Crackdown

Un GTA futuriste en cell shading pour la Xbox 360.

Quand l’un des concepteurs de GTA repense son fils prodige, lui injecte une bonne dose de fun le tout avec un look décalé destiné à la Xbox 360, cela donne Crackdown. Prenant, efficace, se pose-t-il en véritable successeur ou en pâle copie de la mythique série de la PlayStation 2 ? La tâche s’annonce ardue, tant la référence a placé la barre haute…

Alors que la société (futuriste) est à l’agonie, rongée par les guérillas urbaines et les gangs, les autorités décident d’associer leurs efforts et de créer de nouveaux types de policiers, génétiquement modifiés. Politiquement correct donc, bien loin de l’ambiance pleine de nostalgie du Los Angeles des années 80 de Carpenter… Bienvenue donc à Pacific City, ensemble d’îlots urbains composés de trois îles, chacune étant aux mains d’un gang. A vous ensuite d’y faire le ménage. Avant de tenter d’éliminer le leader de chaque bande, il est indispensable de se débarrasser en amont de ses lieutenants. Au fil du jeu et de vos victimes, vos compétences augmenteront considérablement. Le tir, la course ou la conduite, tout cela est bien laborieux au début de la partie. Comme chez son cousin de chez Rockstar, de nombreux objets cachés et des courses contre la montre sont dispersés à travers la ville. En les collectant vous améliorerez les capacités de votre avatar. Son évolution est vraiment importante, ses nouvelles capacités de déplacement permettront de découvrir de nombreux endroits d’abord inaccessibles.

Génétiquement correct…

1

Ce qui marque le joueur lors de sa première partie, ce n’est pas l’action ni le gameplay mais bien les graphismes. Dans le style bande-dessinée, la comparaison avec XIII se tient… la next-gen en plus. Il y a là un vrai parti-pris, un style, et c’est appréciable. Ensuite vient le plaisir du jeu. Contrairement à GTA, les temps morts sont inexistants, exit les traversées de la carte interminables en quête d’un objectif. On ne s’ennuie pas, mais la durée de vie en pâtit. Mis à part l’élimination des gangs, cela manque de diversité en ce qui concerne les missions annexes. Seules les classiques courses (automobiles et sur les toits) et la collecte d’objet vous changerons des fusillades, aussi intenses soient-elles.

Si Crackdown sait se démarquer du titre phare du genre, les points communs sont légion : commandes, prise en main, visée ou encore les vols de voiture avec ensuite le réglage de l’autoradio…Sauf qu’ici, la musique n’est pas constituée de hits références même si elle demeure très efficace aves ses sonorités souvent familières (une radio se rapprochant notamment des Beastie Boys). La conduite s’avère, elle, presque ennuyante tant les déplacements à pied ajoutés à l’évolution des compétences permet des sauts incroyables.

Plus intense mais moins profond

2

Pour ce qui est des parties sur le Xbox Live, Crackdown laisse un peu sur sa faim. En effet, le mode coopération est seulement disponible sur le Live. Ne pas pouvoir jouer à deux devant sa console est sans doute le plus gros regret du titre. En coop via le Live on se défoule mais, comme en solo, l’IA toujours trop faible transforme vite les scènes d’action en capharnaüm. Au final, si les premières heures s’avèrent haletantes, nourries par l’évolution significative du personnage, les dernières sont plus répétitives. Mais le charme opère, Crackdown est un jeu à consommer tout de suite et rapidement, sans vouloir demander davantage de profondeur. Sur un marché où les jeux se veulent de plus en plus réalistes et complexes, se délecter avec un titre original ne se prenant pas au sérieux est toujours appréciable. C’est beau la différence…

8 / 10

Comment nous attribuons nos notes Crackdown Jérôme Bohbot Un GTA futuriste en cell shading pour la Xbox 360. 2007-06-08T11:11:00+02:00 8 10

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