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MotorStorm: Pacific Rift Test

PlayStation 3 Test par Tom Bramwell

10 novembre, 2008

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Malgré tout, ces moments d'inspiration sont au final fugaces. La descente de collines bosselées de Caldera Ridge est unique, malgré son potentiel évident, et la majorité des courses tentent de faire fonctionner ensemble trop des nombreux instruments du jeu, ce qui se traduit par beaucoup de bruit et de confusion. De même, trop de pistes vous contraignent à des escalades avec un manque général de vitesse, tandis que certaines proposent trop de chemins alternatifs jusqu'à vous perdre complètement. Par ailleurs, même si les motos et les buggies sont presque toujours superbes, d'autres classes de véhicules sont plus faibles ou toujours trop ressemblantes entre elles : les semi-remorques sont trop pesants, les voitures de rallye possèdent beaucoup des faiblesses des buggies mais des avantages qui devraient les compenser, et le pilotage banal des «mudpluggers» (4x4 destinés aux courses dans la boue) est encore moins folichon que leur nom. Les monster trucks sont surtout intéressants quand ils sont gérés par l'IA, qui les utilise pour vous tamponner et vous intimider, mais manquent trop souvent d’équilibre et d’adhérence quand vous êtes au volant. Les événements vous contraignent à utiliser tous les véhicules à un certain moment – une décision prise sans aucun doute pour vous montrer l'étendue du jeu, mais qui tombe parfois à plat quand le choix doit se faire entre l'ennuyeux et l'obsolète.

Parmi les courses traditionnelles à 16 véhicules il y a aussi les événements Eliminator et Speed, que l'on doit débloquer en évitant les crashs ou en finissant la course précédente dans une certaine limite de temps. Eliminator, où la voiture en dernière position est éliminée toutes les 15 secondes, est bien fait mais sans réel intérêt, et Speed, où il faut passer des checkpoints indiqués par des torches, est en fin de compte énervant, car le jeu ne vous montre que le prochain checkpoint plutôt que de vous permettre d’anticiper les deux à venir. Comme l'adhérence est tellement essentielle et la vitesse une nécessité évidente, il vous faut généralement plusieurs tentatives pour mémoriser le chemin avant de pouvoir vous orienter correctement à chaque fois et essayer d'arriver à la fin avant épuisement du temps.

Visuellement, Pacific Rift s'avère meilleur que ne le laissaient prévoir les versions destinées à la presse et les bandes-annonces, car les conditions d'éclairage, qui changent en fonction de l'heure du jour, et les graphismes de la perspective et de l'horizon compensent la désagréable impression laissée par quelques textures épouvantables des éléments proches ou à mi-distance.

Les défauts ennuyeux du premier jeu ont également été tous éliminés : nous ne nous sommes plantés qu'une seule fois dans tout le jeu lors d'un changement de terrain, alors que l'original vous laissait souvent à l'abandon dans ce domaine. Les temps de chargement négligeables pour le sélectionneur de véhicules simplifié et le redémarrage quasi instantané à partir du menu «pause» sont aussi des ajouts des plus bienvenus, même s'il faut au début un certain temps pour charger les circuits, et il y a en ligne un système de classement, une meilleure mise en place des matchs et très peu de lags notables à signaler, tandis que la course promise sur écran partagé sacrifie moins de détails que l'on aurait pu s'y attendre, même avec quatre joueurs. Le débit descend rarement en dessous des 30 images par seconde au cours des 10 heures qu'il faut pour atteindre les derniers niveaux de Festival.

'MotorStorm: Pacific Rift' Screenshot 2

Il y a 50 Trophées à débloquer et, même si beaucoup sont sans surprise, certains sont excellents, dont un qui demande d'exécuter des tonneaux.

Cela dit, la qualité inégale des circuits de Pacific Rift et des véhicules gâchent l'ensemble et d'autres problèmes viennent se mêler à ces défauts. Il est bien trop facile de gagner pendant la première moitié de Festival et, quand la difficulté augmente vraiment au moment où vous atteignez les niveaux cinq et six, vous n'avez pratiquement droit à aucune erreur si vous voulez terminer dans les trois premières places. Vous êtes d'ailleurs d'autant plus furieux de ne pas réussir que vous ne pouvez pratiquement pas le prévoir – comme par exemple quand un camion énorme surgit à une vitesse improbable alors que vous rejoignez la route principale. Il faut donc se satisfaire de progresser sans obtenir de médailles d'or pour s'éviter une frustration enrageante et, bien que le système d'expérience débloque des événements même si l'on obtient pas la médaille la plus brillante, le challenge de la progression de niveau ne devient vraiment excitant que quand Festival touche à sa fin, et à ce moment-là l'impression inverse de répétition et d'énervement aura presque totalement étouffé les moments de vrais divertissements que promettent par intermittence les premières heures d'une progression facile.

Les moments où MotorStorm: Pacific Rift propose ce qu'il a de mieux, sont ceux où il faut batailler pour piloter une moto fragile ou un buggy au milieu de la tempête dévastatrice de ses concurrents. Côté pistes, environ la moitié de ses 16 circuits sont intelligents, difficiles et mémorables, du moins par éclairs, et ils conviennent mieux à l'excellent mode de multijoueurs qu'à la campagne décousue. Dans celle-ci, on consacre trop de temps à batailler pour des médailles de second rang à la recherche d'un rythme insaisissable, ou à maudire une IA toute-puissante et jurer face à des catastrophes imprévisibles. Au final, le résultat du match entre les bons moments enthousiasmants mais rares du jeu et ses faiblesses énervantes est trop près d'un match nul pour que celui-ci soit au niveau de la réussite sous-estimée du premier jeu.

7/10

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Tchiko
11/11/08 @ 10:48
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"Boueux..."

Il manque un Z.
UnluckyKate
11/11/08 @ 18:41
#2
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Du peu que j'ai testé, c'est du Motorstorm comme j'aime. C'est ce qu'aurait du être le jeu en sortant avec la PS3 il y a deux ans. Aujourd'hui, c'est le minimum qu'on peut attendre d'un jeu, mais les sensations offerte par le concept sont intactes: c'est brutal, primitif, violent et rapide. Les circuits ont gagné en folie (plus de contrastes, plus de dénivelés, plus de gouffres, de falaises, de crevasses, de rampes...) et l'IA reste au top, ce qui rend le jeu difficile donc intéressant et long. Bref, la même mais en mieux, les fans vont adorer, les autres peuvent s'y essayer. Moi j'y retourne.

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