Heavy Rain Preview
PlayStation 3 Preview par Ellie Gibson
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«Mais je suis sûr que vous voulez m'entendre parler des jeux»... Ainsi s'est exprimé David Reeves au bout d'une demi-heure lors de la conférence de presse de Sony à la Games Convention. En cela, il avait tout à fait raison, dès lors qu'il venait de passer la dernière demi-heure à présenter des portables, des offres, des périphériques et des services. Il a aussi cité Bob Dylan, sans doute assez mal à propos : il est peu probable que «The Times They Are A' Changin'» parlait de la septième génération de la guerre des consoles.
Nos excuses à SingStar Queen et EyePet, mais ce que nous voulions vraiment voir, c'était un jeu bien particulier : la suite très attendue de Fahrenheit, appelée Heavy Rain, de Quantic Dream. Et nous l'avons vue. Cependant, malgré les graphismes impressionnants et ce qui avait été dit sur la densité émotionnelle lors de la présentation de la bande-annonce pendant la conférence, Heavy Rain nous a malgré tout paru comme une enfilade de jolis Quick Time Events. Ce n'est qu'après coup, après 45 minutes d'une démo présentée «behind closed doors», que le boss de Quantic Dream, David Cage, a pu expliquer pourquoi Heavy Rain est tellement plus que cela.
Il commence par nous raconter l'histoire classique selon laquelle le jeu n'était au départ pas du tout parti pour être un jeu. En 2006, après avoir connu le succès avec Omikron : The Nomad Soul et Fahrenheit, Quantic s'est attelé à créer une démo technique pour Sony pour la présenter à l'E3. La foule s'est enthousiasmée, de même que l'Internet. D'après Cage, la démo originale de Heavy Rain a été depuis téléchargée plus d'un million de fois.
Il ne reste maintenant qu'un peu plus d'un an à attendre jusqu'à la sortie de la version finale du jeu. Alors, de quoi parle-il exactement ? «Heavy Rain est un thriller pour adultes basé sur cinq idées simples», dit Cage. La première est que c'est «un jeu fondé sur une histoire» ; l'intrigue ne se dévoile pas via des séquences cinématiques mais directement en fonction des actions des joueurs. «Vous ne regardez pas l'histoire, vous la jouez, et même vous la créez. On n'est pas seulement l'acteur, mais le scénariste et le metteur en scène de l’expérience». Cage dit qu'il a voulu créer une histoire qui implique le joueur émotionnellement et dont il se soucie vraiment. «Les personnages à l'écran ne sont pas simplement un ensemble de pixels», dit-il. «Ce sont des personnages réels qui vivent et qui respirent et nous avons tout mis en oeuvre pour que l'on se sente en empathie avec eux».
Par ailleurs, il y a la volonté de créer un jeu avec un thème adulte et d'aborder certains sujets. «Nous pensons que les jeux vidéo sont suffisamment adultes pour raconter des histoires plus complexes, avec du fond et un message», explique Cage, «on a déjà vu tellement de jeux parlant de bleus partant pour la Seconde Guerre mondiale, de héros essayant de sauver le monde... Nous essayons de raconter une vraie histoire, qui se déroule dans un monde réel. Pas de pouvoirs super naturels, pas de monstre à tuer, juste la vie réelle». Il considère que cela peut être tout aussi excitant, sinon plus.
Quantic veut que Heavy Rain soit «accessible à un large public», ce qui est toujours un peu bizarre à entendre venant d'un studio réputé pour des jeux PC cultes, mais, dit Cage, «nous pensons que le challenge proposé doit solliciter le cerveau du joueur plutôt que le contrôleur, parce que c'est lui qui doit être mis en difficulté». Il ne s'agit pas dans ce jeu de résoudre des énigmes ou de trouver ce que l'on est supposé faire ensuite ; «Nous considérons Heavy Rain plus comme la progression d'un voyage que comme une série d'obstacles qui doivent être érigés juste pour arrêter le joueur».
Tandis que Cage nous explique tout ça, l'écran de menu de Heavy Rain s'affiche sur un écran géant derrière lui. C'est un plan rapproché des yeux d'une femme, qui semblent scruter la pièce à partir de l'intérieur de l'écran. Nous avons beau être une fois de plus dans la vallée du mystère, le niveau de réalisme est élevé et l'effet déconcertant. Le menu, dit Cage, tourne en 3D en temps réel. Les yeux n'ont pas été animés à la main mais via motion capture, grâce à une technologie spécialement développée par Quantic. «Nous ne savons rien du jeu, mais nous pensons que nous avons le plus joli menu de toute l'exposition», dit-il avec un sourire.
Nous passons ensuite à une séquence cinématique qui commence exactement comme commençait la bande-annonce présentée à la conférence. Une femme sur une moto s'arrête devant une maison de banlieue tandis que la pluie tombe à verse d'un ciel fuligineux. Son nom est Madison, dit Cage, et elle fait des recherches sur une série de disparitions. Cependant, avant d'aller plus loin, il prend soin de bien souligner que ce que nous voyons ne nous dira rien quant au personnage où l'intrigue de la version finale du jeu ; c'est juste une «séquence de bonus», qui sera sur le disque mais uniquement comme contenu annexe.
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Commentaires
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Commentaires: 1-3 de 3
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Crafton
08/09/08 @ 10:07
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Hit75
08/09/08 @ 18:08
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canaridu45
16/01/09 @ 19:55
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