Test - Dragon Quest V : La Fiancée Céleste

Les fils de l'homme.

Depuis 2006, la série Dragon Quest reproduit le même schéma que celui tracé par Final Fantasy VII fin 1997 en Europe. La PS2 ouvrait le bal avec Dragon Quest VIII renommé pour l’occasion Dragon Quest : L’odyssée du Roi Maudit histoire de ne pas embrouiller les joueurs avec une série chiffrée de I à VIII et servie dans le désordre. Contrairement à la grande saga fantasyenne, celle de Dragon Quest se veux moins complexe dans ses grandes lignes, et donc beaucoup plus classique dans sa manière de traiter le RPG traditionnel. Là où Final Fantasy narre une aventure complexe mixant modernité et heroic fantasy puisant dans bon nombre de poncifs, son rival lui, nous transporte dans des univers plus proche d’un conte médiéval féerique ou d’une fable. Elle n’en est pas pour autant moins inspirée. Enclenchée au mois d’octobre 2008 avec L’épopée des Elus sur DS, la suite de la grande trilogie de Zénithia reste-t-elle toujours aussi passionnante?

Ce qui est terrible avec Dragon Quest, c’est qu’à partir du moment où l’on a un peu pratiqué cette série, l’arrivée d’un nouvel épisode donne vraiment ce sentiment unique de se retrouver comme chez soi. A commencer par l’immortalissime thème d’intro démarrant en fanfare et gonflant à bloc n’importe quel joueur en manque d’aventure épique. La magie de Dragon Quest commence toujours de cette manière, et ça fait 20 ans que ça dure.

Malgré – bientôt – sa dizaine d’épisodes, la saga ne s’étale pas sur un seul et même scénario extensible à souhait. Et comme pour Final Fantasy chaque opus est unique et ne donne, sauf exception, jamais de suite. Le numéro VIII sera par exemple une préquelle à l’histoire de Yangus – un titre malheureusement resté dans les rayonnages des magasins nippons. Comme ce dernier, Dragon Quest V fait une petite entorse à la règle, les épisodes IV, V et VI forment la trilogie Zénithia sortie à l’époque sur Super Famicom. Malgré ce principe de trilogie, chaque histoire est pourvue de personnages propres ainsi que d’un scénario qui ne déborde pas sur celui des deux autres. Seuls quelques petits points parsemés ici et là font le lien entre les trois.

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Selon le choix de votre dulcinée, vos enfants seront différents, enfin leur couleur de cheveux principalement.

Si ce deuxième chapitre devait se résumer en une phrase, on pourrait clamer que : «c’est une belle leçon de vie» comme dirait notre cher Pat. Dans la salle du trône, la tension est palpable, le roi Pétros fait les cents pas en attendant la naissance de son successeur. L’histoire commence sur un heureux événement (ou presque) : la naissance du héros que l’on incarne. Quelques années plus tard, le décor a bien changé, on retrouve un duo père-fils dans un modeste petit village bien loin d’une vie de château. Le jeune héros âgé alors d’une dizaine d’année ne sait rien de ses origines royales et voyage de villes en villages avec son père. L’histoire vous révélera rapidement ses premiers secrets quand à l’origine exacte du périple de ce duo royal en exil forcé.

Cependant, l’originalité du titre ne viens pas de cet aspect de la vie du héros. Au fur et à mesure de son voyage, ce petit garnement rencontre trois jeunes filles. Tout d’abord Bianca, son amie d’enfance, puis Nera, la fille d’un illustre baron. Si la version originale sur Super Famicom ne laissait le choix qu’entre deux prétendantes, cette adaptation DS apporte une nouvelle conquête potentielle. Il s’agit de la pétillante - voire agaçante - Debora. Cette dernière n’est autre que la soeur de Nera. Au cours de l’histoire, on se retrouve donc face à un choix délicat, celui d’opter pour une prétendante et de l’épouser. Trois embranchements sont donc possibles, et la suite naturelle des choses voit le jeune couple devenir des parents. La boucle est bouclée.

Commentaires (4) Latest comment il y a 3 années

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