Kotick . Schafer : le calumet de la paix ?

Suite de l'épisode d'hier

Vous l'avez sans doute lu hier, Tim Schafer , le génial créateur de plein de trucs s'en est pris violement à Bobby Kotick. Trop ? Je ne suis pas loin de le croire, je n'étais moi-même pas à l'aise en transcrivant les propos de Schafer. D'un autre côté, l'auteur de Brütal Legend avait déjà été maltraité dans sa liberté d'expression par Kotick précisément avec ce jeu, je n'allais pas non plus censurer ses propos.

Activision a évidemment réagi en la personne de Maryanne Lataif, vice-présidente de la com' chez ActiBliz.

"Les commentaires de Tim Schafer sur Bobby Kotick à propos de son aversion sur les jeux sont inexacts. Bobby a toujours aimé les jeux et il aime cette industrie. Mais en temps que président d'une compagnie qui vend des millions de jeux à travers le monde, il n'a pas vraiment le loisir de jouer autant qu'il l'aimerait. Comme le note Schafer, il n'a jamais rencontré Bobby Kotick."

C'est savoureux. Tout d'abord, cela signifie que Kotick ne cherchera pas des noises à Schafer. C'est déjà une très bonne nouvelle. Ensuite, la réponse est plutôt amusante. Alors que Kotick s'est fait traiter de bite et de connard, Activision trouve pertinent de répondre à quelque chose d'aussi excessif (donc insignifiant). Pour dire que Kotick aime jouer. Franchement, qu'il joue à des jeux vidéo, au golf, à Questions pour un Champion ou à la roulette russe, on s'en contrefout. C'est un chef d'entreprise. Vu qu'il est dans l'industrie du jeu vidéo, tout ce qu'on lui demande, c'est d'arrêter d'être le JR des développeurs et de stopper les déclarations provocatrices.

Quelques heures plus tard, Tim Schafer est revenu sur ses déclarations d'hier. Il parle d'un accident.

"Je vais changer le titre de cette conversation en "Comment donner des interviews et vérifier si le micro est allumé ou pas". Je dois fermer ma gueule. C'est choquant de voir à quel point on ne peut pas couper les ponts dans cette industrie. Vous démarrez votre propre société en disant que vous ne travaillerez plus pour un abruti de patron. Non, je ne donnerais pas de noms. Et puis c'est comme dans L'empire contre attaque. Vous marchez dans une salle et merde ! Dark Vador est à la table. C'est une industrie vraiment petite dans laquelle vous croisez toujours les mêmes personnes. Personne ne travaille seul dans son coin."

En gros, Schafer semble regretter avoir prononcé ces mots violents. Il regrette également le fait que quelqu'un d'aussi important que Kotick soit inévitable, même s'il n'a plus rien à voir avec Activision. Un de ses partenaires lui aurait-il tapé sur les doigts ? Possible. Mais tout le monde aura noté qu'il ne présente pas d'excuses.

Commentaires (1) Latest comment il y a 2 années

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  • [TheJoker] #1 il y a 2 années

    En même temps, je ne me rappelle plus exactement de la phrase, mais Kotick a explicitement déclaré ne pas jouer, et je crois, ne pas aimer ça (non pas qu'il n'ai pas le temps, ce qui doit être vrai aussi il faut le reconnaître), et qu'il veut enlever tout le plaisir à faire des jeux vidéo (sans plaisir dans son métier, je ne pense pas que Schafer aurait pu pondre les même dialogues pour Monkey Island que ce qu'il a fait).

    Donc après, peut-être que Kotick plaisantait, peut-être que ce n'était pas vrai, mais c'est ce qu'il a dit, maintenant c'est normal que, sans l'avoir rencontré, c'est ce qu'on pense de lui. Qu'il arrête ce genre de déclarations si il veut avoir une meilleure image et qu'on lui foute, que ce soit auprès des joueurs ou auprès des autres acteurs du métier.
    Peut-être qu'il est comme ces gens qui veulent qu'on parlent d'eux, en bien ou en mal ils s'en fichent tant qu'on ne les oublie pas...
    Edité par [TheJoker] à 15/07/10 @ 16:31