Test - Eternal Sonata

Les diamants sont éternels...

Me voilà bien ennuyé. Il y a un an et demi je décernais un 10/10 à Eternal Sonata sur Xbox 360. C'est donc avec un certain plaisir que je me suis replongé dans cet univers onirique et magique. Mais avant de vous parler des spécificités de la version PS3, un petit retour en arrière s'impose. Pour ce qui est de l’histoire, je vous encourage à vous rafraîchir la mémoire en vous replongeant dans le test de la version 360. Ne tenez cependant pas compte des détails techniques de la version de 2007, c'est bien mieux sur PS3. Et c'est bien là que réside le problème : c'est mieux.

Comment mieux noter quelque chose qui a déjà eu la note maximale ? En me disant que je me suis ennuyé, un peu, au départ, à cause des tutoriaux et des longs passages cinématiques remplis de silences, un peu chiants, il faut bien l'admettre. Il y a effectivement quelques vidéos supplémentaires sur la version PS3. Mais j'ai une petite théorie sur leur présence. J'ai un peu l'impression que ce sont des vidéos de types scènes coupées au montage que l'on retrouve dans les bonus DVD. Le réalisateur a quelques minutes de trop au montage et le studio demande de couper quelques morceaux. Avec le jeu, ce n'est pas que c'est trop long, c'est que ça prend trop de place sur un DVD 9. En revanche, sur un Blu-ray, ça passe.

Eternal Sonata sur PS3, est donc plus une version Director's Cut qu'autre chose. Mais les scènes coupées au montage sont moins fortes ou moins importantes, d'après le réalisateur. Ce sont donc de faux cadeaux parmi les suppléments DVD.

L'histoire reste bien entendu la même. Le joueur se retrouve plongé dans la fièvre mortelle de Chopin, à quelques jours de sa mort. Dans son délire, on retrouve le compositeur lui-même, enfant et d'autres personnages comme Polka, une gamine complexe. En arrière plan il y a une intrigue vaguement politique sur l'apparition d'une poudre magique que tout le monde s'arrache, au détriment d'une ancienne qui a perdu en efficacité. Derrière cette histoire, je sens bien qu'il y a une métaphore de la médecine, des médicaments en rapport avec le coma de Chopin mais ça reste japonais donc parfaitement incompréhensible excepté pour le scénariste au moment de son coma, éthylique celui-là.

Eternal Sonata suit bien entendu les poncifs des jRPG, ne comptez donc pas découvrir un produit culturel consacré à la vie et l'oeuvre de Chopin. Ah si, de nombreuses musiques sont des créations du compositeur polonais. Et on en trouve bien plus sur la version PS3 que sur la version Xbox 360. Mais globalement, on reste dans le cadre d'un de ces jeux japonais un peu étranges et pour le moment pas très séduisants sur les consoles nextgen, pour une raison qui m'échappe.

1

En effet, on aurait pu s'attendre à un vieillissement terrible du titre depuis sa sortie. Il n'en est rien et c'est pour cette raison que j'étais ennuyé. Avec la déferlante de jeux tant attendus appartenant à ce genre, Eternal Sonata aurait dû être oublié. Or, et c’est très paradoxal, la déferlante a plutôt eu lieu jusque là sur 360 et pas sur PS3 où l’on ne compte finalement qu’un Valkyrie Chronicles et un Disgaea 3 en attendant la valeur sûre : le prochain Final Fantasy. Tant pis. Et tant mieux pour Eternal qui propose quelques mécanismes sortant un peu de l'ordinaire. Enfin deux, il ne faut pas exagérer non plus. Le premier, c'est l'utilisation du semi temps réel, parfait. C'est bien plus dynamique que les points d'action. Quand c'est au tour d'un de vos personnages de jouer, rien ne se passe. Mais dès que vous le faites bouger, vous avez quelque chose comme 10 secondes d'action. Et si vous le faites taper, il bénéficie de quelques dixièmes de seconde supplémentaires. Donc, vous avez tout le temps pour définir une stratégie mais lorsque votre temps d'action est commencé il faut aller plutôt vite. Et la stratégie est justement plus intéressante qu'ailleurs.

Commentaires (2) Latest comment il y a 3 années

Fermés