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Grand Theft Auto IV Test

Xbox 360 PlayStation 3 Test par Tom Bramwell

27 avril, 2008

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En supposant qu’ils n’attendent pas en se cachant l’arrivée du troisième trimestre fiscal, tous les autres éditeurs de jeu vont passer leur temps à s’auto flageller. Depuis GTA III, quand Rockstar est devenu le singe qui a trouvé comment utiliser un bâton pour cogner sur ses semblables, tous se sont perchés sur ses épaules et engouffrés dans la production de jeux proposant un univers dit ouvert, essayant chaque fois d’explorer de nouvelles directions – comme la guerre et la destruction dans Mercenaries, le super héroïsme dans Crackdown, des gobelins et Jean-Luc Picard dans Oblivion – pour ne pas être taxé de plagiaire. Rockstar, quant à lui, a gardé un oeil sur l’air du temps et les grandes innovations de GTA IV ne sont ni un réalisme physique étonnant, ni des graphismes spectaculaires et des environnements épiques – même s’il a tout ça – mais l’accessibilité et le mélange des genres. Il n’y a plus de temps morts et les nombreux chemins annexes à l’histoire principale sont tout aussi violents et drôles que toujours. Il n’y a aucun répit et Niko Bellic de GTA IV conduit en jonglant avec la mort tout en envoyant des textos.

On avait eu des aperçus de cela avant : écouter Lazlow tout en poursuivant des gangsters, utiliser des passages cachés pour échapper à la mafia… autant d’actions qui nous ont parues bien plus divertissantes par rapport aux épisodes précédents. Mais GTA IV multiple l’interaction par deux. Le téléphone portable est essentiel pour cela, car il permet de téléphoner ou d’envoyer des textos aux gens tout en marchant ou conduisant, de rester connecté, de rester en contact avec les autres, de s’organiser et d’écouter la sonnerie téléchargée pour America's Next Top Hooker. C’est le point nodal d’où manoeuvrer rapidement entre les activités de GTA et les idées de gameplay. Quand on entend à la radio une chanson que l’on ne connaît pas, on peut composer le 948-555-0100 et le jeu envoie un message texte avec le nom de la chanson et de son interprète. Le téléphone est également très bien réalisé ; on entend même les bruits d’interférence juste avant qu’il ne se mette à sonner. Quand on échoue une mission, on peut répondre à un texto pour se téléporter à l’endroit, quel qu’il soit, où l’on se régénère après la fin du briefing de la séquence cinématique.

'Grand Theft Auto IV' Screenshot 1

Pour regagner de la santé, il suffit de manger. Simple. On peut aussi acheter un gilet pare-balles.

On conserve aussi ses armes quand on meurt, il vaut donc mieux ne pas se faire coincer vivant. Quand on réussit une mission, le jeu effectue une sauvegarde automatique. Si l’on invite ses amis à manger et à boire, on peut utiliser le téléphone pour commander la nourriture et les boissons - Little Jacob, le trafiquant d’armes va apparaître dans une allée proche, Brucie va poser son hélico sur un héliport à proximité, Roman va envoyer un taxi. Les taxis, justement, sont une trouvaille. On peut siffler tous les taxis que l’on voit ou carrément se planter devant, éjecter ses passagers en les envoyant valser sur le trottoir, et dire au chauffeur de vous emmener à la destination de votre mission, dans un endroit annexe, à un match ou un concert, ou à n’importe laquelle de ces petites initiales familières sur la mini carte. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour être téléporté là-bas après un bref temps de chargement. Cela coûte cher, mais la commodité se paye. Si vous conduisez vous-même, la navigation GPS utilise la mini-carte pour vous guider aux destinations spécifiques de vos missions ou dans des endroits annexes. Lorsque vous vous déplacez vous pouvez regarder le monde tout autours de vous en utilisant un vue caméra libre via le stick analogique droit, et si vous souhaitez verrouiller votre attention sur un véhicule ou un piéton il suffit juste d'appuyer sur un bouton.

La seconde meilleure chose que fait GTA après le téléphone portable est sans doute de réaligner le combat pour le faire correspondre à la conduite de style Hollywoodien du jeu. Un mécanisme de couverture inspiré de Gears of War permet de s’adosser à la plupart des éléments du décor, même les voitures, de telle sorte que l’on peut ramper jusqu’au bord, sauter jusqu’à l’abri le plus proche sans s’exposer, et tirer sur ses ennemis grâce à un système de visée souple, qui verrouille la cible mais laisse libre de ramener le réticule sur une tête ou une rotule, de passer à une autre cible où n’importe quoi d’autre, de s’accroupir pour améliorer la précision ou de cliquer pour zoomer légèrement, tout cela sans avoir à s’emmêler les doigts. Quand on approche d’un hôpital désaffecté en décrépitude rempli de trafiquants de drogue, que l’on déboule dans des rues pleines de flics pour simuler une fuite, ou que l’on saute d’un ascenseur dans un couloir d’hôtel bourré de gens, le pouls augmente, là où il baisse souvent dans d’autres jeux.

'Grand Theft Auto IV' Screenshot 2

Parmi les missions annexes, il y a des trafics de drogue pour Little Jacob et les habituelles courses en taxi et virées de surveillance, même si on y accède désormais différemment.

On a aussi l’impression que GTA a été encore peaufiné dans des domaines où il est traditionnellement fort, comme la conduite et les tueries. On peut désormais se pencher par la fenêtre et défourailler dans n’importe quelle direction, à condition de pouvoir diriger le stick analogique droit en même temps que tenir le volant et gérer le freinage – ce n’est pas commode, mais il en serait ainsi dans la réalité. Des améliorations techniques procurent une joie nouvelle pour des actes de destruction précédemment basiques. En plus de renverser les lampadaires, on peut s’écraser sur les bornes d’incendies, éclater pleins d’objets, inonder les rues de débris d’une multitude de façons, et faire pas mal de dégâts aux décors ; les structures restent intactes, mais on peut en détruire certaines parties ; elles résistent aux perforations par balle, mais tous les éléments au travers desquels on peut voir ne constituent en aucun cas un abri. Les PNJ sont aussi au courant du fait et restent rarement longtemps sur le siège du conducteur si vous les visez avec une arme – on peut désormais tirer à travers les vitres et le sang gicle sur le pare-brise troué pour montrer que la balle a atteint son but.

Les pare-brises peuvent aussi être endommagés par des coups de tête, car l’on peut être projeté dessus lors d’un impact violent. Les explosions vous font valser comme tous les éléments environnants – essayez de marcher vers un groupe de gars avec une grenade dégoupillée – et il possible de se divertir quelques instants en se laissant rentrer dedans par des voitures ou en fonçant plein pot sur des cyclistes pour les projeter dans les airs. Il faut faire attention avant de traverser la route. Les effets sont parfois comiques, mais GTA IV réserve les situations absurdes pour les circonstances exceptionnelles, comme quand un mec s’accroche à la Sedan que vous venez de lui piquer alors que vous accélérez à fond.

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Commentaires sur: 1-2 de 2

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Crafton
09/05/08 @ 20:46
#1
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On peut dire qu'on l'attendait celui-là... Si le jeu n'est pas parfait (encore des bugs d'affichage) il est bien difficile d'en décrocher une fois qu'on a commencé. Et j'aime assez le côté bourrin bien assumé des parties en multijoueurs !!!
yoan501
26/03/09 @ 17:41
#2
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très beau le jeu mais le plus beau des 2 consoles c gears of war 2 !!! mais il est passionnant et son scénario alléchant

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