Test - Disgaea 3 : Absence of Justice

Retour sur les bancs de l'école au pays du mal

Oyez ! Oyez ! Fans de J-RPG tactiques, il y a du nouveau dans le Netherworld, le pays des Overlords. Oups… il y a erreur. Désormais il faudra dire dans le Sous-monde, le pays des Seigneurs. Bon OK, les noms Netherworld et Overlords faisaient quand même plus classe, mais il faudra bien s’y habituer, car désormais Disgaea est en français, pour le plus grand plaisir des défenseurs de la langue de Molière ou ceux qui ont tout simplement la flemme de s’attaquer à un bon gros J-RPG en anglais où le scénario teinté d’humour est un élément essentiel. Le passage en version française saura-t-il conquérir les joueurs qui ont boudé par deux fois les précédents épisodes de la saga ?

En 2004, Disgaea, était un peu l’ovni que personne n’attendait vraiment. A première vue, rien ne détachait ce RPG au look 100% manga des autres jeux du même type sur les étalages des magasins. La popularité du titre est apparue petit à petit, profitant beaucoup du bouche à oreille entre les joueurs. Le succès n’est malheureusement pas tout à fait au rendez-vous, puisque seuls les plus assidus mèneront à terme ce premier opus. Les autres le laisseront bien souvent en plan, faute à un niveau de difficulté trop élevé, un scénario ponctué de gags décalés et de jeux de mots tout en anglais souvent inaccessible même aux plus férus anglicistes. Malgré tout, les joueurs étant arrivés à boucler cette palpitante aventure en gardent un souvenir d’autant plus fort.

Disgaea, c’est un peu une histoire de couple mal assorti et complètement déjanté entouré d’une pléiade de persos secondaires tout aussi barrés. «Disgaea : The Hour of Darkness » (premier du nom) nous faisait incarner l’hyper charismatique Laharl (le prince des démons) dans sa quête de conquête du Netherworld. Il était accompagné de la diabolique Etna, la tortionnaire de Prinny. Le deuxième opus voit apparaître un nouveau couple made in Nippon Ichi. Adell le bon samaritain (opposé parfait de Laharl) en duo avec Rozalin, une démone fille à papa complètement à coté de la plaque.

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Toujours omniprésent, l’humour parfois absurde est un des points clef de Disgaea. Et ce troisième volet ne déroge pas à la règle.

Disgaea 3 : Absence of justice voit arriver un nouveau personnage tout aussi barré que Laharl. Il s’appelle Mao et est l’Etudiant d’Honneur de l’Académie du Mal du Sous-monde. Ce titre bien ronflant, Mao ne l’a pas spécialement mérité, il est juste le fils du Seigneur Doyen de cette académie, rien de plus. Cela, ne l’empêche pas de sécher les cours. D’ailleurs il n’y va jamais, ce qui est plutôt bien vu par l’académie. Pour contraster le duo, Mao se retrouve affublé de Raspberyl, son amie d’enfance, la délinquante rebelle de sa classe (celle où il ne va jamais).

L’histoire de Disgaea 3 se déroule donc principalement à l’Académie du Mal du Sous-monde. Cet établissement a pour vocation d’engendrer les plus vils démons et autres monstres en tous genres. Parmi eux, Mao âgé de 1578 ans – l’histoire ne dit pas combien de fois il a redoublé… - ne va jamais en cours et n’a qu’un but : exploser la tronche de son père (une vision infernale de l’âge bête en quelque sorte). La cause ? Ce dernier a réduit à néant les millions d’heures de sauvegarde de ses jeux vidéo favoris, de quoi rendre fou un démon otaku - imaginez vos persos de World of Warcraft envolés. Et le seul moyen de vaincre le Seigneur Doyen est de devenir un héros. C’est ce que Mao a trouvé de mieux avec son quotient maléfique de 1,8 million. Vous l’aurez bien évidemment compris, du point de vu d’un démon, toutes les valeurs morales sont inversées. L’amour ou la justice ne veulent pas dire grand-chose.

Alors comment faire pour devenir un grand héros ? Rien de plus simple, on en enlève un vrai et on lui ordonne de vous montrer comment procéder. C’est Almaz von Almandine Adamant – c’est parfois dur d’être une icône de jeu vidéo - qui va en faire les frais. Ce héros autoproclamé réduit à l’état de sous-fifre par Mao, n’est finalement qu’un clown jouant au brave. Sauf aux yeux de Raspberyl qui le prend vraiment pour un vaillant aventurier. Il faut dire que cette jeune démone se la joue carrément rebelle. C’est en quelque sorte la super délinquante de l’Académie du Mal. Pensez donc : elle arrive à l’heure en cours, fait ses devoirs et ne fait jamais l’école buissonnière. Un comportement qui frise la correctionnelle dans Disgaea.

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Une scène typique de cours à l’Académie du Mal. Certains élèves moins doués que les autres n’ont droit qu’à un grand carton en guise de bureau…

L’humour façon «Nippon Ichi Software» est donc toujours au rendez-vous. Ce troisième opus joue beaucoup sur la carte parodie de manga et d’anime. Le jeu démarre sur l’avertissement typiquement japonais concernant le confort de vision souvent présent au début des séries d’animations qui précède une intro typiquement manga, présentant toute la galerie de personnages du jeu, le tout sur le rythme d’une chanson sous-titrée. Les habitués devraient y trouver leur compte. C’est ensuite au tour de l’histoire de Mao de débuter. Il se passionne pour un héro aux pouvoirs gigantesques rappelant furieusement un certain Goku. Le cadre scolaire rappelle bien évidement tous les anime se déroulant pendant la période du collège/lycée chère à nos amis japonais. Sans compter certains profs bariolés se la jouant très Sentai (Bioman) et déambulant ici et là dans les couloirs de l’établissement.

Les clins d’oeil vont jusque dans les attaques spéciales de certains personnages comme celle du Sabre Dansant qui rappelle furieusement l’attaque à trois sabres de Roronoa Zorro du staff One Piece. Malgré tous ces petits clichés, Nippon Ichi a une fois de plus joué la carte de l’originalité et du décalage quand aux nombreuses explications et autres descriptifs d’armes ou d’attaques spéciales. Par exemple la Fausse Hache a pour notice «Ou comment couper un radis en trois jours», les armes pour monstres comme le Poing de chat : «Miaou – Traduction : Je vais tous vous tuer». Aucun des items du jeu n’est épargné comme l’objet de soin «Barbe à papa» qui est décrit comme un truc que l’on trouve dans les foires louches. Et il y en a au total des centaines, il faudra donc un sacré paquet d’heures pour mettre la main sur l’ensemble de ces objets, attaques et armes décrits avec humour.

Commentaires (4) Latest comment il y a 3 années

Fermés

  • luffy #1 il y a 3 années

    Ce nouveau disgaea à l'air vraiment énorme :)
    Dommage que les graphismes soit restés ceux de la ps2.
  • mouize #2 il y a 3 années

    Je confirme, il est énorme !

    C'est clair que les graphismes sont vraiment moches, mais c'est une faiblesse qu'on oublie bien vite, étant donné qu'il y a des tas de mécanisme à comprendre et a tester, différentes possibilité de combinaison de spécial, etc ...

    Ce jeu est extrêmement riche en contenu, chose rare dans les jeux d'aujourd'hui.
  • Sumomo #3 il y a 3 années

    Ce jeu est vraiment énorme.

    De quoi occuper pendant de longues soirées en perspective. Sinon l'humour est toujours là et on rigole bien.
  • mogez #4 il y a 3 années

    Cool !!! Enfin, un vrai bon tactical-RPG !
    Ca commençait à faire long ;)