Guitar Hero : Aerosmith

Dur dur d'être un guitar héro.

L’histoire de Guitar Hero n’est peut-être pas aussi longue que celle d’Aerosmith, mais la popularité de ce jeune jeu musical et son succès commercial l’ont propulsé à un vedettariat comparable : les seules ventes en Amérique du Nord représentent plus d’un million de dollars ; le groupe qui a écrit la chanson de fin du dernier jeu, Dragonforce, a vu ses ventes de CD augmenter de 126% dans la semaine qui a suivi la sortie du jeu ; et un épisode entier de South Park lui est consacré. Il était inévitable qu’il y ait des suites et Guitar Hero : Aerosmith vise à être la référence.

Faire un jeu sur un groupe n’est pas une idée totalement neuve, mais en faire un bon en est une, comme les membres d’ Aerosmith eux-mêmes peuvent l’attester – le shooter d’arcade des années 90 de Midway, Revolution X, s’étant déjà servi de leur CV de façon catastrophique. On est heureusement très loin de ça. Au contraire, c’est l’occasion de jouer en suivant la carrière d’Aerosmith tout en en apprenant plus sur le groupe et en se régalent de détails savoureux : par exemple, débloquer la SG Special 1964 custom de Joe Perry ou jouer les versions de base du tube "Walk This Way" accompagné par Run DMC.

L’essentiel du jeu est basé sur un mode carrière de 31 chansons (avec 10 supplémentaires à débloquer dans une boutique) qui vous emmène dans une série de lieux significatifs dans la carrière du groupe. Le premier, la Nipmuc Regional High School, a été leur premier engagement ; L’Orpheum est un théâtre qui revêt pour eux une importance particulière ; et le Half-Time Show est basée sur leur performance à la mi-temps du Superbowl XXXV (le 35ème), où Aerosmith partageait la scène avec 'N Sync et avait vu la scène – selon les termes horrifiés des membres du groupe – se monter et se démonter en six minutes. Les anecdotes de moindre importance sont racontées via de courts extraits d’interviews vidéo, montés ensemble avec le plus grand soin pour éviter de briser le rythme du jeu, et que l’on voit entre chaque groupe de cinq chansons que l’on débloque.

1

La représentation version numérique de chaque membre d'Aerosmith est facilitée par le fait que chaque membre du groupe ressemble de toute façon à un personnage de dessin animé.

Mis à part les vidéos (et l’écran de chargement) c’est essentiellement Guitar Hero III avec des chansons différentes : il y a quatre niveaux de difficulté et le plus difficile ne vous laissera faire des progrès que si vous avez réussi toutes les chansons à votre niveau actuel. Même si le jeu suit le groupe jusqu’aux années 90 en ce qui concerne les lieux de concert, la musique est surtout celle des années 70, à l’exception de chansons comme "Love in an Elevator" et "Pink" (un morceau déblocable). Il y a aussi quelques titres d’autres artistes pour ajouter un peu de variété – notamment "Always on the Run" de Lenny Kravitz, "Complete Control" de The Clash et notre morceau favori "She Sells Sanctuary" par The Cult.

L’intérêt du jeu dépend bien évidemment du fait que vous aimiez ou non Aerosmith, et plus particulièrement si vous avez envie de jouer leurs chansons. Les attentions spéciales à l’égard des fans sont bien faites, mais ce ne sont pas des arguments de vente en soi : on peut débloquer des versions plus complètes des montages d’interviews utilisés dans le mode Carrière, qui sont intéressants mais un peu pontifiants et du style «ancien combattant», et il vaut mieux se tourner vers l’autobiographie du groupe parue en 1999 si l’on veut faire autre chose que frémir d’horreur devant le visage étrange de Joe Perry.

Commentaires (6)

Fermés

  • Chargement