Test - Naruto : Ultimate Ninja Storm

HD no Jutsu.

Aussi étrange que cela puisse paraître, Naruto : Ultimate Ninja Storm est seulement la troisième série manga/anime à être adapté sur Playstation 3, qui rappelons le, est une console japonaise. Après un superbe Dragon Ball Z Burst Limit au casting très minimaliste et deux épisodes de Gundam sympathiques mais pas inoubliables, c’est au tour de Naruto de passer l’examen des Chuunin façon nextgen sur PS3 après une quarantaine de versions toutes consoles confondues. Il débarque ici avec toute sa bande de Genin dans une toute nouvelle mouture. Difficile de passer à coté de cette version (ou de sa concurrente sur 360) en cette fin d’année, reste cependant à savoir si le petit ninja passera Noël ou s’il se retrouvera à la revente dès le lendemain sur le marché de l’occaz ?

Cyber Connect 2, le développeur japonais attitré de Sony sur la série des Naruto voulait frapper un grand coup avec Ultimate Ninja Storm, d’autant que Naruto est certainement la plus grosse licence du studio nippon. Si l’édition PS2 déclinée en 3 volets complétait presque le très grand casting de la première partie de la série manga/anime en apportant son lot d’innovations, cette version PS3 repart de zéro. Le challenge est de taille puisque c’est une sortie quasi mondiale qui nous est proposée. Il n’est plus nécessaire de se ruer sur de l’import sauvage ou d’attendre des années pour avoir une adaptation dans la langue de Kana, et c’est tant mieux. Si la PS3 avait été zonée, cette version ne serait peut-être pas arrivée aussi vite chez nous.

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La démo disponible sur le PSN depuis quelques mois m’avait vraiment emballé. Seul Naruto et Kakashi y étaient jouables, mais après plusieurs combats, un premier verdict était tombé. Vraiment terrible ! Et une fois le disque en main (enfin… dans la PS3) la fraîcheur des premiers combats est restée intacte. Il y a deux manières d’aborder les jeux de baston. Façon 2D, où les adversaires évoluent sur un même plan, et en 3D où les joueurs peuvent se tourner autours (ce qui change radicalement la manière de jouer). Naruto est en 3D intégrale, il perd donc le principe 2.5D sur plusieurs plans des versions «Ultimate Ninja» sur PS2. Et contrairement aux jeux de combats 3D de proximité (comme un Tekken), il se joue soit au corps à corps, soit de loin, shurikens en main.

Jusque là rien d’extraordinaire me direz vous, les derniers DBZ fonctionnaient sur le même principe… sans les shurikens. Sauf qu’ici, tout est correctement géré. On se retrouve rarement à l’ouest en train de chercher son adversaire. Telle une spirale, les combats tournent dans tout les sens, mais restent assez lisibles. Il est même possible d’éjecter son adversaire sur les murs et parois rocheuses pour continuer à en découdre à la verticale. Du grand art chez les ninjas.

Le jeu est speed et nerveux (à l’image de la série quand ils arrêtent de parler), on a une excellente sensation de vitesse et les enchaînements complexes sont très bien restitués, tout en restant simples à réaliser. Varier la cadence et les directions d’attaque suffit à lancer des combos visuellement impressionnants et variés. Le seul souci dans cette déferlante d’attaques ou le joueur est en partie spectateur, est justement le fait d’enchaîner sans relâche dans tout les sens sans réelle maîtrise des mouvements. Naruto joue la carte du joli combo/facile à un bouton. On est bien loin de la complexité d’exécution d’un Virtua Fighter.

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En fait, il y a un bouton pour chaque action simple : frapper, sauter, envoyer un projectile, activer ses attaques spéciales, projeter son adversaire et se protéger. Le bouton de protection (L2 ou R2) permet aussi de réapparaître derrière son vis-à-vis si le timing d’exécution est respecté. Mais les pseudos gâchettes de la manette PS3 sont assez incompatibles avec un timing précis, ce qui handicape un peu. L’ordinateur, lui, ne s’en prive pas. Si les sticks servent à se déplacer, la croix classique du pad active un des quatre objets utilisables parmi tous les accessoires typiques du monde de Naruto. Des strikers bien pratiques en plein rush viennent prêter main forte avec des techniques spéciales ou des pièges en tous genres.

Naruto : Ultimate Ninja Storm propose trois modes de jeu. En plus des traditionnels «Versus» et «Options» c’est «Missions Ultime» qui se démarque dans cette nouvelle formule. Une fois que vous aurez opté pour ce mode, Konoha le village caché de Naruto ouvrira ses portes dans sa totalité – il n’y a donc pas de zones à débloquer. Vous pourrez y rencontrer tout ses habitants, visiter ses magasins et surtout croiser toutes les têtes d’affiche du manga. Quand vous êtes en ville, deux options sont proposées. Il y a des missions liées au mode histoire - classées de D à S, mais vous pourrez aussi parcourir Konoha pour faire le plein d’argent, de rouleaux secrets et rencontrer des personnages.

Les missions se découpent en quatre catégories distinctes, il y a le combat, grimper aux arbres, les poursuites en forêts et les affrontements titanesques contre les invocations comme Gamabunta, Shukaku ou Manda. Cette dernière option est clairement l’une des grosses innovations du jeu. Il faut y combattre un adversaire géant sous certaines conditions. Cela mélange combat classique et Quick Time Event. Ces affrontements sont d’ailleurs assez périlleux - surtout lorsqu’ils sont débloqués en mode trois étoiles. A lui seul, le mode Mission Ultime représente une bonne trentaine d’heures de jeux.

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