Iron Squid 2

Une victoire au mental.

Peut-on désormais parler de rendez-vous régulier ? Ce n'est pas encore certain, mais avec cette deuxième Iron Squid qui s'achève, on ne peut qu'espérer qu'une troisième voie le jour, car l'exercice semble désormais bien rôdé.


Rien ne vaut le live pour ce genre d'événement. Pour l'ambiance. Même une retransmission avec un flux streaming ne rend pas tout à fait justice à la ferveur de plusieurs milliers de personnes rassemblées autour de la même passion.

Dans le domaine de l'e-sport, Starcraft II est un cas à part. Il n'y a pas vraiment de jeu similaire, de STR avec le même degré de finition. Ça a du bon, mais il faut savoir qu'il y a un revers à cette médaille. Suivre un tournoi de Starcraft exige d'être joueur soi-même. Les contre-exemples sont nombreux. Même si on ne connait pas sur le bout des doigts les maps de Counter, on peut facilement suivre un tournoi et comprendre que ce qui fait la qualité d'un joueur, c'est la parfaite connaissance de l'environnement, une bonne dose de réflexes et des équipiers que l'on connait. Pour FIFA, c'est encore plus flagrant : ce n'est pas plus compliqué à suivre qu'un vrai match de football. Pour Starcraft II, il faut déchiffrer les parties, comprendre les ouvertures, le timing des parties.

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Très souvent, on a tendance à comparer l'e-sport et le sport, notamment le foot. Parce que c'est commenté, qu'il y a des supporters. C'est peut-être vrai pour d'autres jeux que Starcraft. On a déjà dû vous le dire une ou deux fois, mais une « game » multi de SC2 fait plus penser à une partie d'échecs qu'à une quelconque retransmission sportive. D'ailleurs, la conclusion de cet Iron Squid 2 aurait tendance à le prouver. Mais avant de vous parler des matchs incroyables auxquels nous avons assisté, revenons sur l'événement.

Tout d'abord, nous avons eu droit à un orchestre symphonique d'une quarantaine de musiciens qui a repris les thèmes de l'Iron Squid. Eh oui, des musiques ont spécialement été créées pour l'occasion. Et franchement, c'était vraiment agréable à écouter. Comme à la première édition de l'event, chacun des quatre participants avait une musique attitrée. Là, c'est le groupe In Uchronia qui se chargeait des morceaux à la fin de chaque game gagnée. On vous invite à les écouter sur YouTube.

En musique, on a aussi eu droit à Monsieur Vert. Je vous avouerai que l'acoustique n'était pas extraordinaire, tant et si bien que je ne comprenais pas franchement les paroles. Dieu merci, il a aussi une chaine YouTube et on peut y découvrir toutes ses compositions. Si on connait le jeu, c'est tout simplement à mourir de rire. Personnellement, j'adore Le drone qui en a eu. Il n'est pas près de passer chez Drucker.

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En guest, on a évidemment eu l'inévitable Kyan Khojandi, auteur et interprète de Bref mais aussi grand joueur de Starcraft, qui nous a commenté une game et fait un sketch avec Yacine et Dedo du Jamel Comedy Club. Un bon moment également.

Bien évidemment, toute la journée fut commentée à travers les matches avec les plus connus des shoutcasters, les inévitables Pomf et Thud, Anoss et, à mi-chemin entre le guest et le commentateur, Day9. La crème de la crème des analystes donc.

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