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Divinity II : Ego Draconis Test

Xbox 360 PC Test par Léo de Urlevan

26 octobre, 2009

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Quand dans une rédaction on répartit des jeux, cela se fait sur plusieurs critères. Il y a bien entendu les affinités avec le genre du jeu mais également la connaissance de l'univers du titre en question. Inutile de mettre un jeu de foot dans les mains de Laurent, par exemple. En revanche, si vous voulez quelque chose d'un peu pointu à base de sous-marins allemands ou de généraux napoléoniens, il répond présent. Pour ma part, je n'ai pas plus d'affinité avec les univers médiévaux fantastiques que ça, enfin, comme tout le monde, mais j'ai joué aux autres Divinity. Donc, voilà, c'est sur moi que ça tombe, et logiquement, j'allais forcément retrouver des mécanismes des premiers jeux de la série dans cet opus.

Or, rien. Rien de rien. Le jeu aurait pu s'appeler n'importe comment, pas à un seul moment un joueur d'un des premiers Divinity ne retrouvera au moins un aspect connu dans Ego Draconis. Attention, cela n'est pas forcément péjoratif, car on garde un excellent souvenir de la franchise : un gameplay à la Diablo, hack'n'slash donc, dans des niveaux absolument gigantesques. Chacun d'entre eux devait effectivement totaliser la superficie de l'ensemble des niveaux de Diablo, justement. C'était propre et fun.

On aura beau chercher des heures, Divinity II n'a absolument rien à voir avec ses prédécesseurs. Tout commence par l'arrivée du héros dans un village. Il devra obtenir ses pouvoirs de Draconis avant de commencer réellement l'aventure. Les Draconis constituent une sorte de milice anti-dragons. Leur look, avec leurs yeux entièrement bleus, étonne toujours un peu tout le monde. Mais ce qui surprend le plus, c'est qu'ils sont très respectés, alors qu'on n'a pas vu un dragon depuis des décennies. Le héros s'occupe donc de tâches assez ingrates, eu égard à leurs pouvoirs. Le Draconis débutant que vous êtes pourra choisir trois voies différentes, assez classiques : guerrier, mage, ranger. Nous reviendrons sur la progression du personnage un peu plus loin parce que ce point est vraiment étonnant.

'Divinity II : Ego Draconis' Screenshot 1

Les textures ne sont pas toujours bluffantes, c'est le moins que l'on puisse dire.

Ce n'est que la mise en bouche de la mise en bouche. En fait, avant d'être réellement un Draconis, d'accéder au talent suprême, la transformation en dragon, il faudra cumuler pas mal d'heures de jeu. Avec ce talent, on comprend qu'il n'était plus possible de faire un jeu en 3D isométrique ou dans une 2D et demie. Le passage à la 3D était obligatoire et s’avère un peu décevant. A l'époque, Beyond Divinity, sans être une claque, était extrêmement satisfaisant, techniquement parlant. Là, Divinity II est assez quelconque dans ce domaine. De plus, une multitude de petits problèmes techniques finissent par agacer, sans qu'ils ne soient pour autant complètement rédhibitoires.

Graphiquement, tout d'abord, les traits sont grossiers. Au début d'un jeu, à la création du personnage, même si on n'est pas tout à fait fan des Barbies, on passe au moins deux minutes à s'amuser à créer un perso. Ici, tout est très quelconque, comme le seront tous les PNJ du jeu. Les animations, les démarches sont également assez pataudes. Quant aux collisions, elles sont, comme souvent dans ce type de jeu, assez foireuses. En disant ça, vous imaginez la tête d'un ennemi incrusté dans un arbre après un coup d'épée particulièrement musclé ? Pas que. On a carrément pu voir un personnage assis sur une chaise qui se trouvait un mètre sous ses fesses. Rassurez-vous, nous n'avons vu cela qu'une fois mais dans la mesure où ça se passe dès les premiers instants du jeu, ça frappe un peu.

'Divinity II : Ego Draconis' Screenshot 2

Heureusement, la luminosité HDR est une pure merveille de naturel.

Et puis il y a le clipping, très prononcé. Rappelons que le clipping est le phénomène qui fait qu'un élément du décor apparaisse d'un seul coup, de façon brutale et non pas progressivement ou de façon plus nette au fur et à mesure qu'on se rapproche de lui. C’était souvent frappant dans les jeux de course auparavant. Dans les titres où le joueur bénéficie d'une ligne de vision importante, cela arrive encore aujourd’hui. Souvenons-nous de la version PC d’Oblivion. Si l'on n'avait pas eu la possibilité d'aller bricoler les".ini", c'eut été catastrophique. D'un autre côté, Oblivion avait pas mal d'excuses. Le clipping intervenait quand on faisait avancer son personnage en faisant attention à l'autre versant de la montagne. La végétation n'apparaissait pas toujours correctement sur des textures grossières. Mais vu l'ambition d'Oblivion, on lui a pas mal pardonné. Là, l’effet pop up de textures est présent à une trentaine de mètres devant le joueur, pas à plusieurs centaines de mètres ! La végétation est assez dense par moment mais cela n'a rien à voir avec la complexité de la scène. Qu'il y ait de nombreux brins d'herbe ou une texture sableuse, c'est la même chose. Le clipping est là tout le temps, et proche. Et jamais on ne se retrouve devant quelque chose d'aussi compliqué que dans Oblivion. Le monde semble ouvert mais ne l'est pas, comme nous allons le voir maintenant.

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Commentaires sur: 1-3 de 3

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Arikado
26/10/09 @ 16:53
#1
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Je l'ai, mais j'avoue que j'ai pas encore eu le temps d'avancer beaucoup dans le jeu. D'un autre côté je suis sur Risen, et Dragon age arrive... Forcément, celui ci passera en 3ème position ^^ sauf si entre temps, mass effect 2 arrive, et là, ce sera l'horreuuuuuuuur ^^
raziel691
26/10/09 @ 20:12
#2
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Non franchement je vous trouve super dur avec le jeu ! car même si graphiquement c'est pas le top (je suis sur xbox360) y a pas de quoi crier au scandale surtout que l'ambiance et l'humour et bien supérieure a se qui se fait actuellement.
Les quêtes sont vraiment sympa et la possibilité de lire dans les pensées (et la personne n'en parle dans le test alors que c'est super important !!) permet de creusé les pnj et ainsi sert a l'immersion.
Après pour les combats je suis pas d'accord ! ils sont tres techniques et ils obligent a une progression soutenue et a une bonne stratégie d'approche.
Perso je me suis pas autant amusé depuis Mass effect ( et je dois dire que j'en ai "ma claque" des rpg jap qui ressemble plus a rien !!) la difficulté est la et le challenge n'est effectivement pas pour du "casual"
7.5/10 voila ma notation (pas plus car graphiquement ca pèche et une option "Co-op" aurait vraiment rendu le tout impeccable !) mais bon apres tout c'est avant tout l'histoire , l'immersion et l'intérêt en général que j'apprécie.
Arikado
27/10/09 @ 08:52
#3
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D'accord avec raziel dans l'ensemble, en tout cas pour ce que j'ai vu du jeu :). C'est pas pour rien que je l'ai acheté non plus ;)

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