Colin McRae DiRT 2

Le plus sale mais le plus beau

Nous l’avions déjà supputé lors de notre preview du mois dernier, mais notre test réalisé avec une version définitive sur Xbox 360 et PS3 nous l’a confirmé : ce Colin McRae DIRT 2 est une belle réussite. Comme un parfait prolongement aux précédentes productions de Codemasters dans le genre, soit DIRT et GRID, il prouve que l’éditeur/développeur est plus que jamais un acteur incontournable du jeu de course sur le marché mondial.

Mais commençons par la ligne de départ, avec ce qui saute en tout premier lieu aux yeux : la réalisation technique. Le moteur 3D Ego n’en finit plus de nous étonner, à tel point qu’on se demande où se situent ses limites. Plutôt que d’utiliser des superlatifs à foison, mieux vaut asséner une bonne phrase franche et définitive : DIRT 2 est le plus beau jeu de course qui nous ait été donné de voir jusqu’à aujourd’hui. En tout cas concernant les environnements (la modélisation des véhicules pouvant certainement être discutée), et sur ce point, même les prochains NFS Shift, Forza 3 et GT5 auront probablement du mal à rivaliser.

La claque graphique est d’autant plus forte que les décors font preuve d’une grande variété, puisque l’on trouve 9 localités aussi variées que ce que la planète peut proposer : Los Angeles, l’Utah, le Mexique, Londres, le Maroc, la Croatie, la Malaisie, le Japon et la Chine. La ville, le désert, la jungle, les côtes, la plaine, on trouve vraiment un peu de tout. Ah si, il manque un environnement neigeux ou glacé tout de même, ce qui ne manquera pas de décevoir les fans du Trophée Andros. Tous ces environnements sont soignés à l’extrême et dans les moindres détails avec des bords de piste fournis, des effets de lumière très présents et on n’a jamais l’impression que les graphistes aient abusé de copier-coller pour se faciliter le travail.

Un bon condensé du dynamisme extrême des courses de DIRT 2.

Pour s’en prendre vraiment plein la vue, le mieux est de jouer avec la vue cockpit, déjà pour profiter de l’intérieur de chacun des véhicules, mais aussi pour voir arriver les particules de poussières sur le pare-brise ou mieux, les gerbes d’eau projetées lorsque l’on passe dans une flaque boueuse placée idéalement sur le circuit. Les essuie-glaces s’activent alors automatiquement, laissant tout de même le pilote conduire à l’aveugle une seconde ou deux, ce qui ne lui rend pas la tâche facile quand la course se déroule en plus de nuit.

Avec une telle réalisation graphique, on pouvait craindre que l’animation ne prenne du plomb dans l’aile, et finalement non, tout est très fluide. À l’exception de certains passages un peu saccadés où toutes les voitures sont regroupées avec parfois quelques accidents spectaculaires comme de beaux tonneaux, on ne ressent jamais de faiblesse d’affichage. Et pourtant, le jeu est parfois très rapide, notamment lors des épreuves de rallye.

Alors, ce ne sont que des considérations techniques, certes, mais elles demeurent tout de même capitales pour un jeu de course, constituant le matériau de base pour une immersion réussie et des sensations authentiques. Et à ce niveau, on ne peut qu’être comblé, on en prend plein les mirettes et les décharges d’adrénaline sont légions. Et évidemment, DIRT 2 propose une prise en main impeccable pour aller avec tout ça.

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