Bodycount

Very old school


Very old school

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Rares sont les jeux qui vous permettent de rajeunir, replonger dans un bain de nostalgie de jeux qui ont largement dépassé la DLC. Date Limite de Consommation et non pas le Downloadable Content. C'est avec une certaine émotion que l'on relance les Monkey Island, que l'on apprend que L'arche du capitaine Blood est repensée en ce moment même. La nostalgie a malheureusement ses limites. Je viens d'évoquer des expériences positives. On ne se souvient clairement que ce qui nous a plu. Or, des FPS, depuis que le genre existe, on a pu en essayer des dizaines. Oserai-je des centaines ? C'est pourtant très probable.

Combien en avons-nous gardé en mémoire ? Quake, Duke Nukem, Half-Life, Doom, Battlefield, Call of Duty et toutes leurs suites resteront gravés. Après, individuellement, on se souviendra d'autres jeux, parce qu'on les a tests, ou terminés. Pour ma part, j'ai de bons souvenirs avec Redneck Rampage et les Dark Forces.

Mais que sont devenus les Blood, Unreal, Sin, Shogo, Daikatana, Tekwar ? Tous oubliés, définitivement placés dans la case des jeux pour lesquels nos cerveaux ne décident pas de consacrer quelques neurones pour en faire des souvenirs. Je crois que c'est ce qui peut arriver de pire à un jeu, en plus du fait qu'il ne se vende pas. Imaginons une conversation, aux alentours de 2030. La troisième guerre mondiale vient de s'achever et, autour d'un feu de camp, deux personnes évoquent le temps des jeux vidéo. « Tu te souviens de Deus Ex Human Revolution ? » « Carrément, je l'ai recommencé plusieurs fois, pour jouer avec toutes les augmentations possibles. À l'époque, je lisais Eurogamer, ils avaient vraiment des super tests. Ils ont mis 10 à celui-là. En fait, dès qu'ils mettaient 9 ou 10, j'achetais le jeu. Mais je lisais aussi les tests des jeux qui se prenaient de sales notes, c'était rigolo. Une fois un de testeurs, je sais plus son nom, avait imaginé des joueurs qui parlaient de leurs anciens jeux, en 2030 ; il avait imaginé la troisième guerre mondiale. Quand j'y repense, quel visionnaire. C'était dans quel test déjà, me souviens plus ».

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Je regarde toutes les images de ce jeu sur Eurogamer et m'aperçoit qu'il est impossible d'en trouver une sans explosion.

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Vous voilà dans le deuxième environnement du jeu, complètement futuriste, complètement différent.

Vous voyez, c'est quand même une preuve brillante de ce que j'avance. Notre gars-là, autour du feu de camp, il ne se saura absolument plus le nom du jeu dont je suis en train de parler, dans à peine 20 ans. Bon, ce ne sera pas sa principale préoccupation. Ce qui le gênera, ce sera ce vilain ongle incarné sur le huitième doigt de son quatrième bras et les chats, principale source de nourriture, qui se raréfient dans le secteur. Laissons-le donc à ses problèmes et intéressons-nous, autant que faire se peut, à Bodycount.

Bodycount est un FPS dont j'ai déjà complètement oublié l'histoire. En gros, ça se passe en Afrique, deux factions se foutent sur la tronche pour des raisons qui nous intéressent à peine. Vous n'appartenez à aucune des deux factions. Quand vous vous retrouvez lors d'un combat qui oppose les deux belligérants, vous devez flinguer tout le monde. Sans que cela soit amusant, impressionnant, rigolo…

Et voici précisément où je voulais en venir avec la liste des jeux oubliés. Ils semblent appartenir à une catégorie de titres sans réelle ambition. Il suffit parfois de peu de choses, une simple idée qui va faire basculer un gameplay du côté intéressant ou passionnant. La combinaison de Crysis, les armes invraisemblables de Dead Rising, la possibilité de créer ses circuits dans ModNations… Bodycount est comme ces files de jeu de la fin des années 90, sans valeur ajoutée par rapport au dynamisme de Quake, sans aspect qui le distinguerait d'un autre jeu qui n'aurait pas beaucoup plus de créativité.

Tout n'est cependant pas à jeter…

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