Crysis 3 PREVIEW

Arc mon amour.

Comment reconnaître le jeu qu'on attend le plus ? Il y a plusieurs méthodes, mais j'en ai découvert une inédite aujourd'hui. Quand, après avoir joué quinze ou vingt minutes, vous vous apercevez que le boss de la boîte qui développe Crysis est à moins de trois mètres de vous, que les questions à poser commencent à se bousculer et que vous vous dites : "osef, il est vraiment trop cool cet arc nano, je préfère continuer ma partie".


Bon, c'est dommage, parce que le bonhomme - il s'agit évidemment de Cevat Yerli - n'est pas avare en informations techniques et Crysis 3 est probablement un des deux ou trois plus beaux jeux du moment. Certes, les jeux magnifiques se bousculent (Far Cry 3, Max Payne 3…), mais ils sont franchement un cran en dessous de Crysis 3. Vous en avez probablement marre du titre "plus beau jeu du monde" ; je m'en abstiendrai donc. Mais franchement, Crysis 3 envoie du très lourd.

Et c'est pas tout… Vous commencez à nous connaître : on a fait un petit tour du côté des paramètres graphiques. Les options prédéfinies sont divisées en quatre niveaux, de Good, jusqu'à Extreme - respectivement premier et quatrième seuil de qualité. Le PC était réglé sur le troisième !

J'ai évidemment voulu switcher, mais il fallait redémarrer le jeu. Étant donné que Crysis 3 n'est pas finalisé et qu'il y a peut-être de bonnes raisons pour que les paramètres soient réglés ainsi, j'ai préféré ne pas faire exploser le PC, me rappelant de l'engueulade d'une attachée de presse le jour où j'ai voulu tester l'efficacité de son clavier soi-disant étanche. Cette preview a donc été faite dans des conditions plus qu'intéressantes, mais pas ultimes. On en garde sous le pied pour le test, où on vous disséquera chacun de ces modes à la loupe.

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Là, la question que l'on peut commencer à se poser, c'est de savoir si Crysis 3 est oui ou non le Crysis qu'on attendait. Le premier était intéressant, mais un peu trop démonstratif, sur l'air de "regardez ce qu'on sait faire". De toute façon, le problème majeur de Crysis, c'est qu'au jour de sa sortie, aucun PC ne le faisait tourner de façon fluide en boostant les paramètres graphiques au maximum sans passer par de l'overclocking extrême, à une époque où ça restait tout de même réservé à une minorité.

Vint ensuite Crysis 2 qui a tant déçu par son environnement urbain. Et puis aussi parce que ça manquait de surprises. Mais c'était moins tape-à-l'oeil et forcément, on a été un peu dépités. Les joueurs sont-ils des éternels insatisfaits ? Aurait-il mieux valu que le premier se déroule plus modestement dans une ville et le deuxième dans la jungle ? Car le premier était probablement trop ambitieux et Crytek a surestimé le pourcentage de joueurs prêts à changer de machine pour un seul jeu. Un jeu peut-il être trop ambitieux ? Les plus développeurs d'entre vous ont peut-être assisté à cette conférence de Crytek à la GDC parisienne où deux membres de l'équipe ont évoqué durant toute une session, les multiples façons de déstructurer un arbre virtuel en fonction de la capacité destructrice des projectiles. Une conférence d'une heure là-dessus. Passionnant, mais digne des prix IgNobel, il faut bien l'admettre.

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Voici donc Crysis 3, magnifique, mais qui ne devrait pas faire tousser les dernières cartes graphiques tant elles sont puissantes et qu'on installera peut-être sur SSD, histoire de mettre toutes les chances de notre côté.

Mais Crysis 3, ce n'est pas simplement un enchaînement de graphismes bluffants et d'effets somptueux. C'est aussi un jeu qui transpire les bonnes idées, comme nous allons le voir maintenant.

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