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Les FightSticks et pads Mad Catz Street Fighter IV. Test

Xbox 360 PlayStation 3 Test par Simon Parkin

23 février, 2009

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La manette de jeu peut être la meilleure alliée du passionné de beat-em-up ou son plus redoutable ennemi. Les joueurs peuvent s'attacher autant à leurs manettes qu'à leurs personnages à l'écran, apprenant intimement leur nuances et personnalités propres. Les personnages à l'écran sont la concrétisation du processus de réflexion du joueur, mais le contrôleur en est le vecteur de traduction, la passerelle dont dépend toute l'action.

Si le contrôleur est imparfait, que ce soit de par sa conception ou parce qu'il est défectueux, le jeu s'en trouve massacré, comme tous les joueurs de Rock Band dont le bouton de fret orange se bloque pourront vous le dire. Avec les beat-em-ups, où la précision et la réactivité sont tout, l'importance de la manette de contrôle est encore plus prépondérante. C'est un genre où le contrôleur n'a pas besoin d'être défectueux pour massacrer le jeu. La sensation dans la main, le poids et la masse sur les genoux, la résistance des boutons, de même que la taille et la nature glissante ou non de la boule du stick peuvent faire toute la différence entre la victoire et la défaite et, dans un beat-em-up, la différence entre la victoire et la défaite est la seule qui compte.

2009 est l'année de la renaissance du beat-em-up, concrétisée par le seul Street Fighter IV de Capcom, un jeu qui non seulement ramène au bercail ceux qui ont été rebutés depuis longtemps par la complexité croissante du genre, mais aussi une nouvelle génération de joueurs. C'est l'occasion de surfer sur cet élan, la passion que Capcom a réussi à susciter de nouveau pour sa série vedette étant à la fois inespérée et fabuleuse. Il est donc naturel qu'une série de contrôleurs sous licence, construits en fonction des particularités du jeu, accompagne sa sortie. Et qui, mieux que... Mad Catz, pouvait fabriquer ces périphériques essentiels ?

Traditionnellement Mad Catz était un constructeur de périphériques tiers dont les produits ont toujours visé, pour être poli, l'entrée de gamme du marché. Leurs produits sont ceux qu'achètent les parents pour économiser quelques euros par rapport aux contrôleurs officiels, une économie qui ne compense pas la misère que leurs désagréments imposent aux jeunes joueurs un peu partout. Cependant, en 2008, la firme a pris la décision pertinente de changer de politique, délaissant les produits de troisième zone pour se concentrer sur l'extrémité opposée du marché. Mad Catz s’est donc lancé dans la fabrication des produits coûteux construits avec des éléments de qualité pour les joueurs plus exigeants.

'Les FightSticks et pads Mad Catz Street Fighter IV.' Screenshot 1

Street Fighter IV est sorti depuis vendredi, le choix d’une manette digne du jeu peut parfaitement se justifier.

Les trois périphériques sous licence Street Fighter IV, tous produits en association avec Yoshinori Ono et l'équipe Capcom, correspondent exactement à ce que l'on attend d'un produit Mad Catz. Élégants, stylisés, pesants, et dépourvus d'affreux logos, ils s'intègrent naturellement à l'esthétique de Street Fighter IV. La firme a embauché des passionnés de la manette comme Mark Julio de SD Tekken's pour travailler sur leur design, choisissant minutieusement chaque composant dans le but de battre le leader du marché, le roi de la manette japonais Hori, à son propre jeu.

Nous avons testé ces trois contrôleurs pendant quelques semaines sur la version finale de Street Fighter IV pour vous aider à décider de celui qui vous convient le mieux. Tous les contrôleurs ont été testés dans leurs versions Xbox 360. La seule différence entre les plates-formes est que les manettes de la PlayStation 3 sont sans fil, tandis que celles de la Xbox 360 sont câblées. Autrement, les spécifications des produits sont identiques, seuls les prix différent un peu.

Xbox 360 Arcade FightStick: Tournament Edition (149,99 euros – 139,99 sur PS3)

En 1995 SEGA avait sorti, uniquement au Japon, une manette d'arcade haut de gamme pour la console Saturn qui allait connaître un sort funeste. Cette manette ostentatoire répliquait au détail près tout le panneau de contrôle de la borne d'arcades Japonaise emblématiques de SEGA, l’Astro City. C'était extravagant et inutile, mais visuellement frappant. The FightStick: Tournament Edition adopte une approche tout aussi gonflée, avec un design qui reprend exactement celui du panneau de contrôle de la borne Taito Viewlix. La Viewlix est la borne japonaise officielle de Street Fighter IV et, par conséquent, le FightStick: Tournament Edition permet d'avoir à la maison une expérience qui se rapproche au plus près de celle d'une borne d'arcades. Bien entendu, comme l'indique son prix élevé, elle se positionne pour être la manette d’arcade que les experts et les joueurs professionnels emmèneront dans les tournois : la Rolls-Royce de la manette.

Tous les composants de bornes d'arcade du contrôleur viennent de Sanwa Denshii, composants que l'équipe de Mad Catz a préférés à ceux de l'autre fabricant japonais de composants d'arcades haut de gamme, Seimitsu. Pour ceux que ça intéresse, le stick avec la boule blanche est le modèle JLF-TP-8Y-SK-W, les huit boutons sont des OBSF-30, tandis que les boutons Start et Select plus petits, positionnés derrière le contrôleur pour éviter une mise en pause accidentelle (et disqualificative en tournoi) lors des matchs, sont des OBSF-24.

Le contrôleur est large, épais et lourd, d'un poids de 2,95kg, mais il n'est pas difficile à manier. Au contraire, le cadre de métal et de plastique ABS repose confortablement sur les genoux ou sur une table et ne glisse pratiquement jamais, même dans le feu de l'excitation d'un combat serré. Si vous n'avez jamais joué sur une borne d'arcades japonaise ou une manette d'arcades auparavant, il est probable que vous trouverez le côté flottant du stick un peu bizarre au début, ainsi que ses mouvements un peu ‘angulaires’. Cela dit, les joueurs japonais les plus sérieux, de même que les joueurs occidentaux, préfèrent cette sensation d'un stick un peu lâche, car cela permet des mouvements fluides, choses qui marchent particulièrement bien avec Street Fighter IV et ses fenêtres d'entrée de commandes délibérément généreuses. À l'inverse, les boutons sont solidement fixés sans aucune torsion et sont exactement aussi résistants et réactifs que l'on pouvait l'espérer.

'Les FightSticks et pads Mad Catz Street Fighter IV.' Screenshot 2

La Tournament Edition n'est pas aussi flashy extérieurement que l'Arcade FightStick (voir page 2), mais elle fait plus que compenser cela par ailleurs.

Comme sur ses cousins meilleur marché, les boutons de la manette sont disposés dans le style classique des bornes CPS sur deux rangées parallèles. Les boutons blancs sont configurés pour le gameplay de Street Fighter - coups de poing légers, moyens et puissants sur la rangée du haut, coups de pieds légers, moyens et puissants sur celle du bas. Les boutons sont parfaitement parallèles ce qui permet au joueur de facilement délivrer simultanément un coup de pied et un coup de poing légers pour une projection, un coup de pied et un coup de poing moyens pour une attaque placée, et un coup de pied et un coup de poing puissants pour provoquer l'adversaire. À la droite de chaque rangée de boutons blancs se trouve un bouton noir, qui est configuré par défaut dans Street Fighter IV pour simuler l'appui simultané des trois boutons de coups de poing ou de coups de pied, une manoeuvre qu'il faut effectuer pour déclencher des Ultras et d'autres variations plus puissantes des attaques spéciales dans Street Fighter IV.

Il y a un petit panneau placé à l'écart dans le coin supérieur gauche du contrôleur. Celui-ci contient - et il est idéalement placé - le bouton qui donne accès au Tableau de bord Xbox 360 ou au Home de la PlayStation 3, ainsi qu’ un commutateur à trois positions qui change les fonctions du stick entre pouce gauche, pouce droit et pavé directionnel. Un autre petit commutateur peut désactiver tout ce panneau, de façon à prévenir encore la possibilité d'une mise en pause accidentelle lors d'un match. Enfin, ce même commutateur peut activer le mode turbo, une fonction que l'on peut assigner à n'importe quel bouton du contrôleur et qui signifie que l'on peut maintenir un bouton enfoncé plutôt que taper dessus de façon répétée. Même si les puristes du beat-em-up la considèrent d'un oeil sourcilleux, cette fonction est tout à fait utile si l'on envisage d'utiliser ce contrôleur pour jouer à des shoot-em-ups et jeux du même genre.

Il y à l'arrière du contrôleur un compartiment rétractable pour ranger le câble USB. Comme ce câble fait 3 m c'est un excellent moyen pour le ranger proprement, en particulier pour les joueurs qui envisagent de transporter leurs FightStick avec eux quand ils sortent. Même si certains pourront lui reprocher l'absence d'une fonction sans fil, les problèmes de latence et, bien sûr, le danger d'être à court de batteries à moment crucial ont sans doute fait pencher la balance en faveur d'une configuration par câble.

Il y a peu de reproches à faire à ce contrôleur. Il est, sur presque tous les points importants, supérieur à un produit Hori, avec plus de fonctions et mieux conçu que la plupart de ses rivaux japonais. Le principal problème est son prix. Dès lors que le FightStick: Tournament Edition coûte 149,99 euros (presque cher que la 360 d’entrée de gamme, notez que cette réflexion ne s’applique pas pour la PS3). On se demande aussi pourquoi il est affiché à 10 euros de moins sur la console de Sony dans le catalogue du constructeur (139,99 euros). Ceci dit, c'est un produit destiné à des joueurs pour lesquels l'argent est moins important que la qualité de construction et le choix des composants et, à cet égard, Mad Catz a construit un des meilleurs contrôleurs de cette génération.

Ce périphérique est très demandé (d'autant plus que Seth Killian de Capcom a appelé les joueurs de façon irresponsable à en acheter un sur eBay), il faut donc un peu se battre pour en trouver. Si vous pouvez vous en procurer un, c'est un contrôleur qui vous durera la vie entière, un véritable «bâton de joie» dans tous les sens du terme si l'on traduit littéralement le mot anglais joystick».

10/10

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luffy
23/02/09 @ 17:42
#1
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Je suis meilleur au pad qu'au stick (génération snes oblige), donc un pad pour moi s'iouplait :)
G2LOQ
24/02/09 @ 07:16
#2
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Bien, bien cet article! Mais des produits durs à trouver... :/
Zorglub
24/02/09 @ 09:38
#3
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Yep c'est dommage, je pense que Mad Catz n'a pas forcément anticipé le succès du jeu...

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