Dragon Age : Origins - Return to Ostagar Test
Xbox 360 PC PlayStation 3 Test par Dan Whitehead
Depuis la mode du contenu téléchargeable, joueurs et éditeurs se demandent quel modèle adopter pour leurs DLC. Quel prix est raisonnable pour DLC ? Que doit apporter à un jeu, un DLC digne de ce nom ? Et pourquoi ne pas avoir mis le contenu en question directement dans le jeu original ? Ou bien, pourquoi sortir des cartons un truc que l'on n'avait pas juger pertinent de l'y mettre ?
Il est plus que probable que Return to Ostagar, le dernier DLC en date des très occupés développeurs de BioWare, ne puisse apporter de réponse satisfaisantes à ce flot de questions. C'est une petite chose maigrelette, facilement oubliable, certes pas cher, mais n'apportant pas plus de 30 minutes de jeu. A part perdre du temps à chercher des armures, des armes et quelques vêtements, vous ne ferez rien de plus.
Comme son nom l'indique sans équivoque, vous voilà de retour à, oui, en effet, Ostagar, là où s'ouvrait la cinématique de début de jeu de Dragon Age à qui ce DLC ne rend pas hommage.
La quête commence par une rencontre en forêt, non loin du lac Calenhad. Un allié de Cailan vient d'être agressé par un groupe de malandrins. Lorsque vous arrivez sur les lieux du crime, il est trop tard pour l'aider, mais avant de trépasser, le malheureux a le temps de vous tousser dans l'oreille qu'il connait l'emplacement d'une clef qui ouvre un coffre : « Vous trouverez des documents et l'épée sacrée. Allez à... Ostag... aaarg. ».
Vous voilà donc en train de revisiter des lieux déjà vu au début de Dragon Age, sauf que maintenant, ils sont recouverts de neige et infestés de Darkspawn. Le but est de retrouver, d'une part, la clef et son coffre et d'autre part, de localiser la fameuse armure de Cailan.
Pour un jeu qui fait la part belle aux personnages et à l'aventure qu'ils vivent, c'est à un voyage assez inintéressant que vous convie ce DLC. Le chemin vers Ostagar est pour l'essentiel linéaire, à peine égaillé par la présence de quelques babioles sans intérêt et de coffres fermés. Il n'y a pas de puzzles, pas de secrets à percer et, le soldat mourant du début excepté, pas d'interaction avec des NPC. Vous traversez la carte, abattant ceux qui sont sur votre route et ouvrant la moindre boîte qui brille un peu et c'est tout.
En dépit de mon style de jeu compulsif, qui consiste à regarder partout afin de récolter le moindre fifrelin qui traîne, il m'a fallu -la première fois, 45 minutes pour mener à bien ce DLC. En le rejouant avec différents personnages, afin d'essayer de voir si quelque chose m'avait échappé, il m'en a fallu 25. Dans la mesure où le jeu est sorti il y a des mois et que vos personnages ont sans doute terminé Dragon Age, il est probable qu'à l'instar de mon Mage 25 ou de mon Rogue 22, vous traverserez cette « aventure » en baillant.
A la fin de l'histoire, j'ai cru un moment que l'ogre qui avait tué Cailan et qu'un Darkspawn avait ramené à la vie pour les besoins de ce scénario, allait me donner un peu de fil à retordre. Même pas : je m'en suis débarrassé en 20 secondes !
Le plus triste de tout ça, c'est de voir à quel point ce DLC évite soigneusement d'aborder tout ce qui plaisait dans Dragon Age et faisait sa grandeur. La galerie de personnages n'a rien d'intéressant à faire et si vous n'avez pas les bonnes personnes dans votre équipe, la cinématique offerte au moment de la découverte du corps de Cailan manquera cruellement de sel
En réutilisant de vieux lieux et adversaires sans apporter la moindre once de nouveauté, Retour a Ostagar ne vaut pas qu'on entreprenne le voyage. BioWare à su créer un monde très intéressant avec Dragon Age mais il s'agirait maintenant de réussir à l'explorer un peu mieux. Pour le dire assez sèchement, ce Retour est un pas dans la mauvaise direction. Espérons que Dragon Age : Origins – Awakening saura nous faire le faire oublier le mois prochain.











