Heavy Rain Test
PlayStation 3 Test par Patrick Hellio
Page 6 de 6.
Page 5
Renouveau de la fiction interactive
Les relations entre le cinéma et le jeu vidéo ont toujours été aussi périlleuses que passionnantes. Depuis les adaptations de films à succès aux prémices du média interactif (rappelez-vous le "mythique" ET sur Atari 2600!) jusqu'au dangereux flirt à l'aube des années 90 avec la machinerie hollywoodienne qui a donné le branlant film vidéo interactif (allez, au hasard, Night Trap pour les initiés), les exemples ne manquent pas de copinages manqués entre bobines de film et galettes de polycarbonate.
Heavy Rain réussit l'exploit de réhabiliter le concept même de cinéma interactif, depuis longtemps connoté avec justesse de manière péjorative, au mieux lointain parent pauvre du genre jeu d'aventure. Moi-même assez friand du genre, je dois bien admettre que terminer aujourd'hui un Night Trap, un Urban Runner ou autre Dracula Unleashed est loin d'être une sinécure.
Gameplay et scénarios bien trop rigides sont vite récalcitrants, des écueils que Heavy Rain contourne avec une vraie maestria en replaçant l'interactivité au centre de l'expérience. Mieux, le jeu surprend même par sa replay value, cette faculté à inciter le joueur à se replonger dans le jeu après l'avoir fini. En ce qui me concerne, le générique de fin a rapidement laissé la place à une nouvelle partie, peut-être parce qu'il est difficile de quitter cet univers dans lequel on a passé quelques heures mais aussi parce que le jeu garde une partie de ses mystères après une unique partie.
Devant la désaffection de l'ensemble de l'industrie pour ce genre, il est vrai on ne peut plus périlleux à concevoir, on ne peut que saluer le courage du studio parisien de mettre autant de moyens pour redonner un sens au genre du film interactif. En mariant une interface transparente avec un scénario habilement charpenté et une mise en scène impeccable, Heavy Rain marque une date dans le domaine de la narration interactive.
Le jeu de Quantic Dream m'a touché, indiscutablement, à la fois en tant que joueur parce qu'il symbolise à l'heure actuelle l'aboutissement d'un genre à mi-chemin entre cinéma et jeu vidéo qui m'a toujours paru intéressant par ses intentions mais rarement concluant. Le jeu d'aventure accueille ici un nouveau représentant de choix. Mais aussi en tant que trentenaire, cinéphile à ses heures, à qui le scénario bien huilé et l'aspect adulte de l'univers mais aussi des personnages correspondent à ce que je consomme dans d'autres médias. Une note élevée donc, pour saluer la prise de risque que représente ce type de production aujourd'hui.
N'oubliez pas de consulter l'interview de David Cage.
Jeux en relation
Commentaires
Si vous souhaitez donner un avis sur cet article, vous devez être inscrit !
Commentaires: 1-14 de 14
|
MrMouche
01/02/10 @ 15:19
#1
|
|
BoZo
01/02/10 @ 16:52
#2
|
|
androide
01/02/10 @ 18:20
#3
|
|
Moulinex
staff
01/02/10 @ 21:25
#4
|
|
PtiLudo
02/02/10 @ 09:19
#5
|
|
Arikado
02/02/10 @ 10:20
#6
|
|
BoZo
02/02/10 @ 15:09
#7
|
|
patrick__eurogamer
02/02/10 @ 17:11
#8
|
|
Mangatore
02/02/10 @ 17:55
#9
|
|
PtiLudo
02/02/10 @ 19:11
#10
|
|
Dibs
22/02/10 @ 10:58
#11
|
|
luffy
24/02/10 @ 12:33
#12
|
|
gabri741
moderator
24/02/10 @ 20:20
#13
|
|
Nesousx
15/03/10 @ 22:46
#14
|
Commentaires: 1-14 de 14
Si vous souhaitez donner un avis sur cet article, vous devez être inscrit !
















