Borderlands 2 : DLC Capitaine Scarlett et son butin de Pirate TEST

5 bonnes raisons d'applaudir !

Il semble que les contenus téléchargeables et le concept du "season pass" soient désormais des caractéristiques permanentes dans le paysage du jeu vidéo, même si personne ne les a vraiment accueillis les bras ouverts. Il est tellement facile de se focaliser sur les aspects négatifs de cette situation - l'arnaque du consommateur, les DLC sur disques, le doublement sournois du prix des jeux - qu'on en oublie de faire l'éloge des bonnes choses.


Il faut le dire haut et fort : Capitaine Scarlett et son butin de Pirate est excellent. Cette première extension téléchargeable pour le magnifique Borderlands 2 devrait à l'avenir servir de modèle à d'autres développeurs et éditeurs.

Comment atteint-il cet objectif ambitieux ? Examinons-le en détail.

1. Il arrive au moment idéal

Il y a tellement de choses qui prêtent flanc à la critique que l'importance du timing de la sortie d'une extension est souvent négligée. Certains vous fourguent des extensions dès la sortie du jeu ou les ajoutent sur les disques des versions plus chères, laissant aux joueurs l'impression qu'ils ont acheté la moitié d'un jeu. D'autres attendent trop longtemps, proposant des contenus téléchargeables un an plus tard, alors que la plupart des joueurs sont passés à autre chose.

À l'inverse, le timing de la sortie de Capitaine Scarlett est impeccable. Borderlands 2 est sorti il y a seulement trois semaines et, même si l'ajout d'un DLC si tôt après la sortie a généralement tendance à provoquer la consternation, les fans sont en l'occurrence plus sincèrement enthousiastes que méfiants. Pourquoi ? Parce qu'ils sont prêts pour le recevoir.

C'est un jeu structurellement conçu pour être rejoué et qui récompense les joueurs qui s'y tiennent. Pratiquement tous ceux qui ont acheté le jeu à sa sortie le jouent maintenant une deuxième fois, soit avec un nouveau personnage, soit dans un autre mode. Cela implique la découverte de nouvelles variantes dans d'anciennes missions, mais qui restent quand même d'anciennes missions. L'attrait de ces magnifiques mécanismes de gameplay subsiste, mais le frisson de la découverte a disparu. Nous commençons juste à ressentir une fringale pour quelque chose d'autre et Capitaine Scarlett arrive exactement au bon moment pour la satisfaire.

"Si vous vous êtes laissé assoupir par la routine familière des combats, Captain Scarlett va vous tirer de votre torpeur. C'est exactement ce qu'il fallait faire."

2. C'est le même, mais différent

C'est une chose essentielle et un équilibre délicat à obtenir. On a envie d'un DLC qui donne l'impression d'un prolongement - l'extension naturelle d'un jeu existant - pas d'un dérivé aléatoire qui reprend vaguement le gameplay du jeu que l'on a apprécié. Capitaine Scarlett ne veut pas inscrire Borderlands 2 dans un nouveau genre. Il ne se focalise pas sur les véhicules et n'essaie pas de vous fourguer un jeu de course dans la boîte d'un RPG. Il n'abandonne pas la progression de niveau et l'arborescence de compétences pour devenir un simple shooter. Il s'en tient à ce qui fonctionne, mais le perfectionne.

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Heureusement, le jeu ne s'appesantit pas trop lourdement sur le thème des pirates, pas plus qu'il n'a recours à des gags évidents.

Certaines des différences sont purement cosmétiques, de subtils changements dans des paysages familiers qui vous forcent à regarder à nouveau. Il y a de nombreux bidonvilles délabrés dans Pandora, mais Oasis parvient à se distinguer des autres avec ses promenades en bord de mer tristes, étranges et pourrissantes, bordées de palmiers mutants et jonchées de rochers volcaniques grêlés de trous. Des ennemis familiers font leur retour sous de nouvelles formes. Des Stalkers résident ici, de même que des Spiderants et des Crystalisks. Les Sandworms sont théoriquement une nouveauté, mais ce sont clairement des Threshers sous un aspect différent.

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