Test - Naruto : Clash of Ninja Revolution 2 European Version

Wiimote ninja.

Après une version PlayStation 3 assez extraordinaire et un deuxième opus très convainquant sur Xbox 360, c’est avec un regard plutôt mitigé que j’observe sur mon bureau la boîte du dernier Naruto sur Wii. Mes yeux injectés de HD risquent d’en prendre un coup et mes oreilles aussi puisque, si ma mémoire est bonne, le premier Naruto sur Wii en «European Version» avait laissé son accent japonais à de l’espace Schengen. Cette fois, Nintendo et Tomy ont peut être rectifié le tir ? Pour ça, il n’y a qu’un seul moyen de le savoir. C’est d’allumer ma Wii.

Naruto oblige, le jeu ne pouvait que démarrer sur une intro tout en anime. Allez hop ! Un bon point d’entrée pour Naruto, surtout que l’animation est d’une très bonne qualité. Elle égale les opening bien dynamique de la série animée. Une fois celle-ci terminée, je peux entrer dans le vif du sujet. Houlà, ça commence à se gâter. Les menus sont d’une sobriété plutôt austère. Les différentes rubriques sont présentées par Sakura assise sur un petit banc rouge. Notre apprentie speakerine malgré un sourire poli et le regard un peu vide me donne l’impression d’attendre un bus… qui n’arrive malheureusement jamais. La pauvre petite… Histoire de mettre un terme à son calvaire, je m’engouffre dans le mode histoire.

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Sorte de MI6 version ninja, les Anbu constituent une faction secrète dans chaque village caché. Ceux de Konoha ont vraiment fier allure.

Après un matraquage intensif télévisuel, en DVD et dans une foule de jeux vidéo au scénario quasi identique, il est difficile de ne pas connaître l’histoire de Naruto sur le bout des doigts. Une fois n’est pas coutume, l’équipe en charge de cette nouvelle version a eu la bonne idée de nous pondre une petite histoire inédite dont la vedette ne serait non pas Naruto (si si, en fait un peu quand même) mais les Anbu.

Les Anbu !? Quoi qu’est-ce ? Dans l’univers de Naruto, ce sont les membres de petites unités spéciales de ninjas agissant dans l’ombre (normal pour des ninjas) pour remplir des missions ultra secrètes à haut risque. En gros, il s’agit de la crème de la crème de chaque village caché. Ils sont identifiables à leurs masques blancs en forme de têtes d’animaux et rehaussés de rouge. Kakashi, le professeur du groupe de Naruto est d’ailleurs un ancien Anbu, c’est vous dire le niveau de ces derniers.

Bon maintenant que les présentations sont faites avec les Anbu, passons à l’histoire. Une nouvelle fois, le village caché de Konoha est attaqué, ou plutôt il est témoin de manifestations plutôt étranges. Certains de ses habitants sont soudains pris d’envies dévastatrices. Tout en étant conscients, ils attaquent violemment les autres habitants du village. Naruto n’étant évidement pas touché par ce mal ne trouvera pas de meilleur moyen que de mettre une rouste à qui serait dans cet état histoire de le réveiller. D’habitude, un bon coup de poing ça endort. Eh bien non, ici c’est pour les réveiller… drôle de méthode, même si on est là pour en découdre. C’est ainsi que l’on découvre tour à tour tout les apprentis ninja qui entourent Naruto dans ses aventures, histoire d’allonger au maximum le scénario et de n’oublier personne. C’est en tout plus d’une trentaine de personnages que l’on rencontre au final, qu’ils soient amis ou ennemis.

Comme dans tous les scénarios parallèles au manga conçu pour l’anime, des personnages originaux font leur apparition. On notera surtout un glacial duo d’ennemis et quelques Anbu inconnus au bataillon. Malgré un design fort sympathique et un fin mélange de techniques mixées entres les personnages originaux et des ninjustu plus classiques. Ces derniers n’apportent finalement pas grand-chose à l’univers de Naruto. Une fois le mode histoire fini et ces persos supplémentaires débloqués, ce ne sont pas vers eux que l’on se tournera d’instinct lors des joutes entre potes en mode versus. D’autres têtes connues qui n’avaient pas eu la chance d’apparaître sur la liste des combattants du premier opus sont maintenant jouables comme Asuma, Kurenai, Anko ou Baki l’alter ego de Kakashi dans le village caché du sable. En tout c’est une quinzaine de personnages qui s’ajoutent aux 20 présents précédemment, ce qui n’est pas négligeable.

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La très sexy Kurenai fait maintenant partie des persos jouables. Malgré ses techniques soporifiques, elle a du mal à rivaliser avec les autres filles du jeu.

Techniquement, le jeu n’a pas beaucoup évolué. En somme, il est un peu plus «tout». Un peu plus joli, rapide, technique, etc. Mais il n’y a pas de fossé béant entre celui-ci et celui d’il y a un an. Pour ceux qui ont parcouru en long, en large et en travers les versions Wii et GameCube, les réflexes de jeu reviennent très rapidement. Le pad classique ou la bonne vielle manette GameCube reste des valeurs sûres face à la Wiimote combiné au Nunchuk, après à chacun son style de jeu. Au final on se retrouve face a une sorte d’add-on boosté aux protagonistes de Naruto. Les musiques viennent aussi pour la plupart des anciennes versions du jeu et une fois de plus (je n’arrêterai jamais de râler de coté là) le jeu est certes en français dans le texte mais ne propose une fois de plus que de pathétiques voix anglaises et pas convaincantes pour un sous. Il ne faut pas oublier qu’au Japon le doublage est une forme artistique reconnue et non pas un job alimentaire de seconde zone pour acteur en manque de scripts.

Doublant quasiment le nombre de personnages depuis le premier opus, il est plutôt plaisant de retrouver Naruto au coeur de ce petit scénario inédit mettant en avant les mystérieux Anbu. Si c’est un titre qui s’avère indispensable à tous les fans du petit ninja orange, les autres devront peu être attendre un titre plus consistant, même s’ils ne sont pas légion au royaume des jeux de baston sur la console de Nintendo.

7 / 10

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