Borderlands Prise en main
Xbox 360 PC PlayStation 3 Prise en main par Mathieu Micout
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Montré régulièrement à la presse depuis son annonce il y a deux ans mais sans que l’on puisse mettre la main dessus, Borderlands s’est enfin décidé à s’offrir à nous en version pre-Beta jouable sur Xbox 360. Un titre qui commence à se faire désirer donc, mais qui justifie son retard par un lifting graphique complet dévoilé en avril dernier. Fini le rendu réaliste vu et revu partout et place au cel-shading, ce style BD sympa qui apporte au jeu une touche bien plus originale (même si Team Fortress 2 a ouvert la voie). Les développeurs de Gearbox (à qui l’on doit la série de FPS WW2 Brothers in Arms) se sont sans doute rendu compte à quelques mois de la finalisation initiale du projet que Borderlands première mouture manquait cruellement de personnalité. Et qu’il allait être difficile de vendre une toute nouvelle franchise inconnue ressemblant à des dizaines d’autres FPS…
Et pourtant, Borderlands ne manque pas d’atouts pour se démarquer de la concurrence. A commencer par sa réalisation graphique donc, faisant penser à des productions Ubisoft tel XIII ou Red Steel 2, avec un côté futuriste et souvent gore en prime. Cet esprit cartoon parvient ainsi à trancher avec l’ambiance post-apocalyptique qui se dégage des environnements ouverts, dévastés et donc désertiques. Un esprit western futuriste renforcé par une bande son plutôt discrète et délicate (quand la nuit tombe en temps réel par exemple), et sachant se faire plus intense lors des affrontements armés et bien sauvages.

Et hop, voici comment enflammer un punk du désert comme une torche. Et 190 points d’EXP dans la poche !
La version de démonstration à laquelle nous nous sommes essayés (et qui représente le début du jeu) nous place dans un camp de bandit du désert. Alors qu’un robot nous explique les bases des contrôles du jeu de façon ultra-classique, on se rend rapidement compte que Borderlands n’a pas vraiment pris de risque de ce côté en reprenant quasi intégralement les commandes de la série Call of Duty. Efficace ceci dit, et forcément intuitif après toutes ces années passées à fragger les ennemis du « monde libre ». Mais les premiers combats contre des punks du désert nous montre aussi que nous n’avons pas à faire à un énième FPS éculé. La barre de vie qui se vide au-dessus de leur tête, les points d’expérience gagnés en fin de conflit après avoir réussi un « coup critique » et le « niveau 1 » affiché en bas de l’écran ne laisse pas de doute, Borderlands propose de nombreuses composantes RPG.
A commencer par un choix de classe parmi quatre au début du jeu : Soldier, Siren, Hunter et Berserker, quatre façons de jouer, que l’on préfère incarner un personnage équilibré pouvant installer des tourelles de soutien, une demoiselle sachant se rendre invisible et ultra-rapide, un sniper au sang froid ou un guerrier qui a grave la rage et donc de la puissance. Des combattants complémentaires qui ne sont pas quatre par hasard puisque toute la campagne du jeu pourra, en plus du mode solo, être pratiquée à quatre joueurs en coopération. Nous avons pu essayer ce mode en réseau et face à une armada de monstres mutants plutôt musclés, l’action s’est révélée intense avec une entraide obligatoire entre les joueurs. Un partenaire mal en point doit ainsi être réanimé par ses alliés pour pouvoir poursuivre le combat.
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