Test - Dead Space
Ishimura mon amour
Quand votre bibliothèque à DVD croule littéralement sous le poids de films comme Alien, Event Horizon, The Thing de Carpenter, Creature (mais si, le joyeux nanar avec Klaus Kinski, voyons !) et autres films horrifiques d’inspiration extra-terrestre, vous ne pouvez qu’être à l’affût d’un titre comme Dead Space. C’est mon cas et cela fait maintenant plusieurs mois que je suis de près le développement de ce titre. Développé par le géant Electronic Arts que l’on connait davantage pour ses séries grand public succès, le jeu porte depuis son annonce la promesse d’un mariage sanglant entre un scénario de film d’horreur dans l’espace et un gameplay à la Resident Evil 4. Mais une fois la galette en main, le jeu tient-il toutes ses sanglantes promesses ?
«Dans l’espace, personne ne vous entend crier» - Alien
L’amateur de septième art horrifique a toutes les raisons de se réjouir lorsqu’il arpente les couloirs de Dead Space : le jeu est ultra référentiel au genre et multiplie les clins d’oeil aux long-métrages cultes qui nous ont fait frémir dans l’espace. On pense bien sûr à Alien, référence absolue, mais aussi à des films plus récents comme l’excellent Sunshine de Danny Boyle. Le pitch du jeu rappelle également par certains aspects le très réussi Event Horizon de Paul Anderson.
On incarne ici Isaac Clarke, ingénieur de son état et membre d’une équipe de sauvetage appelée en renfort pour prêter main forte à un vaisseau d’exploration. Après avoir découvert un mystérieux artefact, l’USG Ishimura a coupé toute communication. Et pour cause : les centaines de personnes de l’équipage se sont transformés en de terrifiants mutants. Oubliez les militaires surarmés de Aliens : le personnage principal de Dead Space va devoir affronter la menace extra-terrestre en utilisant ses outils de travail genre scie ou cutter plasma… qui feront amplement l’affaire pour trucider des mutants transgéniques particulièrement affectueux. Ajoutez à cela un brin de mélo avec la présence de la petite copine d’Isaac sur le vaisseau et vous obtenez l’un des pitchs les plus convenus dans toute l’histoire du jeu vidéo.
Voilà à quoi ressemble l’autochtone moyen sur le vaisseau .Un conseil : visez les jambes (ou ce qui y ressemble).
Prenez le personnage principal de Resident Evil 4, pour la caméra et le gameplay, et envoyez-le dans la base spatiale maudite de Doom 3 et vous aurez une bonne idée de ce à quoi ressemble Dead Space. D’un côté, une jouabilité et une mise en scène très réussies et de l’autre des décors et événements qui fleurent bon la redite et la traversée de couloirs à répétition.
Avec Dead Space, Electronic Arts compte développer une histoire sur plusieurs supports puisqu’une bande dessinée et un film d’animation accompagnent la sortie du jeu vidéo. J’ai pu voir Dead Space Downfall, un animé de plus d’une heure qui présente les événements précédant le début du jeu. Malgré la qualité assez médiocre du graphisme et de l’animation, le film permet de se mettre dans l’ambiance et plusieurs allusions sont faites à des événements vus dans Downfall au cours du jeu. Le rythme est assez enlevé et quelques scènes gorissimes feront sourire les amateurs du genre. Il est tout de même surprenant de voir la différence de qualité qui existe entre le jeu vidéo, graphiquement très léché (sluuurps !, très affectueux on vous a dit) et ce film d’animation peu convaincant.
«L’Espace est infini. La terreur aussi» - Event Horizon
Le premier boss du jeu. Pas trop difficile à moucher, même si l’on n’est pas à l’abri d’attraper le tournis…
Dead Space Downfall se termine en toute logique sur l’arrivée du vaisseau de sauvetage (mais non, je spoile pas voyons !) et le jeu vidéo prend le relais. D’entrée, on est agréablement surpris par l’ambiance graphique. L’architecture du vaisseau, qui rappelle parfois beaucoup celui du film Event Horizon (si vous n’avez pas encore vu ce film, courez le voir !). Le personnage principal a également une belle allure avec sa cuirasse de travail qui lui dissimule le visage sous un halo lumineux. On n’ose pas imaginer comment il peut voir devant lui mais le rendu est probant et en jette grave dans les scènes plongées dans l’obscurité.
Accessoirement, Isaac est aussi complètement muet pendant tout le jeu, mais c’est là un autre problème. Dès les premiers pas dans l’USG Ishimura, Dead Space pose l’ambiance puisqu’on assiste à l’extermination d’une bonne partie de l’équipe qui nous accompagne par vitre interposée. Une première giclée de sang à l’écran, un premier monstre qui veut vous faire la peau et une première course poursuite dans les couloirs de la base : on est bien dans un pur survival horror et le ton est donné d’entrée.
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Commentaires (6) Latest comment il y a 4 années
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Une ambiance à mutiler au pisto-laser qui se doit d'être appréciée par tous ;)