Test - Dynasty Warriors : Gundam 2
Bis repetita…
Dans l’Hexagone, les animes a base de robots géants les plus connus se nomment Goldorak, Robotech, Patlabor ou encore Evangelion. Si ces séries ont connus plus ou moins de succès au Japon, il n’en est rien comparé à l’incroyable essor de la saga Gundam, qui passionne toujours les foules aujourd’hui malgré une trentaine d’années de service. Ce n’est pourtant pas la plus vielle série d’animation sur le sujet, mais c’est sans nul doute, celle qui posa le plus grand nombre de bases pour pas mal de sagas tournant autour de mechas.
Le public français n’a réellement pris connaissance des cultissimes Gundam qu’avec Mobile Suit Gundam Wing diffusé sur le canal hertzien en 2001, ainsi que par le biais de quelques anecdotiques adaptations en manga. Mais comme on ne rattrape pas 20 ans de diffusion avec une saison qui prend le train en marche et à grande vitesse, la série n’a pas pris ou très peu sur le grand public.
Au fil des années, les adaptations en jeu vidéo sont devenues légions au Japon, participant au succès national de la saga. Pourtant les Gundams n’ont eu le droit qu’à quelques timides apparitions sur nos consoles européennes. En 2007, deux jeux sont apparus aux couleurs des Gundam. Au lancement de la PS3, le très mauvais Mobile Suit Gundam : Target in Sight et plus tard Dynasty Warriors : Gundam premier du nom. Ce dernier, malgré une réalisation honnête, et son univers richissime passera bien vite aux oubliettes. Pire, il a été pointé du doigt pour sa répétitivité lassante, et n’a contenté finalement que le noyau dur d’amateur de mechas et des fans de la série. Difficile donc de fédérer joueurs et fans.
Les QTE ne se déclenchent que contre les ennemis spéciaux.
La série des Dynasty Warriors ne m’a jamais plus emballée que ça. Une fois passé les premières surprises basées sur le «1 contre 1000» avec pour seule défense une palette de coups simplistes, répétitive au possible et saupoudrée de quelques fury tape à l’oeil, l’ennui s’installe finalement assez rapidement. Et ce n’est pas l’intrigue à deux sous ni l’ambiance visuelle assez pauvre qui me tient plus au bout du fil de ma manette.
Une fois associée à une licence forte comme celle de Gundam, le principe de Dynasty Warriors devrait pouvoir trouver un nouveau souffle ainsi qu’un meilleur rythme, car la série de mechas possède de très forts atouts comme une grande palette de personnages et de robots hyper charismatiques tissés autour de nombreux scénarios tirés de la saga. Autant d’atouts capables de combler les nombreux vides scénaristiques de Dynasty Warriors. Sur le papier, c’est donc le succès assuré. Mais malheureusement, la faible mécanique du jeu d’origine reprend vite le pas sur le reste.
Malgré un contenu très complet, satisfaisant n’importe quel fan des célèbres robots géant, le jeu repart encore sur des phases d’action ultra répétitives où seul compte le nombre de robots que l’on aura détruits. Et ce ne sont pas les quelques petites améliorations apportées au gameplay comme les rares Quick Time Events (QTE) ou les affrontements contre les gigantesques Mobile Armors qui vont changer la donne.
Au départ, seul quelques pilotes de Gundam sont sélectionnables, et en plus se sont les plus rétro…
Le virus « Dynasty Warriors » reprend donc une fois de plus tous ses droits, laissant place à un cyber champ de bataille intergalactique pour remplacer les guerriers féodaux venus d’Asie. Seul, les vrais accros qui ne comptent pas les heures passées à découper du mecha pourront augmenter le niveau de chaque robot et les boosters au maximum en modifiant les différentes parties de ces derniers. Et la cerise sur le gâteau qui donnera de l’urticaire aux fans de japanimation (qui sont quand même le principal coeur de cible), est le retrait bête et méchant des voix japonaises. Un comble, puisque c’était l’une des principales force du premier opus ! Il ne reste donc que les voix peu inspirées made in USA…
Ce ne sont malheureusement pas non plus les missions supplémentaires ou le mode affrontement contre un autre joueur qui relanceront plus l’intérêt du titre.
Une fois de plus, seul les japonais peuvent vraiment s’investir à fond dans cette grande saga qu’ils connaissent sur le bout des doigts, vu qu’ils auront au moins l’illusion de rejouer des batailles qu’ils ont visionnés sur le petit écran malgré une lascive répétitivité boostée par des ennemis en surnombre. Dynasty Warriors : Gundam 2 est un jeu où finalement, la «vraie» découverte pourra se faire par les innombrables fiches sur l’histoire et les personnages plus que par le jeu en lui-même. Normalement, c’est plutôt l’inverse…
6 / 10
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Commentaires (2) Latest comment il y a 3 années
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