Borderlands

Une influence Diablolique

Les shooters avaient besoin d'un jeu comme celui-ci. Au cours des dernières années, des éléments de jeux de rôle se sont insinués partout dans les FPS, mais dans Borderlands c'est une hybridation totale. Pas tant, faut-il le souligner, au niveau des choix, de l'histoire et des conséquences – dans ce domaine, il reste comparable à des jeux comme S.T.A.L.K.E.R. - mais au niveau des butins, des niveaux, des caractéristiques, des compétences et dans la façon de jouer avec l'inventaire pour renforcer au maximum le personnage. Gearbox dit qu'il a créé un shooter/jeu de rôle, un RPS (une appellation qui me semble étrangement familière), et cela signifie que vous jouerez un shooter qui ressemble beaucoup à un MMO.

Quand on parle de l'influence RPG de Borderlands, la référence classique est Diablo, mais je pense, en attendant la sortie du troisième Diablo, qu’ il est sans doute aussi pertinent - voire plus – de souligner que Borderlands fait étalage de nombreuses caractéristiques de MMO. Cela se ressent plus fortement dans les zones de début de jeu, ou vous choisissez des missions et où vous faites des allers et retours sur de petites zones de la carte en ramassant du butin et en tuant des punks de bas niveau et des chiens-lézards mutants. Comme la plupart des MMO grand public, Borderlands prend le temps pour trouver son rythme de croisière, et il faut des heures pour commencer à apprécier vraiment l'approche adoptée par Gearbox. Cela ne veut pas dire que ce n'est pas un jeu divertissant dès le début – parce qu'il l'est – mais simplement qu'il prend vraiment son temps pour révéler tous ses tours et vous les faire vraiment apprécier.

Deux raisons justifient la lenteur de l'entrée en matière. L'une d'elles est que vous jouerez probablement la première partie du jeu tout seul. Ce n'est pas un problème : Borderlands peut parfaitement se jouer en solo. Malgré tout, on a le sentiment qu'il manque quelque chose. Ce manque est comblé quand vous commencez à jouer en coopération, parce qu'un des mécanismes les plus originaux du jeu prend soudainement tout son sens.

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Ces mecs avec des masques à gaz post-apocalyptiques ne sont pas à la recherche d'un coin tranquille pour manger.

Il s'agit du « second souffle », qui vous accorde un peu de temps pour tenter de réussir un frag avant que votre santé ne soit réduite à zéro. Si vous parvenez à tuer un sale type, vous êtes remis sur pieds et vous continuez à combattre. Cependant, quand on joue en solo, cela signifie souvent que l'on meurt dans le coin où l'on s'est retiré, parce qu'il n'y a personne sur qui tirer, ni aucun espoir de tuer ce qui est en face de vous. En coopération, vos amis profitent de cette fenêtre pour courir à votre aide et vous remettre sur pied. Ce système devient alors tout d'un coup une idée judicieuse qui améliore l'expérience pour tous ceux qui sont impliqués. Tous les panneaux indicateurs pointent en direction du jeu en coopération.

Il est indéniable que Borderlands est destiné à être joué en coopération. Même si les quêtes en mode solo conviennent parfaitement pour vous occuper et vous divertir, l'augmentation énorme du nombre d'ennemis et de votre puissance de feu quand vos amis se joignent à vous rend l'expérience infiniment plus chaotique et, par conséquent, plus divertissante. Dès lors que l'on peut se remettre sur pied mutuellement grâce à ce système comparable à celui de Gears of War, d'immenses batailles peuvent se dérouler sans que l'on ait à faire une retraite hâtive devant une forte résistance. La structure du jeu, avec des types de personnages dont les compétences se chevauchent, fait que n'importe quel nombre de joueurs convient. À deux ou trois joueurs, c'est parfait, quelle que soit la tâche qui vous attend. Un soldat peut même agir comme un soigneur, en redonnant de la santé à ses coéquipiers, tandis que de nombreux autres effets passifs dus à chacun des personnages dynamisent le groupe de diverses façons.

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Ces insectes géants sont formidablement blindés à l'avant, mais vulnérables à l'arrière.

A quatre joueurs, c'est l'émeute, et chacun d'eux peut rentrer ou sortir au fil de votre progression. Les campagnes sont configurées de telle sorte que trois autres personnes peuvent rejoindre et participer à votre série de quêtes personnelles. Comme vous êtes l'hôte, les autres joueurs rentreront dans votre propre histoire, mais ils tireront néanmoins un bénéfice de leur présence dans votre partie : les niveaux, les armes et les missions gagnées dans le jeu en ligne sont transférées dans les campagnes solo de tout le monde, tout ce qui est hors de portée de votre niveau étant tout simplement inaccessible avant que vous n'ayez atteint un niveau plus élevé. J'ai l'impression que jouer avec des étrangers pourra s’avérer un peu délicat, car il n'y a pas de partage automatique du butin et tout le monde peut prendre ce qu'il veut. Attention donc aux chasseurs de butins.

Il convient de souligner que lorsque l'on joue une partie de haut niveau avec un ami de bas niveau comme équipier, on renforce son personnage. Il est évident qu'il se fera déchirer par des ennemis de haut niveau, quelles que soient les améliorations et la capacité bouclier que vous apporterez à l'inventaire de ce novice, mais c'est une manière très rapide de faire progresser quelqu'un et de remplir son inventaire de nouveaux équipements.

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