Nier

Belle histoire mais...

Maintenant que le rouleau compresseur Final Fantasy XIII a tout écrasé sur son passage, ne laissant que peu de chance à ses concurrents directs voguant sur les eaux houleuses du RPG d’action, d’autres titres exploitant les codes du même genre peuvent enfin sortir et montrer le bout de leur nez. C’est le cas de Nier, la nouvelle licence de Square Enix développé par Cavia à qui l’on doit notamment des titres plus anciens comme les deux « Drakengard » ou les « Naruto Uzumaki Chronicles » sur PS2.

Les premiers pas dans le monde de Nier sont plutôt troublants, voire hésitants. Après une vidéo d’introduction qui part dans absolument tout les sens, ponctué de termes aussi fleuris que les propos d’Eric Cartman dans ses bons jours, nous voici aux commandes d’un homme nommé Nier. Le visage blême et creusé par la fatigue, celui-ci est arrivé au bout de ses limites et ne tient que par la volonté de guérir sa fille d’une mystérieuse maladie qui la ronge. L’action débute dans le futur glacial d'une mégapole grise, hanté par des immeubles enneigés.

Pour parfaire le tableau, une horde de monstres belliqueux traque nos héros. Muni d’un esprit fort de père protecteur, celui-ci affronte sans relâche ses agresseurs. Au cours de l’assaut, Nier est mis a terre et n’a d’autre choix que de pactiser avec le grimoire Weiss (un livre parlant) qui lui promet de sauver sa fille qui est en danger.

Commence alors une phase de didactiel qui nous apprend les bases du combat (esquive, parade) avec comme arme de départ un long tuyau métallique, que Nier manie comme une épée a deux mains. On sent immédiatement que le jeu n’a pas les qualités d’un Devil May Cry et consorts, mais il n’en a pas la prétention non plus.

1312 ans plus tard...

Son autre atout est le grimoire qui devient malgré lui son meilleur allié. Ce dernier est garni de sorts très efficaces faisant apparaître tour à tour des poings géants ou des lames tranchantes de toutes sortes. Dans un déluge de combos, Nier passe une trentaine de niveaux en l’espace de 10 minutes, ce qui laisserait rêveur n’importe quel rôliste en quête de puissance.

Une fois le combat achevé, nous voici automatiquement propulsés 1312 ans plus tard dans un univers en décalage total avec les premières minutes de jeu. Nous y retrouvons Nier mais bien différent. Relooké pour l’occasion en guerrier massif d’héroic fantasy avec une épée dans le dos, Nier n’a pas gardé les caractéristiques débloquées quelques minutes plus tôt. Nier 2.0 a lui aussi une fille nommée Yonah, atteinte de la même nécrose runique, et bien sûr toute deux sont physiquement identiques.

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Si le décor a changé, l’objectif reste le même, sauver Yonah de cette terrible maladie couvrant le corps de symboles runiques avant de donner la mort. Une fois dehors, il est fort agréable de remarquer que dans ce futur, la nature a repris ses droits, créant pour l’occasion un univers typique de jeu de rôle teinté de tout un tas de vestiges du passé, tel des ponts suspendus a moitié détruit ou des zones industrielles rongées par la rouille. Le seul lien réel avec le passé est la grande bibliothèque du village, remplie d’ouvrages laissés par les anciens, mais indéchiffrables pour la plupart des habitants. Côté ambiance, certains plans et certaines lumières ne sont pas sans rappeler des jeux comme Ico ou Shadow of colosus.

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