LittleBigPlanet

Encore plus petit, mais toujours géant

« Jouer, créer, partager ». Voilà le credo officiel – où le thème minimaliste si l'on est sarcastique – de LittleBigPlanet. L'idée est de vous faire jouer sur une série de niveaux de jeu de plates-formes, de vous faire réaliser vos propres créations (avec l'option d'y intégrer les objets ramassés durant les séquences de plates-formes) et de les partager en ligne.

Voilà l'idée, mais elle ne résumait pas l'expérience pour tout le monde avec LittleBigPlanet sur PS3. Pour certains d'entre nous, cela s'est plutôt apparenté à : « jouer, créer, concevoir des niveaux est en fait très difficile, abandonner ». Pour d'autres, cela a été : « jouer, se plaindre de l'imprécision des contrôles, retourner jouer à Resistance ». LittleBigPlanet a récolté une série de notes impressionnantes dans les articles de tests grâce au charme de son personnage central, la réalisation originale de sa vision artistique, son niveau technique impressionnant et son immense latitude de créativité, mais certaines personnes ont simplement envie de dégommer des monstres.

Si vous vous rangez dans cette dernière catégorie, la version PSP de LittleBigPlanet ne modifiera pas votre point de vue. Même si les travaux de développement ont été confiés à un autre studio, SCEE Cambridge, il est évident que l'équipe s'est efforcée de rester fidèle à la vision de Media Molecule. On a donc au final un jeu qui est tout aussi joli, inventif et plaisant que l'original, et légèrement moins imprécis. C'est naturellement une bonne nouvelle pour ceux d'entre nous qui avaient été accrochés par LittleBigPlanet la première fois.

Ce n'est pas une conversion à l'identique - LittleBigPlanet PSP propose 30 nouveaux niveaux à explorer répartis dans sept endroits différents. Parmi les nouveaux thèmes, on trouve le coeur de l'Australie, L'Orient mystique et les endroits du Moyen-Orient qui ne sont pas déchirés par la guerre. La déperdition est étonnamment faible en termes de qualité visuelle et de fidélité. Les environnements sont bourrés de détails et coloriés avec un immense éventail de couleurs et de textures. Comme toujours, il y a une pléthore de différents objets pour sauter, se déplacer, se balancer et autres choses encore.

1

Les chameaux sont les nouveaux skateboards à réaction.

Chaque zone est truffée de choses à ramasser, comme des objets à placer dans vos propres niveaux et des autocollants à coller où vous en avez envie. Il y a beaucoup de nouveaux objets à ramasser, mais certains des objets anciens parmi nos préférés font leur retour (on peut toujours enfiler des pantalons à pois rouges, se coller sur la tête des oreilles de lapin et voler avec un jetpack).

Par ailleurs, Sackboy (ou Sackgirl, si vous préférez) est bien entendu de retour. Cela dit, il est désormais minuscule – en fait, on a au début l'impression de contrôler une fourmi bien habillée. Il ne faut cependant pas longtemps pour s'y faire grâce aux contrôles légèrement plus précis que ceux de la version PS3. Sackboy donne toujours l'impression d'être monté sur ressort, ce qui rend ses mouvements un peu flottants, mais il est un poil plus facile de bien minuter ses sauts et ses atterrissages avec précision. Par ailleurs, il n'y a désormais que deux niveaux de profondeur à gérer au lieu de trois, et la fonction d'auto-correction a donc moins de chance de vous perturber.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y ait plus de moments énervants. Une fois passés les niveaux d'ouverture, la courbe de difficultés s'accentue nettement et certains passages mettront en difficulté mêmes les fans de jeux de plates-formes les plus hardcore de chez hardcore. Il y a par exemple le passage où vous devez sans arrêt grimper pour atteindre le sommet d'une série de cylindres tournants, dans lequel il est extrêmement facile de mal calculer ses sauts et de se retrouver à devoir tout recommencer à partir du sol. On constate en l'occurrence que les contrôles sont toujours un petit peu trop imprécis et incohérents. Il faut en passer par de nombreux essais infructueux avant de comprendre précisément jusqu'où peut sauter Sackboy et appréhender le comportement physique changeant des cylindres.

2

Maintenant c'est flottant.

Cela dit, tous les bons jeux de plates-formes comportent des passages qui font grincer les dents et où il faut s'y reprendre à plusieurs fois avant de les réussir. LittleBigPlanet sur PSP offre suffisamment de récompenses et de surprises pour vous inciter à continuer à jouer même quand les choses deviennent difficiles. Il y a par ailleurs de nombreux points de sauvegarde et, à la différence de la version PS3, le nombre de fois où vous pouvez vous régénérer à chacun d'eux n'est pas limité. Quand vous mourrez, vous perdez quelques points, mais même si vous tombez à zéro vous n'êtes pas contraint de recommencer le niveau dès le début – ce qui permet de mieux supporter les passages les plus agaçants.

En bref, le côté « Jouer » de LittleBigPlanet sur PSP est tout aussi bon que dans la version PS3. Il est même meilleur sous certains aspects grâces aux contrôles améliorés, à la diminution du nombre de plans et au système de sauvegarde moins sévère. Plus important encore, les environnements dans lesquels vous jouez sont tout aussi beaux, les énigmes tout aussi ingénieuses et le niveau de difficulté tout aussi relevé.

Commentaires

Fermés

  • Chargement