Gran Turismo 5 Prologue

La PS3 astique sa carrosserie.

Nous savons tous qu’il faut plus de temps pour faire les choses en haute définition. Dans Gran Turismo 4, une voiture moyenne est constituée de plus de 4000 polygones. Pour GT5 Prologue leur nombre est supérieur à 200 000. Il faut du temps pour se faire beau, mais avec 71 voitures et six circuits (Anneau à grande vitesse, Daytona, Fuji Speedway, Eiger Nordwand de Gran Turismo HD Concept, le circuit Suzuka et une partie du centre de Londres), il faudra vraiment beaucoup de temps. Le contenu n’est pas énorme, même si l’on prend en compte que chaque circuit a deux tracés. Il y avait 721 voitures dans GT4. GT5 Prologue sortira en Europe avec 71. Il y aura beau y avoir 11 millions de polygones de plus, nous aurons quand même 650 voitures de moins.

Heureusement, Prologue tire le maximum des éléments à sa disposition. Les trente courses sont réparties en trois classes. Au début, on rame avec des Suzuki et des Honda bon marché dans des épreuves de deux à trois tours avec de 8 à 12 voitures et on réinvestit ses gains dans des voitures bon marché. Plus le parc s’enrichit avec des Skylines, des Imprezas, des Mustangs et des Ford GT, plus on vous demande de faire mieux, l’IA vous mettant une plus grosse pression.

Terminer la classe A débloque une fonction Quick Tune – nouvelle dans le Prologue européen – qui permet de régler les rapports de poids, l’aérodynamique, la hauteur au sol, les angles de carrosserie, l’équilibre du couplage, les rapports de vitesse et autres paramètres influant sur la vitesse, le résultat de ces modifications étant comparé à un index de performance. Il est possible de procéder à des réglages de vitesse en temps réel durant les courses en assignant des configurations personnalisées aux boutons du SixAxis ou du volant Driving Force GT. Dix courses de classes S, conçues spécialement pour des bolides personnalisés, et comportant 16 voitures aussi bien, voire mieux, réglées que la votre, vont vous imposer une difficulté plus grande encore, vous pénalisant pour les collisions ou quand vous empruntez un raccourci. Même si vous vous êtes baladé dans les courses de classe A, la classe S vous forcera à faire le point pour comprendre à quoi servent exactement tous les cadrans.

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Quand on achète une voiture, elle sort de l’ombre et roule vers vous avant de freiner brutalement, le tout accompagné d’une musique angoissante. Que personne n’en parle aux publicitaires d’Audi.

Il faut plus d’une douzaine d’heure pour en arriver là et, à ce moment-là, vous aurez probablement moins de voitures que dans votre propre garage. Il est également possible, pour gagner de l’argent en plus, de participer à des courses spécifiques à un constructeur, cachées dans les écrans Dealership. Il y a enfin le mode Arcade, dans lequel on peut concourir sur n’importe quel circuit du jeu dans la configuration de son choix, avec n’importe quelle voiture, que ce soit dans une course unique, une course chronométrée, ou une course de dérapage. La course de dérapage est ce qui nous a scotché pendant si longtemps à Gran Turismo HD Concept, à user nos fonds de culotte sur le Eiger Nordwand, à regarder sur YouTube des vidéos de joueurs Japonais presque lambdas faire la même chose que nous en mieux et à essayer de les imiter. On peut maintenant faire cela avec beaucoup plus de voitures, et tout un éventail d’options de personnalisations, sur six circuits. Nouveauté aussi dans le Prologue Européen, la course à deux joueurs sur un écran partagé horizontalement, qui fonctionne sans diminution notable de la vitesse.

Sur le circuit, ces 200 000 polygones glissent comme une fleur à 60 images par seconde, à quelques légères chutes de débit près, à la résolution promise de 1080p. Beaucoup de ces polygones doivent être utilisés pour l’habitacle de la voiture, à partir duquel on peut désormais voir l’action si on le désire, regarder ses mains gantées corriger gentiment une trajectoire et passer les vitesses, et voir par-dessus son épaule des déflecteurs arrières d’une précision démentielle. Le temps est constamment lumineux et agréable, ce qui ne contribue pas à la diversité des conditions de course, mais permet de s’émerveiller aux reflets réalistes qui défilent sur les carrosseries des voitures devant vous et dans vos rétroviseurs. Quand on négocie le premier virage de Suzuka, les ombres traversent le tableau de bord et l’habitacle, et quand on sort du tunnel de l’Anneau de grande vitesse le soleil vous aveugle un instant avant que les détails reviennent après cet éblouissement.

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Le mode Evénement est constitué de courses, ainsi que la classique tentative contre la montre ou du challenge à deux en temps réel.

On accuse parfois les graphismes de GT de manquer de personnalité – un sentiment conforté par son intelligence artificielle robotisée. Sur ce dernier point, les départs lancés éliminent la possibilité de rentrer dans ses adversaires pour les écarter de son chemin au premier virage, même si les voitures restent complètement indestructibles, et c’est malheureusement toujours une tactique utile à moins que les pénalités pour mauvaise conduite, qui vous ralentissent pendant quelques secondes, ne soient actives. Malgré tout, globalement, vos concurrents défendent plus agressivement leurs positions sur la ligne de départ et la combinaison des vitesses élevées et d’une physique sans rémission implique qu’il est difficile de bloquer un adversaire en regardant dans son rétroviseur. En ce qui concerne la personnalité, rares sont les jeux de courses grand public – à l’exception de Forza – qui demandent autant d’habileté dans le freinage et autant de respect de la ligne de départ.

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