Dead to Rights : Retribution

Il manque de chien !

Je n’aime pas les films d’action du genre décérébrés. Pourtant parfois, je me surprends à zapper sur des trucs grotesques où les coups de feu et explosions prédominent sur le reste. La série Dead To Rights, c’est un peu ça en version vidéoludique. Même ce nouvel opus ?

Que ce soit sur la Xbox première du nom ou sur PlayStation 2, les Dead To Rights n’ont jamais fait dans la dentelle. Soyons clairs, Volatile Games n’a pas vu de raisons pour que cela change. Le « scénario » nous met (à nouveau) dans la peau de Jack Slate, un policier fin comme du gros sel et Shadow, son chien. Oui, vous avez bien lu, certains niveaux se font sur deux pattes, d’autres sur quatre...

Le scénario tient en une ligne : Grant City est une ville gangrenée par les mafias et autres triades et il va falloir nettoyer tout ça. Amis poètes et amateurs de littérature, bienvenue ! D’entrée (ou presque), le premier niveau nous place dans une prise d’otages au sein d’une gigantesque tour de bureau. Die hard, sort de ce corps !

Dédicace à Nadine Morano

Le héros décide alors de négocier à sa manière, c'est-à-dire exterminer toute forme de vie hostile, et ce de toutes les manières qui lui tomberont sous la main, ou les pieds. Il faut bien avouer que les premières minutes sont difficiles. Gameplay rigide, graphismes moyens, dialogues au limite du supportable, IA d’un autre âge… On se sent vite seul devant sa télé.

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En fait, ce titre reprend plein d’éléments (du bullet time aux ralentis) de nombreux hits d’action sans en avoir la saveur… Passé le premier niveau poussivement (et le prologue à 4 pattes), la mayonnaise commence à prendre.

A force de cinématiques, on peut vite se croire devant Steven Seagal ou un Bruce Willis d’il y a quelques années.

Ensuite, c’est avant tout l’intensité des chapitres (10 au total) qui du coup noie partiellement les défauts, ô combien nombreux.

Difficile de s’attarder sur les graphismes et autres subtilités d’usage quand l’écran est recouvert d’hémoglobine et de d’explosions. Car il faut bien le dire, en plus de son action haletante, Dead to Rights : Retribution est extrêmement violent. De la violence gratuite, où le héros déploiera tous ses talents (et ses très nombreux combos) pour exterminer tous ses semblables, quand ce ne sera pas son chien qui leur déchiquètera la gorge dans de longs râles… Bref, les champs de bataille baignent vite dans l’hémoglobine, et ça a du bon parfois. Dédicace à Nadine Morano !

Bande-annonce du jeu.

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