et le comble c'est qu'elle lui va mieux.

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Un des endroits les plus étonnants du jeu. La découverte de cette vallée dans le mode histoire est tout simplement hallucinante.

C’est évident dès le début de la campagne solo, qui ouvre les hostilités par une mission préliminaire intense et très longue se déroulant en 1944. Elle présente la super menace du jeu – une arme secrète japonaise dévastatrice – et fait aussi fonction de passerelle judicieuse entre les jeux Le premier jeu Battlefield originaux et cette version plus exubérante et plus hi-tech.

Le rythme est intense et se met immédiatement en place, mélangeant de brèves séquences narratives et des séquences scénarisées à des combats d'armes à feu frénétiques. Elle se termine sur une note menaçante, et la restitution du son rauque de corne de brume de la super arme a de quoi vous glacer les sangs. Comme salve d'ouverture, c'est mémorable et efficace.

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