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Left 4 Dead Preview

Xbox 360 PC Preview par Kristan Reed

14 avril, 2008

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Vous vous souvenez de la dernière fois où quelqu’un s’est essayé à faire un shooter en ligne et en coopération avec des zombis ? Je vous en voudrais pas de ne pas vous en rappeler, car c’était une sombre merde, pour appeler les choses par leur nom. Capcom, notamment, avec Resident Evil Outbreak s’était planté si spectaculairement en 2004 que le véritable élément horrifique était le jeu lui-même.

Malgré tout et en dépit du souvenir navrant laissé par Resident Evil Outbreak, il y avait là des idées trop bonnes pour être laissées à pourrir dans les poubelles de l’histoire. Qui ne serait pas emballé par l’idée d’un jeu en ligne en coopération à quatre joueurs où il faut collaborer pour échapper à une procession de zombis en maraude ? Il est évident que Turtle Rock et Valve ont suffisamment aimé le concept pour essayer de le réaliser correctement – mais en rejetant totalement la notion selon laquelle un survival/horror doit être lent, empesé et que les munitions doivent être rares. Left 4 Dead est plus une réinvention 21ème siècle de l’horreur zombie, avec des morts-vivants d’une vigueur terrifiante, comme dans le film «28 jours plus tard».

Capcom semble penser que ralentir le rythme du combat et n’accorder au joueur qu’un nombre limité de munitions, contribue à instaurer de la tension. C’est vrai dans une large mesure, mais c’est aussi le moyen le plus sûr de frustrer et dégoûter ceux qui veulent juste entrer dans le jeu et faire exploser quelques cerveaux de zombis. La première impression que laisse Left 4 Dead est celle d’un jeu qui n’a pas peur de rejeter ce concept pour être rapide et furieux, tout en reprenant globalement les conventions éprouvées des shooters du genre.

'Left 4 Dead' Screenshot 1

Le niveau de la ferme est un des deux niveaux se déroulant à la campagne. Etonnant non ?

Confinés dans un bar sombre (gothique) en sous-sol au centre de Munich (gothique) par une amère soirée hivernale (possiblement gothique), on nous a présenté une version récente de la carte intitulée «Farmhouse» (Ferme). Comme le présentateur croule sous les problèmes techniques, les coupures de courant, et autres bizarreries des réglages internes, on nous abreuve à profusion de la meilleure des bières blondes Allemandes avant même d’avoir eu l’occasion de commencer à séparer les têtes des morts-vivants de leurs corps en décomposition. Quand la présentation commence enfin, nous faisons ce que ferait n’importe quel chasseur de zombis un peu bourré : nous courons dans tous les sens, nous tirons tous azimuts sans aucune notion de coopération jusqu’à ce que le jeu nous botte les fesses.

Comme l’a déjà dit Tom dans une première preview de Left 4 Dead, l’humanité toute entière est infectée par un virus effrayant qui a transformé tout le monde en machines de guerre zombies baveuses d’une force dévastatrice. L’objectif de base est, je vous le donne en mille, de rester vivant. Le problème, c’est que ce qui vous sépare d’une vie en toute sécurité est un gros tas de morts-vivants... l’échappée belle vers la victoire dépend de votre habileté à tirer droit, communiquer entre vous, rester groupés et vous soigner réciproquement quand les choses tournent mal.

Vous choisissez parmi les amusantes représentations de personnage celui que vous voulez habiter, vous sélectionnez vos armes (c'est-à-dire des armes à feu et des cocktails Molotov comme dans la vraie vie – désolé, il n’est pas possible ici de détruire les zombis avec de la musique bien ringarde comme dans Shaun of the Dead) et vous vous lancez. C’est affreusement simple ; vous courez au travers de grandes cartes linéaires, en nettoyant chaque zone de tous les ennemis, et la mystique «IA directrice» du jeu décide du degré de souffrance qu’elle veut vous infliger. Si vous êtes exceptionnellement bons, attendez-vous à voir une pluie de morts-vivants vous tomber sur la tronche, mais si vous êtes un groupe de loosers trouillards, elle sera un peu moins méchante, ce qui fait que le jeu est différent à chaque fois. Rien n’est écrit de près ou de loin dans la façon dont se déroule le jeu, ce qui devrait bien entendu vous donner envie de rejouer même après avoir réussi à vous échapper dans les quatre scénarii ruraux et urbains porposés.

Déambulant dans la désormais familière carte urbaine, nous nous frayons un chemin à coups de fusil et d’explosions à travers un hôpital et une gare ferroviaire, d’un look du style maintenant habituel du moteur Source. Les graphismes n’ont rien d’ébouriffants, mais ils n’ont pas besoin de l’être. Le flux et le reflux de l’action et de la tension sont palpables, et le soulagement tangible chaque fois que l’on en termine avec un de ses crescendii terrifiants. Quand Valve dit : «l’IA directrice est très à l’écoute», on voit exactement ce que les développeurs veulent dire ; cette main directrice invisible apporte au jeu une fraîcheur subtile et propose un challenge adapté de façon crédible. Le temps que vos amis et vous deveniez bons sur ce jeu, dieu sait quelles atrocités elle va vous balancer dans les pattes.

'Left 4 Dead' Screenshot 2

Pourquoi les zombis sont-ils toujours de mauvaise humeur ? Ils n’en ont pas marre ?

Les gars de Valve ne se sont pas excusés pour nous avoir massacrés sur le plus facile des niveaux de difficulté. Ils prennent même un malin plaisir à nous voir patauger. Ils ne savaient que trop bien que nous allions complètement merder au début, errer au hasard et tomber dans des embuscades. L’omniprésent VP du marketing de Valve, Doug Lombardi et «Mr. Awesome» Chet Faliszek passent de temps en temps, s’adressant des sourires désabusés en regardant de loin nos tactiques ineptes. Pourtant tout le monde s’en tire, donc tout va bien. Au fur et à mesure que nous progressons, il est évident que le jeu se régale à nous proposer un challenge ardu – particulièrement à ceux assez stupides pour ignorer la notion de jeu en équipe. Si vous décidez de jouer un tueur de zombis renégat, attendez-vous à voir l’IA directrice vous noyer sous un déluge de morts-vivants. Même après seulement deux heures passées en sa compagnie, on a l’impression que c’est un jeu dont on va apprécier le courbe de difficulté, plutôt que se sentir frustré par elle.

Pour ce qui est de la carte rurale, l’atmosphère y est notablement plus sombre et effrayante – et rappelle la façon dont Half-Life 2 changeait continuellement le look et l’ambiance des lieux accessibles. Des extérieurs dévastés au champs désolés, une impression de ténèbre et un vague sentiment de désespoir se font encore plus intenses. Sur chaque carte de la taille de celles de Half-Life 2, il faut s’attendre à une grosse heure et demie de jeu par scénario – mais que verrons-nous encore en rejouant encore et encore ? Beaucoup de choses, nous l’espérons.

Enfin, nous avons pu changer de camp et jouer un des infectés, dont le but est de traquer les proies humaines et de les détruire. Ce n’est pas simple et Valve admet sans problème qu’il faudra encore beaucoup travailler l’équilibre avant que ce mode soit suffisamment accessible pour être lancé. En théorie, en tant que Boomer, Smoker ou Tank, vous serez placé quelque part hors de vue de l’équipe des quatre humains et le but sera de les détruire. De petits chevrons de couleur vous donnent une idée du chemin que vont probablement emprunter les survivants. De cette façon vous pourrez évaluer bâtiments et objets et vous poster en attente pour foncer sur les imprudents qui s’écartent du groupe, ou attendre qu’ils soient tous piégés dans un espace restreint pour les massacrer tous. Le concept est fantastique, mais il doit être un peu plus accessible qu’il ne l’est actuellement. C’est çà ou c’est moi qui doit m’excuser d’être absolument nul à ce jeu. C’est ce que je fais généralement quand c’est le cas.

Etant donné que nous n’avons pu expérimenter qu’une petite partie de Left 4 Dead, tout ce qu’il garde en réserve pour le moment où le jeu sortira en septembre en fait un des jeux de l’année que nous attendons le plus, comme c’était le cas l’année dernière quand nous pensions qu’il sortirait dans l’année. La qualité ne va pas disparaître. C’est un des rares jeux en ligne sur lequel nous pouvons d’ores et déjà prévoir de passer un temps démentiel à jouer avec nos amis, et si j’arrive à tuer Tom dans un ascenseur cela sera une douce revanche pour toutes les fois où il m’a balancé du haut d’un toit dans Crackdown... Je le hais.

Dans la suite de cet article, vous apprendrez ce que Doug Lombardi avait à dire quand nous l’avons interrogé un peu plus en profondeur sur ce que réserve Left 4 Dead.

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Zorglub
16/04/08 @ 07:33
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Voilà un titre online qui risque de bien dépoter. Le team play s'annonce particulièrement délire.

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