Monkey Island 2 : LeChuck's Revenge Special Edition

La boucle est bouclée

Combien de Monkey Island ? Quatre il me semble ; le premier, Secret of Monkey Island, qui a déjà bénéficié d'une édition spéciale et que nous avons déjà testé, celui qui nous intéresse aujourd'hui et Curse of MI et Escape from MI. Mais n'attendez pas que nous vous parlions des deux autres volets : ce ne sont pas simplement de mauvais jeux, ils ont trahi l'esprit et le sens des deux premiers titres inventés par l'esprit malicieux de Ron Gilbert. Monkey 2 clôt cette histoire. Mieux : ça lui donne un sens tout particulier qu'il était impossible de trouver après avoir fini Secret of Monkey Island.

Le Monkey Island original était déjà extrêmement drôle. On aurait pu craindre qu'après une vingtaine d'années, le titre ait vieilli. Il n'en est rien. Évidemment, cette nouvelle version, plus belle – attirante comme une ancienne maitresse dont on se réjouit qu'elle n'ait pas pris un trop gros coup de vieux après s'être perdu de vu durant des années – cette nouvelle mouture donc, y est pour beaucoup. Je me voyais effectivement mal replonger dans des graphismes 320 / 240. Si on me demandait d'opter pour un jeu sur l'île déserte, ce serait Monkey 1, Secret of Monkey Island, celui par qui tout commence. Mais je serais frustré. En fait, je considère MI1 et MI2 comme le même jeu. Le titre d'aujourd'hui est tout simplement la clé pour comprendre le premier opus. Donc, si vous vous êtes procuré le premier volet, l'achat du second est indispensable.

Mais attention, Ron Gilbert et ses potes ne nous livrent pas une explication limpide et péremptoire du sujet. C'est le plus grand mystère qui entoure un jeu vidéo. Le trésor de Big Whoop, si convoité par Guybrush Treepwood, le héros du jeu, est-il la jeunesse qui se désagrège ? J'en suis personnellement persuadé et je ferais prochainement un dossier sur le sujet. Gilbert n'a jamais voulu confirmer cette théorie. Et vu de l'extérieur, en regardant les images qui illustrent cet article, force est de constater que ça ressemble en tout point à n'importe quel autre jeu d'aventure, sans message caché. Mais c'est sans doute grâce à cette ambigüité que vingt ans après, on garde un souvenir plus qu'ému des aventures de Treepwood.

1

On aura l'explication de cette inconfortable situation à la fin.

2

Une suite est toujours l'occasion de retrouver de vieilles connaissances.

Cette suite commence par un flash forward, presque par la fin, quelques instants avant que l'histoire ne s'achève. Guybrush est suspendu à une liane au-dessus d'un gouffre qu'on imagine profond ; dans une de ses mains, un coffre, lourd. Le voici coincé. Élaine, l'héroïne, arrive cependant à ce moment et lui demande comment il s'est retrouvé dans cette situation. Il répond que c'est un peu compliqué. Et on comprend que c'est toute l'histoire du jeu que Guybrush va expliquer.

Cette aventure commence sur l'île de Scabb Island. Dans la première partie, Guybrush devra mettre hors d'état de nuire une petite frappe locale qui fait la loi, terrorisant tout le monde. Après que les choses soient rentrées dans l'ordre, notre héros discutera longuement avec un cartographe qui pensera pouvoir reconstituer la carte de l'emplacement du trésor de Big Whoop. Problème : elle est en quatre morceaux ! La recherche de ces morceaux constituera une bonne moitié du jeu. Depuis 20 ans, je vous avouerai que quelques détails du jeu m'avaient échappé et c'est avec un grand plaisir que j'ai retrouvé cette histoire intacte, avec des personnages toujours aussi attachants, des situations rocambolesques. C'est l'occasion de redécouvrir une scène absolument mythique du jeu vidéo. La danse des squelettes. Inutile de trop vous en dire sur tous les rebondissements de ce titre. Sachez simplement que c'est un must-have absolu. Maintenant, voyons les nouveautés de cette version ; oui, ce n'est pas parce qu'on remixe un jeu vieux de vingt ans qu'on ne peut pas le saupoudrer de quelques nouvelles bricoles.

Monkey Island 2 : Special Edition

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