The Darkness II - Test

Enfin le test !

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Quand en sous-titre de cet article j'écris "Enfin le test !", ce n'est pas que le jeu a souffert d'un retard quelconque, qu'il a eu le même destin qu'un Duke Nukem Forever, que son éditeur a préféré sa date de sortie calée à un trimestre fiscal plus favorable… Non. Je viens de vérifier : j'ai écrit quatre previews sur le sujet ce qui fait de moi le dernier des sarkozystes, je pense.


Le "travailler plus pour gagner plus", je dois être effectivement le dernier à l'appliquer. Certes, le sarkozysme et la malédiction qui frappe Jackie Estacado n'ont rien en commun. On a une mafia protégeant comme un seul homme le chef, un monstre sans pitié et incontrôlable… Ben, oui, je parle de The Darkness 2.

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Rappel : les tentacules n'aiment pas la lumière ; exposés, ils se rétractent.

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Tiens, ces marionnettes rappellent vaguement quelque chose…

Cinq articles sur le même jeu ? Grâce à Take Two et The Darkness 2 j'ai pu faire du Fouquet's ma cantine. Je me suis cependant un peu demandé : "et si The Darkness 2 avait été mauvais ? Cinq ans de news, de previews à oublier complètement…". Ça aurait été dommage. Mais ce n'est pas du tout le cas.

The Darkness 2, ce ne sont pas des graphismes très spectaculaires, c'est un peu ce que l'on reprochera au jeu, mais c'est dû à sa charte graphique. Les développeurs sont partis sur du cel-shading, pour évidemment coller à l'esprit de la BD (The Darkness, au départ, c'est un Comics). La contrepartie, c'est que tout est très lisible à l'écran. On se dit que non, ce n'est pas possible, on n'est pas train de tirer une jambe dans une direction et sur l'autre dans le sens opposé pour faire deux bouts d'homme. On se dit que non, on n'est pas en train d'extraire le coeur d'un type par son… Non, je n'ose y croire.

Le héros de ce jeu est victime d'une malédiction. Le Darkness l'habite. Le Darkness est une créature qui surgit dans l'obscurité, qu'on ne maitrise pas forcément. La personne qui en est victime voit deux tentacules lui sortir du corps, ce qui lui permet de faire quelques bricoles en plus. Celle de gauche permet de lancer des objets avec une rare violence. Celle de droite fouette violemment les choses. Les tentacules permettent aussi des finish moves particulièrement ignobles. Quand je dis ignoble, je ne prends pas le mot à la légère. Vous en avez un petit exemple dans le paragraphe du dessus. On a aussi les inévitables décapitations, les découpages horizontaux, mais aussi verticaux.

En tuant, Jackie récupère de la vie ou des points, en arrachant les coeurs sur les cadavres de ses adversaires. J'appelle cette phase où tous les ennemis d'une zone sont morts, et que vient le moment de manger les coeurs, la moisson. C'est particulièrement intéressant pour la progression du personnage.

Jackie va en effet s'améliorer au fur et à mesure. Il pourra répartir des points dans un arbre de talent à quatre branches. Le premier, le plus utile à mon sens, permet d'améliorer les compétences en armes à feu : plus de balles en réserve, mise en place de nouvelles munitions plus rapide etc. Bien évidemment, on se dit que le jeu avec les tentacules est plutôt fun et qu'au moins, ça ne consomme pas de balles. C'est tout à fait vrai, mais vu les niveaux, on s'aperçoit que c'est une belle alternance entre les armes à feu et les tentacules qui s'avère la plus efficace. Les tentacules gèrent les ennemis au corps à corps ou à mi-portée, les armes à feu éliminent les ennemis très éloignés.

Et le plus jouissif de The Darkness 2, c'est de trouver le rythme idéal, pas de couper les gens en morceaux ou de terminer les niveaux. C'est vraiment comme si on avait quatre bras.

Quatre bras, plein de chocolat.

Quel hasard que cette malédiction soit tombée sur un membre de la mafia. Ça serait tombé sur un testeur de jeu vidéo, il aurait pu écrire deux fois plus et gagner deux fois plus, faire huit previews de The Darkness 2. Là, j'aurais racheté le Fouquet's.

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