Dragon's Dogma - Test

Chasse aux dragons.

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Pendant des années, les jeux vidéo ont singé le cinéma d'action. Des guerriers échangent des regards inquiets ; un ballot de broussailles charrié par le vent traverse l'écran pendant que les adversaires se figent dans l'attente du dénouement ; une bouffée de calme avant la tempête.


Les séquences scénarisées de Dragon's Dogma ne ressemblent absolument pas à cela. Elles surviennent brutalement et sans prévenir - sans doute comme dans la vie, si l'on veut bien admettre que la vie consiste à se trimbaler dans une forêt dense habitée par une Chimère de deux tonnes. Au beau milieu d'un combat routinier contre une bande de Gobelins, un wyrm rouge peut s'écraser brutalement à travers la canopée, brisant les troncs comme des brindilles tandis qu'il essaie de replier ses ailes tout en crachant du feu. Cette impression que n'importe quel monstre peut débarquer dans le décor à n'importe quel moment confère au jeu une tension éprouvante.

Si l'on regarde derrière le décor pour examiner les règles qui structurent l'ensemble, on peut voir que ces monstres ont des zones d'apparitions prédéterminées (et ils se régénèrent souvent quelque temps après avoir été vaincus), mais les rencontres sont par contre dynamiques et nullement scénarisées. On a l'impression que même les concepteurs ne savent pas vraiment ce qui va arriver et ce côté aléatoire donne à l'exploration du monde de Dragon' Dogma une intensité excitante.

Cela ne veut pas dire que Dragon's Dogma n'est pas familier. C'est un ragoût d'idées empruntées à droite et à gauche, à la fois au niveau de la thématique et du système de jeu. On voit clairement l'empreinte de Tolkien dans les collines, les châteaux et les arcanes de Gransys, tandis que les monstres et les tics de langage sont empruntés à tout un tas d'univers fantastiques occidentaux contemporains et à la mythologie grecque.

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