F.E.A.R. 2 : Project Origin
Le nouveau FPS de Warner vaut-il vraiment un 5/10 ?
Quelques jours après que nous ayons publié la traduction du test de F.E.A.R. 2 de nos confrères anglais, vous êtes en droit de vous demander pourquoi faire un re-test de ce jeu. Avons-nous subi des pressions ? Avons-nous publié trop rapidement un article anglais ? La question est légitime. Non, nous n’avons pas subi de pressions – on ne peut pas dire que les campagnes de pub de F.E.A.R. 2 qui ont envahi certains sites de jeu vidéo se soient invités sur Eurogamer.fr. Et non, nous n’avons pas publié non plus trop vite et sans réfléchir le test d’Eurogamer.net.
Comme nous vous l’avons précisé vendredi, c’est à contrecoeur que nous nous somme décidés à agir de la sorte, parce que nous n’avions pas reçu de version testable du jeu dans les temps. Envoyer une version le jour de la sortie du titre, et précisément le jour où l’on est autorisé à publier un test, c’est juste une excellente façon de nous empêcher de travailler. On ne va pas vous rebattre les oreilles avec des histoires de liberté de la presse - on ne risque pas notre vie tous les jours à tester des jeux vidéo contrairement à bien des journalistes qui couvrent des actualités nettement plus dangereuses – ce serait prétentieux. Il n’empêche, c’est rageant et ça l’est d’autant plus que nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne, d’autres sites ont en effet eu une version du jeu bien avant.
C’est rageant. Que ce soit juste une négligence ou parce que l’on a estimé que finalement Eurogamer.fr ce n’est pas un site de première importance, on se sent au final toujours un peu con quand ce genre de choses nous arrive. D’autant que les journalistes dans le jeu vidéo forment un cercle assez réduit de personnes qui se rencontrent régulièrement lors des conférences de presse et qui parlent entre elles. On sait donc pertinemment qui a reçu quoi et quand… Mais, bon, mettons de côté nos états d’âme.
A vrai dire, il se trouve que ce test anglais a fait sacrément débat au sein de notre rédaction. 5/10, c’est de loin la pire note du monde attribuée au jeu et il est vrai que c’est une mauvaise note. Un jeu à 5/10 ça commence à être une daube et on ne l’achète pas, tout du moins au prix fort lors de sa sortie. Tout ceux qui ont eu F.E.A.R. 2 entre les mains chez-nous estiment que ce score est terriblement sévère et que si nous avions pu faire le test dans les temps la note n’aurait pas été aussi basse. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de donner une seconde chance à F.E.A.R. 2.
Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ? C’est ce que nous allons voir, considérant que même sans être directement auteurs du premier test, nous avons assumé de publier ce 5/10 vendredi dernier.
La scène de la balançoire est une vision récurrente pendant tout le jeu…
Comme le premier F.E.A.R, Project Origin joue sur la corde du FPS surnaturel en essayant de faire peur au joueur par le biais de toutes sortes d’effets comme des visions, des altérations de l’image, des sens de son personnage ou encore de façon plus classique en vous jetant des créatures au visage pour vous surprendre. Ceux qui ont joué au premier épisode ne seront en tous cas pas vraiment surpris ni angoissés par ce deuxième opus tant il utilise les même ficelles. Hormis la musique qui tout au long du jeu distille une ambiance oppressante, les scènes et les effets effrayants tombent plutôt à plat. Ils sont d’ailleurs amenés par des changements de son et/où de teinte de l’image ou encore par des communications radio avec votre QG qui vous préparent en général à l’arrivée d’une situation censée être angoissante. On comprend ensuite assez rapidement qu’une fois dans cette situation, il faut passer un checkpoint invisible ou ramasser un objet pour déclencher un effet (vision, apparition, cinématique, etc.).
En fait, il n’y a rien de vraiment angoissant. Rien qui vous saute franchement à la tronche et vous fait sursauter sur votre siège ou provoque un mouvement de recul. Pire encore, la plupart du temps, on finit par deviner à quel instant des ennemis vont arriver – d’autant qu’en général cela on trouve du ravitaillement juste avant. Rares sont donc les moments où l’on se fait surprendre. C’est à notre sens le plus gros raté de F.E.A.R. 2 et ce qui finalement renvoie le jeu face à tous les autres shooters en vue subjective où l’on arpente des couloirs en massacrant tout ce qui nous tombe sous la main.
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Commentaires (8) Latest comment il y a 3 années
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Hum... qu'est-ce qui vous empêchait d'acheter le jeu si l'éditeur ne vous l'envoyait pas ? Et au pire vous auriez eu quoi ? 3-4 jours de retard sur la publication du test ?
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Et 3-4 jours de retard, certes, c'est pas beaucoup, mais c'est aussi beaucoup pour le web.
Je comprends la démarche d'Eurogamer France, au moins ça a le mérite de relancer ce débat vieux comme le temps des problème d'exclus et autres privilèges. Ce n'est pas dans l'intérêt des éditeurs de privilégier des sites/revues par rapport à d'autres, car plus on parle d'eux, mieux c'est.
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Quand bien même le jeu aurait été disponible (légalement ou non d'ailleurs), c'est avant tout une question de principe, une question de savoir si oui ou non on nous permet de tester un jeu dans de bonnes conditions et si ce n'est justement pas parce qu'un éditeur flippe à propos de ses notes qu'il ne souhaite pas que l'on publie le test avant la sortie du jeu.
De plus, sur le Web et encore plus sur des titres très attendu, publier vite est d'une grande importance pour un site comme le nôtre. Il n'y a de plus aucune raison que nous ne soyons pas traités comme les autres. Et encore une fois, le test anglais même s'il est sévère se tient. Un test c'est toujours quelque chose de subjectif, un peu comme une critique de cinéma. Il se trouve juste qu'ici après avoir pu vraiment essayer le jeu on a tous trouvé que cela n'allait pas avec notre perception de F.E.A.R. 2. C'est justement pour cela qu'on ne se contentent pas de faire 100% d traductions et que notre but est d'en faire de moins en moins.
Cela dit, on a pris la décision de le publier on l'assume, on a pris celle de revenir dessus on l'assume aussi et on ne s'en cache pas.
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Ils devraient faire ça dans l'automobile pour relancer l'économie...
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Et si ils l'avaient fait ? Je vois bien l'éditeur se dire après ça "Bon bah notre prochain jeu, c'est pas la peine de l'envoyer à eurogamer.fr, ils l'achèteront."
C'est pas très heureux de pas envoyer le jeu en temps et en heure, et ça leur aurait évité une mauvaise pub. Parce que même après lecture de ce re-test, je n'ai pas oublié la lecture du précédent.
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